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Lettres à Johann 13
22/10/2016 10:06:41 (527 lectures)

Lettre n°13

Lettre n°13 du... 2016

Cher Johann,

Merci d'avoir repris contact. Permettez-moi, sans vouloir aucunement vous fâcher, de vous dire à quel point je trouve vos courriers...singuliers. La dernière fois, vous écriviez cette étrange « formule » simplement à l'arrière de l'enveloppe. Et pourquoi se placer ainsi ailleurs que là où on se place d'ordinaire pour m'écrire, pour penser ? Je ne l'ai guère compris. A moins que telle soit l'idée ?... Il faudrait se placer ailleurs que là où on se place d'habitude pour penser correctement : c'était cela votre idée ? Ne pouvez-vous pas, dans ce cas, tout simplement le dire ? N'y voyez pas un reproche mais, tout de même...

Aujourd'hui, un autre courrier, qui me fait me poser encore nombre de questions. Je me demande bien, d'ailleurs, en quoi il est utile de partager avec vous les questions que je me pose : je réalise que...jamais vous n'y répondez, ou quasiment jamais ! Pourquoi ?... Encore une question (« Pourquoi ? ») et j'imagine que vous n'y répondrez pas plus qu'aux autres...

Au lieu de répondre à mes questions, vous m'apportez deux phrases. Tout se passe comme si à coup de formules qui n'en sont pas et de petites phrases successives vous vouliez ainsi me pousser vers un certain endroit, imprimer en moi un mouvement qui fasse que je m'achemine, tel une boule de billard, vers un certain lieu. Lequel ? Je ne saurais le dire...

Votre propos final ne m'a pas pas vraiment détendu. Me dire que si « après avoir médité » vos deux phrases, bien courtes, je n'ai pas compris leur sens, « notre échange devrait s'arrêter là » : voilà qui m'oblige à essayer de trouver en moi-même le meilleur dont je suis capable pour arriver à vous comprendre. Singulière conception de l'amitié que cette conception qui exige de l'autre qu'il comprenne votre propos pour que perdure l'échange ! Vous êtes bien dur avec moi, et bien exigeant ! Mais venons donc à vos deux phrases. Il y va, j'en ai bien peur, de la possibilité à vos yeux d'une poursuite de notre échange...

« Le dogmatique s'absorbe dans ce qu'il dit au sujet du monde sans jamais mesurer à quel point ce qui en est dit présuppose que sa subjectivité ait été à l’œuvre. » Et, deuxième phrase : « Philosopher signifie prendre à nouveau la pleine mesure de cette présence ».

Si j'ai bien compris, vous parlez donc d'un oubli, d'une certaine façon ; non ? Ce n'est pas du tout, comme chez Heidegger par exemple, « l'oubli de la question de l’Être », mais quelque chose, semble-t-il, qui pourrait tout aussi bien nous caractériser au quotidien.

Au quotidien, nous serions ce « dogmatique » que vous n'aimez manifestement pas beaucoup. Au quotidien, dans la vie de tous les jours, nous disons quantité de choses (qu' « il fait beau », que « les terroristes ont encore frappé », que « la vie est chère », ou...que sais-je encore!) et nous oublions que notre « subjectivité » est à l’œuvre dans tout cela. Pour être plus précis, et coller davantage à ce que vous dites – sans faire le perroquet de service... – : nous ne mesurons pas assez « à quel point » cette « subjectivité » est présente dans tous ces discours du quotidien, dans tous les discours en général, j'imagine (philosophiques, politiques,...)...

Si j'essaye de donner tout son sens à votre idée, et si je considère que cette « subjectivité », c'est simplement l'homme, c'est simplement nous, cela peut vouloir dire que, par exemple, et pour reprendre le même exemple que l'autre fois : quand je dis des personnes âgées qu'elles sont « vulnérables », je ne mesure pas assez « à quel point » c'est mon propre positionnement – volonté d'aider, de protéger – qui me fait les percevoir comme vulnérables. Si je les perçois comme « vulnérables », c'est certainement parce qu'il y a chez elles des signes de fragilité, mais c'est moi qui interprète telle attitude comme « un signe » de fragilité, c'est moi qui donne tel sens plutôt que tel autre à cette attitude et c'est encore moi qui suis donc à l’œuvre pour que cette « vulnérabilité » soit une réalité dans le monde tel que je le vois – « mon moi est décidément partout où je me promène ! » pourrais-je dire.

Diriez-vous que, disant ce que je viens de dire, je suis bien dans ce que vous nommez « philosopher » et que, en ayant sans cesse parlé de ce « moi » qui a fini par émerger, et que chacun peut faire émerger de la même façon en lui en disant simplement « moi », j'ai « pris la pleine mesure » de la « présence » de cette « subjectivité » dans nos discours du quotidien ?

Bien à vous,

 


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