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L'homme vulnérable (4)
1/10/2016 17:10:14 (981 lectures)

Les idées de Sartre...

B-Les idées de Sartre [Dans : L'existentialisme est un humanisme.1945]

1-Une subjectivité indépassable

2-La formule de l'existentialisme

3-L'homme = ce qu'il se fait être

4-Nous sommes nos projets et nous sommes responsables

5-Un refus de la réification

6-Pas de Dieu, pas de morale auxquels on puisse se raccrocher

7-Pas de déterminisme

8-Nous avons à nous inventer mais pas à nous découvrir

9-Nous sommes aussi nos relations

10-Pas de nature humaine (« Situation n'est pas détermination »)

1-Une subjectivité indépassable

L'existentialisme est un humanisme (1945)

Il s'agit de « défendre l'existentialisme contre un certain nombre de reproches qu'on lui a adressés » (p.21)

  1. « Avoir manqué à la solidarité humaine » notamment (p.22)

-Existentialisme selon Sartre = « doctrine qui rend la vie humaine possible et qui, par ailleurs, déclare que toute vérité et toute action impliquent un milieu et une subjectivité humaine » (p.23)

-Ce qu'il y a de commun à toutes les formes d'existentialisme ?

Réponse de Sartre : tous les existentialismes estiment que :

« l'existence précède l'essence » (p.26)

Et Sartre ajoute aussitôt (toujours p.26) :

« ou, si vous voulez, qu'il faut partir de la subjectivité »

C'est donc bel et bien à une philosophie du sujet qu'on a affaire.

2-La formule de l'existentialisme

« l'existence précède l'essence » (p.26)

Un objet

Un homme

Conception théologique

 Existentialisme athée de Sartre

Tout ce qu'est et sera un « coupe-papier » est présent dans sa définition, dans son concept, c'est-à-dire dans les caractéristiques et la finalité qui lui sont assignées par avance, avant même qu'il n'existe.

L'essence précède l'existence

Avant même d'exister, le coupe-papier comprend telle et telle caractéristiques.

Il y a une « nature » de l'objet qui précède son existence.

« Le concept d'homme, dans l'esprit de Dieu, est assimilable au concept coupe-papier dans l'esprit de l'industriel » (p.28)

« Dieu produit l'homme suivant des techniques et une conception, exactement comme l'artisan fabrique un coupe-papier suivant une définition et une technique.

« L'essence d'homme précède cette existence historique que nous rencontrons dans la nature »

Chez l'homme : « l'existence précède l'essence »

c-a-d : l'Homme existe d'abord et ne se définit qu'ensuite.

L'Homme « n'est d'abord rien », il « ne sera qu'ensuite ». Il « sera tel qu'il se sera fait »

Bref : « il n'y a pas de nature humaine, puisqu'il n'y a pas de Dieu pour la concevoir » (p.29)

3-L'homme = ce qu'il se fait être

« L'homme n'est rien d'autre que ce qu'il se fait. Tel est le premier principe de l’existentialisme. C'est aussi ce qu'on appelle la subjectivité »

« Que voulons-nous dire par là, sinon que l'homme a une plus grande dignité que la pierre ou la table ? » (p.30)

Sartre précise ce qu'il veut dire :

« Nous voulons dire que l'homme existe d'abord, c'est-à-dire que l'homme est d'abord ce qui se jette vers un avenir, et ce qui est conscient de se projeter dans l'avenir. L'homme est d'abord un projet qui se vit subjectivement, au lieu d'être une mousse, une pourriture ou un chou-fleur » (p.30)

Il s'attaque à ceux qui croient avoir une « valeur » qui serait demeurée inemployée.

Celui/celle qui dirait : « j'aurais été un grand écrivain, mais la vie ne m'a pas laissé de temps pour écrire » dit quelque chose de faux selon Sartre car n'est écrivain que celui/celle ayant effectivement écrit. Nous ne sommes que ce que nous nous sommes fait être via des actions concrètes ayant produit des résultats. Dans les termes de Sartre : « le génie de Proust c'est la totalité des œuvres de Proust. » (p.52)

Ce que Sartre résume de façon plus générale par :

« Un homme s'engage dans sa vie, dessine sa figure, et en dehors de cette figure il n'y a rien » (p.53).

4-Nous sommes nos projets et nous sommes responsables

Un peu plus loin : « l'homme sera d'abord ce qu'il aura projeté d'être » (p.30)

Il s'ensuit une « responsabilité » pleine et entière : « si vraiment l'existence précède l'essence, l'homme est responsable de ce qu'il est » (p.31)

« l'homme n'est rien d'autre que son projet, il n'existe que dans la mesure où il se réalise, il n'est donc rien d'autre que l'ensemble de ses actes, rien d'autre que sa vie » (p.51).

5-Un refus de la réification [transformation en simple chose]

« La première démarche de l'existentialisme est de mettre tout homme en possession de ce qu'il est et de faire reposer sur lui la responsabilité totale de son existence » (p.31)

On pourrait se demander ce qui se passe quand l'homme est en situation de handicap ou atteint par la maladie d'Alzheimer...

Sartre n'ignore probablement pas qu'il est des « situations » où il est impossible de tout maîtriser et donc d'être responsable de ce qu'on fait à son insu...mais, comme il va l'indiquer, son existentialisme s'insurge contre l'autovictimisation du type « vous comprenez, je n'ai pas eu de chance... » (Caliméro...!).

6-Pas de Dieu, pas de morale auxquels on puisse se raccrocher

Pour Sartre, « Dieu n'existe pas ». Et il s'ensuit qu' « il ne peut plus y avoir de bien a priori » (p.38). L'Homme ne peut se raccrocher à rien, ni à l'extérieur, ni à l'intérieur de lui-même, pour savoir où est le Bien.

7-Pas de déterminisme

Cette doctrine « laisse une possibilité de choix à l'homme » (p.25)

Dans la mesure où l'existence précède l'essence et qu'il n'y a donc pas de « nature humaine donnée et figée » l'Homme doit faire des choix et il est «délaissé » pour les effectuer. (p.39).

Pour Sartre :

« il n'y a pas de déterminisme, l'homme est libre, l'homme est liberté » (p.39).

Pas de nature humaine définissant par avance nos actes, pas de Dieu nous indiquant où est le Bien : nous avons donc à choisir en toute liberté et nous sommes « seuls, sans excuses ».

Bref, « l'homme est condamné à être libre » (p.39) en ce sens qu'il ne s'est pas créé lui-même comme libre mais qu'il est condamné à l'être dans la mesure où c'est ainsi qu'il a été « jeté dans le monde » (p.40).

Pour Sartre, la « passion » n'est pas une « excuse » : Ex : « vous comprenez, je m'emporte facilement... » Non ! dit Sartre, car « l'homme est responsable de sa passion ».

8-Nous avons à nous inventer mais pas à nous découvrir

Bref, nous sommes condamnés à nous inventer.

« (…) l'homme, sans aucun appui et sans aucun secours, est condamné à chaque instant à inventer l'homme » (p.40)

p.41 : Ex du jeune homme face au cas de conscience : aider sa mère OU s'engager dans les Forces Françaises Libres et partir en Angleterre.

? Morale chrétienne et morale kantienne se révèlent n'être d'aucune utilité pour se décider : aucun appui possible, nous sommes délaissés, condamnés à prendre nos responsabilités.

Réponse de Sartre au jeune homme : « vous êtes libre, choisissez, c'est-à-dire inventez » (p.46).

9-Nous sommes aussi nos relations [« lien social »...]

« Un homme n'est rien d'autre qu'une série d'entreprises, (…) il est la somme, l'organisation, l'ensemble des relations qui constituent ces entreprises » (p.53)

10-Pas de nature humaine (« Situation n'est pas détermination »)

Nous ne sommes pas enfermés dans une nature humaine de notre naissance à notre mort : « il y a toujours une possibilité pour le lâche de ne plus être lâche » (pp.55-56). On le voit, l'existentialisme « définit l'homme par l'action » (p.56). C'est une doctrine « optimiste » car « le destin de l'homme est en lui-même » (p.56). C'est une « morale d'action et d'engagement » (p.56)

S'il n'y a pas de « nature humaine », il y a toutefois une « condition humaine » qui nous est commune (p.59). Quel que soit le lieu et l'époque où nous vivons, nous avons tous des projets qui sont un « essai pour franchir (les) limites » de cette condition humaine.

p.63 : « si je ne choisis pas, je choisis encore »

p.66 : « l'homme se fait ; il n'est pas tout fait d'abord ».

Humanisme :

« L'homme est constamment hors de lui-même, c'est en se projetant et en se perdant hors de lui qu'il fait exister l'homme et, d'autre part, c'est en poursuivant des buts transcendants qu'il peut exister ; l'homme étant ce dépassement et ne saisissant les objets que par rapport à ce dépassement, est au cœur, au centre de ce dépassement. Il n'y a pas d'autre univers qu'un univers humain, l'univers de la subjectivité humaine .» (p.76).


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