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Pensées 8
1/4/2017 18:12:50 (308 lectures)

Pensées 8

8

Laisser derrière moi un livre qui nous parle de « nous » ; un ouvrage qui nous parle de nous autres « Hommes » avec un grand « H ». J'y ai souvent pensé, j'en ai souvent rêvé. Celui qui a vécu a un avantage sur ceux qui vont vivre, celui qui a vécu certaines choses a un avantage sur ceux qui vont vivre ces mêmes choses ou d'autres, analogues : il a pu se fourvoyer, il peut donc prévenir les autres qu'il est possible de se perdre en certains chemins. N'est-ce pas ce que fait, à sa façon, saint Augustin, déjà, en ses Confessions ?

La démarche est donc tentante. Par ailleurs, on y trouve à se rassurer : au moins aura-t-on servi à quelque chose, au moins aura-t-on été utile. On y trouve aussi à croire qu'on pourra servir encore à d'autres par-delà sa propre existence.

Oui, mais, laisser quoi ?

Laisser, par exemple, cette idée que quantité d'entre nous passent leur temps à se sentir tenus par certaines « obligations » sans se rendre compte, le plus souvent, qu'elles n'en sont, véritablement, que pour autant qu'ils les laissent s'imposer à eux : obligation d'aller ici et là fêter les anniversaires des uns et des autres au point de ne plus avoir de week end à soi, obligation d'aller à l'enterrement de Untel ou Unetelle pour « rendre la pareille », et que sais-je encore...

Laisser, aussi, cette idée que nombre d'entre nous se rendent malades en réalisant que telle et telle propositions faites à autrui ne sont pas suivies d'effet et restent « comme » lettre morte : ainsi du consultant qui fait des préconisations et se désespère de voir que le décideur ne les suit pas, ainsi du conseiller qui conseille son client pour finir par réaliser que ce dernier ne tient pas compte des conseils en question et n'en fait qu'à sa tête,... Les exemples sont nombreux où nous souhaiterions qu'autrui fasse usage de sa liberté tel que nous le souhaitons et où nous observons que tel n'est pas le cas : ainsi nous désespérons-nous à l'idée qu'un certain usage soit fait par les autres de leur liberté, là où nous préférerions de loin qu'ils en usent en fonction de ce que nous voudrions leur dicter.

Laisser, encore, cette idée qu'il est possible de se rendre malheureux à force d'essayer d'être heureux en tentant constamment d'aller ailleurs que là où nous sommes pour y vivre autre chose que ce que nous vivons : c'est celui/celle qui cherche un autre emploi pour y être mieux, qui cherche un autre compagnon/une autre compagne pour respirer mieux, qui cherche un jour du silence pour éviter le bruit des enfants puis...qui cherche, un autre jour, le bruit d'enfants pour tromper au moins un moment ce silence assourdissant de l'ennui qui, parfois, pèse sur nos vies.

Oui, mais, faut-il songer à écrire un « traité », ou un « manuel » pour éviter à ceux qui nous suivront de tomber dans les mêmes ornières que nous ? Faut-il délivrer la vérité par avance pour que nul n'ait à rencontrer l'erreur ? Est-il à tous les coups pertinent de lister les fautes à ne pas commettre pour éviter à d'autres de les faire ?

Ou bien,...ne vaut-il pas mieux, au lieu de tout cela, dresser comme le fit Anicet Le Pors un « éloge de l'échec » et célébrer les ornières, les erreurs, les fautes qui, à bien y réfléchir, nous apportent finalement bien plus que les chemins lisses, les vérités, les bonnes attitudes ?

La tentation est grande de s'ériger en conseiller, de vouloir travailler à une société parfaite pour demain : une société où il n'y aurait plus ni chute, ni erreur, ni faute, ni échec. Resterait à se demander, avec Alain-Gérard Slama et quelques autres, si une société sans imperfections, sans risque de chute, d'erreur, de faute, d'échec serait véritablement une société parfaite. Rien n'est moins sûr...

En une telle société, il n'y aurait plus à apprendre puisque tout serait déjà su. Il n'y aurait plus à tenter de se relever puisqu'il n'y aurait plus de chute possible. Il n'y aurait plus de plaisir, non plus, à tenter de réussir, à tenter d'éviter l'échec, puisqu'il n'y aurait plus d'échec. Tout y serait parfait. Il y manquerait juste une chose : la possibilité de prendre du plaisir à se relever après être tombé, à surmonter l'échec pour trouver un peu de réussite au bout du chemin. Bref, il y manquerait juste le plaisir d'y vivre en se sentant croître.

Nul doute, dès lors, qu'il vaille mieux laisser là l'idée de travailler, par nos conseils, à l'élaboration d'une telle société. Qu'on se rassure, toutefois : une telle société, « parfaite », n'est pas pour tout de suite...


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