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Lettres à Johann 12
22/10/2016 15:05:27 (592 lectures)

Lettre n°12

Lettre n°12 du... 2016

Cher Johann,

Deux mois ont passé. Deux mois déjà et aucun courrier de vous, aucune explication de votre part.

Je me suis demandé si l'hypothèse de la folie n'était pas, à bien y réfléchir,la plus probable. Je vous ai imaginé dans une clinique psychiatrique, quelque part au fin fond de l'Allemagne : allongé sur votre lit je vous imaginais capable de proférer simplement quelques mots inintelligibles aux soignants composant l'équipe médicale. « Le pensant », « le pensé », « le pensé qui comprend en lui le pensant »,...

J'ai ressorti votre dernier courrier qui n'en est pas un : cette enveloppe vide sur le dos de laquelle j'ai relu ces lignes :

« Formule philosophique pour perroquets

1-Les hommes sautent par-dessus eux-mêmes

2-Sauter par-dessus soi-même est impossible selon le philosophe

3-Les hommes continuent à sauter par-dessus eux-mêmes »

Que d'inepties, me suis-je encore dit, tout d'abord, et j'ai bien senti l'agacement poindre à nouveau. J'ai toutefois décidé de faire un effort sur moi-même. Je me suis dit qu'après tout un tel message n'énerve peut-être que ceux qui, comme moi, ne savent pas se contenir. Probablement y a-t-il quelques esprits intelligents qui, lisant le même message, s'amuseraient à voir ce message comme une devinette offerte en cadeau. J'ai alors décidé de tenter de le voir comme cela et, du coup, de m'y rapporter autrement. Je ne sais pas si j'ai bien fait de procéder ainsi mais je sais, en tous cas, que cela a porté ses fruits. Que ces fruits soient à votre goût, c'est ce que je ne saurai guère si vous persistez à me laisser seul avec mes interrogations, si vous ne laissez plus que ce silence insupportable entre vous et moi !

J'espère que vous voudrez bien m'excuser de m'être emporté face à ce qui n'était peut-être bien, de votre part, non une « gaminerie » comme je l'ai cru, mais un cadeau qui m'était destiné ? Quoiqu'il en soit, sachez que je me fais un sang d'encre au bout de tant de semaines sans nouvelles de votre part...

Voici donc ce que j'ai cru comprendre dans ce message présent sur l'enveloppe.

Tout d'abord, j'ai bien compris que vous vous adressiez aux perroquets qui ne sont capables que d'une chose : répéter les discours entendus chez les autres sans jamais en penser le sens. J'imagine bien que, détestant ces perroquets qui n'essayent jamais de penser par eux-mêmes, vous ne leur adressez une « formule » que parce que vous détestez vous-mêmes les formules et parce que vous ne les croyez pas capables, ces perroquets, de faire autre chose que répéter bêtement des formules, pas capables d'être autre chose, donc, que ce qu'ils sont, à savoir des perroquets. Ai-je tout compris ?

Ensuite, vous dites que « les hommes sautent par-dessus eux-mêmes », usant d'une phrase que je crois avoir déjà croisée dans l'un de vos écrits. En relisant cette phrase, j'ose à peine vous le dire, je me suis imaginé...tentant de sauter par-dessus moi-même ! Vous rendez-vous compte de ce que vous me faites faire ?!? J'ai bien cru, à ce moment-là, que c'est moi qui allais rejoindre une clinique psychiatrique ! Trêves de plaisanterie : tout comme moi, je suppose que vous considérez le fait de sauter par-dessus soi-même comme impossible. C'est, d'ailleurs, ce que vous dites ensuite, en déclarant que « selon le philosophe » il s'agit là de quelque chose d'impossible. Ai-je, là aussi, tout bien compris ?

Enfin, vous finissez par déclarer qu'en dépit de cette impossibilité « les hommes continuent à sauter par-dessus eux-mêmes ». Si vous me permettez l'expression, c'est là que « je décroche » ! Pourquoi dites-vous que les hommes font quelque chose qu'il est impossible de faire, puis que le philosophe perçoit cette impossibilité et, enfin, qu'en dépit de tout « les hommes continuent à sauter par-dessus eux-mêmes » ? Là, j'avoue ne rien comprendre à cela ! J'avoue, également, ne point comprendre le lien avec ce que vous acceptiez initialement de me donner à penser, concernant la plus-value de la philosophie par rapport à d'autres activités.

Dire que j'attends le plaisir de pouvoir vous lire est peu dire...

Bien à vous,


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