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Pensées 2
12/2/2017 13:48:55 (354 lectures)

Pensées 2

2

Écrire. Combien sont-ils à le faire ? Ils ouvrent leur petit carnet, leur petit « journal de bord » et y consignent ce qu'ils ont fait, ce qui s'est passé, ce qui s'est dit. Il font entrer dans l'élément du récit ce qui, sinon, serait parti avec le vent, ce dont il resterait peut-être tout juste une trace neuronale. Ils s'emparent donc de cette trace encore présente dans le présent, déjà présente dans un passé récent, puis s'emploient à faire vivre encore, à mettre encore en mouvement ce qui n'est plus si ce n'est sous de nouvelles formes. Ils sont des animateurs, des réanimateurs. Ils remettent en mouvement ce qui l'était, revivent en pensée ce qui fut, au fur et à mesure du déploiement des mots, des phrases, des paragraphes, en cet instant d'écriture.

Les visées sont très certainement diverses : laisser quelques traces pour y revenir, laisser quelque chose derrière soi par-delà soi pour être encore quand on ne sera plus, tenter de se dépêtrer d'un événement en en parlant encore pour ne plus avoir à en parler si cela est jamais possible, et que sais-je encore. Probablement n'écrirait-on pas si ce n'était pour répondre, ce faisant, soit à un besoin, soit à une aspiration, parfois aux deux lorsque l'un et l'autre ne diffèrent que par la perspective à partir de laquelle on les aborde.

Écrivant, on donne du sens. On ne se contente pas de livrer le monde, tel qu'il est, par les mots. Le pourrait-on, d'ailleurs ? L'approche du monde par les mots n'est, somme toute, qu'une approche parmi d'autres. Nombreux sont également ceux qui se contentent de l'observer, de le contempler, de le voir dérouler devant eux ce qu'il est. Faire le choix des mots, c'est s'immiscer dans ce monde pour tenter, en assumant sa propre subjectivité, de se confronter à cette objectivité massive, pour l'interpréter : c'est dire, très souvent, autant sur soi que sur le monde en question. Tout faire pour ne pas parler de soi serait encore une façon de se rapporter à soi, qui parle sur ce soi.

Refuge de l'écriture. Laisser de côté les grands, empêtrés dans de petites affaires qui ne peuvent que choquer la plupart, laisser de côté les petits qui font l'audience en provoquant de grandes tempêtes dans de minuscules verres d'eau. S'asseoir à son bureau et observer le monde, vu de ce bureau, tel qu'il va.

Commencer par observer que ce tranquille refuge, ce havre de paix n'existe pas partout, loin de là. Aurons-nous la droite ? La gauche ? L'extrême droite ? L'extrême gauche ? La question est plus vaste : ce havre de paix pourra-t-il perdurer encore pour nous et les générations à venir ? L'essentiel sera-t-il maintenu ? Pourrons-nous, comme aujourd'hui, prendre le stylo, écrire au calme et sans crainte particulière, pour se réjouir, pour partager, pour dénoncer, pour poser son aspiration à mieux encore ? Ce sans quoi tout cela ne serait pas possible demeurera-t-il ? Ou bien risque-t-on de sentir le tapis, sur lequel reposent nos pieds, retiré d'un coup sec et brutal ?

Nous sommes, nous autres français, parmi les nations les plus pessimistes. Cela serait à mettre en lien avec le fait que nous sommes une nation bien souvent fort aveugle : qu'il s'agisse de soins, qu'il s'agisse d'efforts déployés en direction de la jeunesse en matière d'éducation, d'orientation, et de quantité d'autres domaines encore, combien de pays, de par le monde, rêvent d'avoir ne serait-ce qu'un dixième de ce que nous avons.

Il me sera objecté que c'est là méconnaître le triste sort de quantités de personnes laissées seules, de personnes victimes de racisme, de personnes peu payées, parfois même sans aucune ressource. Cette vision optimiste, adoptée de mon bureau, ne prêterait qu'à rire. Rira qui voudra. Retrouvera néanmoins un début de lucidité celui, celle qui aura fait le « 15 » une seule fois pour être secouru par quantité de professionnels prêts à aider, celui, celle qui aura bénéficié ici d'un accompagnement et d'une écoute, là d'une aide financière prenant parfois la forme d'un véritable tremplin pour la sortie de la précarité et des affres de l'exclusion.


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