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Pensées 3
12/2/2017 19:26:52 (322 lectures)

Pensées 3

3

Écrire, encore et encore. Un des sujets qui m'attire : comment trouver un minimum de satisfaction, ici-bas, avant de partir ? La question n'est pas triste, elle est réaliste. Sauf à être croyant, ce que je ne suis pas, il paraît difficile de viser au-delà de la présente vie. Je me cantonne donc à ses limites, ne sachant guère, par ailleurs, où a été posée la dernière limite. Mais qui le sait ?

En attendant,...ne pas attendre : surtout ne pas attendre de vivre, surtout ne pas remettre à plus tard, dans un temps futur où il ne nous sera peut-être guère donné d'être. Vivre, en profiter, écrire si cela fait plaisir, lire si cela fait plaisir et cueillir ces instants d'autant plus précieux qu'ils ne seront pas toujours : manger avec une amie en discutant de la vie, aimer, admirer cette vivacité des enfants pleins de vie, profiter intensément de ces dernières années avec ces proches déjà bien âgés, écouter un ami et apprécier de le savoir vibrer à travers quelque passion, aimer notre compagne, notre compagnon,...

Parce qu'ils ne seront pas toujours, ces instants sont précieux : se rendre compte de cela, dès maintenant, au lieu de tomber de sa chaise en se rendant compte, trop tard, que ces moments privilégiés étaient là, sous nos yeux, sans que nous ne nous en soyons rendu compte.

L'écriture peut donc, aussi, participer de cela : prendre le temps de poser telle prise de conscience de ce qui compte, de ceux qui comptent et sont toujours là, au minimum en pensée, pour que nous nous sentions si bien.

Nul ne sachant quand aura lieu le grand départ, peu s'y préparent. Mais, est-il vraiment possible de s'y préparer ? On se prépare à ce qu'on va avoir à vivre. On essaye, en tous cas. Mais, lorsqu'il ne s'agit pas de ce qu'on va avoir à vivre ? Lorsqu'il s'agit de ce qu'on n'aura plus à vivre ? Et lorsqu'il n'y aura plus même ce « on », ce « je », ce « moi » ? A quoi bon se préparer à ce qu'on n'aura pas à vivre, au fait de ne plus vivre, au fait de n'être plus ?

Mon père, qui aurait mérité plus que moi d'être dit philosophe, me déclarait il y a peu, du haut de ses quatre-vingt cinq ans passés et sourire en coin : « J'espère qu'un de ces jours je me réveillerai mort. »...

Peut-être est-ce là ce qui compte le plus : l'humour comme moyen de survie face à ce pire auquel nul ne paraît pouvoir, véritablement, se préparer. Plaisanter à deux, ou davantage, tant qu'il en est encore temps. Rigoler un bon coup. Apprécier ce moment de présence mutuelle l'un à l'autre.

Apprécier la vie, donc, en mesurant à sa possible disparition l'importance qui est la sienne, l'importance qu'on peut vouloir lui donner. Regarder l'autre, à l'aune de sa possible disparition et goûter intensément, par contre coup, sa présence singulière, unique, irremplaçable.

Garder le sourire. Être philosophe : ce serait donc cela ? Il ne s'agirait plus de traiter un sujet de philosophie comme si être philosophe pouvait se résumer à « traiter un sujet », à « poser une problématique », à faire une « introduction », un « développement » et une « conclusion ». Il s'agirait, bien plutôt, d'exercices pratiques, d'exercices de pensée : voir l'autre et l'apprécier à la lueur, fragile, de sa possible disparition en un instant.

La vie n'est pas « introduction, développement, conclusion ». Nous y advenons sans avoir demandé quoi que ce soit : pour le demander il aurait fallu être, déjà, avant que d'advenir, ce qui paraît bien impossible. Nulle « introduction ». Nous sommes « jetés » à cette vie : un « je » se construit peu à peu, prend conscience de la contingence radicale à l'origine de son surgissement.

Nulle introduction, mais un « développement », fonction de soi pour partie quand ce « soi », sous forme de « moi », s'apparaît comme doté de possibles pouvoirs, fonction de quantité d'autres paramètres qui sont parfois des appuis et des leviers, parfois des obstacles et des murs infranchissables.

La « conclusion », elle,chacun sait assez rapidement ce qu'elle est, en substance, pour tous. Hormis ceux qui la provoquent, nul ne sait toutefois à quel stade de développement elle peut intervenir. Son lien étroit avec l'introduction, où elle était déjà, est connu.


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