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"Je me suis bloqué sur les questions" / Comment gérer l'angoisse ?
8/1/2016 22:27:32 (3327 lectures)

Bonsoir, Je suis avec intérêt votre site, depuis que j'ai acheté l'oral des concours administratifs [L'oral des concours administratifs en pratique. Éditions d'Organisation].Vos conseils sont justes et semblent simples à appliquer. En fait, les deux derniers oraux (...) je me suis bloqué sur les questions (...) J'ai commencé à avoir des symptômes d'angoisse..

Mes réponses en bleu, ci-après...



Bonsoir,

Je suis avec intérêt votre site, depuis que j'ai acheté l'oral des concours administratifs [L'oral des concours administratifs en pratique. Éditions d'Organisation].Vos conseils sont justes et semblent simples à appliquer. Avec un collègue avec lequel j'ai de très bon rapports et qui vous suit également, nous avions suivi vos conseils, notamment de mises en situation.

Auparavant, je n'avais pas de souci particulier, j'ai travaillé dans le privé, l'oral de [catégorie B] s'était bien passé. Toutefois, depuis [nombre d'années] je cumule l'échec à l'oral : j'ai été admissible 2 fois au concours de[Catégorie B+] et une fois aux IRA [Instituts Régionaux d'administration]...
L'exposé se passe sans véritable hésitation et j'essaie d’être convaincu et convaincant. Ensuite,
les questions me déstabilisent, même si parfois j'ai réussi à ne rien laisser paraître.

Je passe bientôt l'écrit de [catégorie B+] et Attaché mais dans une optique désormais peu positive .
Je vous saurais véritablement gré de vos remarques et de toute manière, je continue à suivre votre site.

Cordialement,
 

Bonsoir,

Merci pour votre message. Pouvez-vous m'en dire un peu plus en m'indiquant ce que vous mettez derrière "les questions me déstabilisent" ? Que se passe-t-il concrètement quand cela arrive ? Vous avez l'impression de ne pas avoir le niveau par rapport à ceux qui vous interrogent et vous vous dites "ce n'est pas la peine, je ne vais répondre que des bêtises" ? Ou bien, il se passe autre chose ? ça commence par des phénomènes physiologiques (transpiration ? mains moites ? gorge nouée ? autre chose ?). Bref : pouvez-vous repenser à ce qui vous arrive, concrètement, et m'en dire davantage. Peut-être pourrai-je alors vous proposer quelques pistes...

Merci.

Bonne soirée,

Bien cordialement,

Philippe Géléoc 


Bonjour,

Je vous remercie vivement de votre prompte réponse, cela m'a réconforté.

En fait, les deux derniers oraux qui ont eu lieu en 2015 ont été très différents.

Celui de [B+], le jury n'était pas agréable mais je suivais vos préceptes, toujours paraître calme et souriant.
J'avais pratiqué votre méthode où je me bloquais de façon fictive en exagérant les symptômes (en amont de l'épreuve !). je compte la pratiquer à nouveau si je suis admissible.
Je n'étais pas trop angoissé.

En revanche, je me suis bloqué sur les questions et l'un des membres du jury m'a dit: "on ne va jouer aux devinettes".

Pour l'oral des IRA, suite à l'oral [de langue] (qui s'est très bien passé, j'ai obtenu 18), j'ai passé le grand oral avec un jury a priori sympathique (mais des 2 autres personnes qui sont passées avec eux, aucune ne l'a eu...)

J'ai commencé à avoir des symptômes d'angoisse lors de l'attente (comme bloqué, gorge nouée en effet) ensuite je respirais de manière saccadée et en soufflant en parlant, je m'en suis excusé.

Toujours durant les questions, je me suis senti épuisé intérieurement, je répondais sans vraiment réfléchir : ainsi "pourquoi n'avez vous pas passé le concours des Affaires étrangères ? (j'ai une longue expérience en [Pays à l'étranger]), j'ai répondu: "il était trop difficile"!  pas une bonne réponse, sous entendu ... je me rabats sur les IRA...

J'ai souvent un souci d'avoir l'esprit d'escalier, même dans mon travail et de confiance en soi, lorsqu'on me pose une question (venant d'un supérieur hiérarchique).

J'espère que je n'ai pas été trop exhaustif et je vous remercie vivement par avance de votre attention,

Cordialement,

Bonsoir,

Merci pour votre confiance. Elle est bien placée. Comme vous le voyez, je vous réponds dès à présent sur mon site mais en ayant un peu modifié le contenu de votre message : simplement pour que votre propos demeure anonyme (comme je le fais à chaque fois...).

L'impression que j'ai, que ce soit dans ce que vous dites au sujet de votre « esprit d'escalier » ou encore dans votre façon de vous rapporter à moi, c'est que vous considérez facilement l'autre (le membre de jury, ou moi,...) comme « supérieur à vous ». Dans les termes de l' « analyse transactionnelle » (dont je ne suis pas un spécialiste, j'ai simplement lu quelques petites choses à ce sujet, il y a de cela quelques années) on parle de la relation PARENT/ENFANTS (si je ne me trompe pas !). Quoiqu'il en soit, par la façon dont vous vous rapportez à l'autre, vous en venez assez vite à vous sentir inférieur, à vous placer en situation d'infériorité, à vous sentir fautif :

-vous vous sentez fautif et vous perdez pied rapidement quand vous pensez avoir donné une mauvaise réponse au membre de jury (« pas une bonne réponse » dîtes-vous...au sujet de la question sur le concours des Affaires étrangères)

-vous vous sentez presque déjà fautif peut-être d'avoir été « trop exhaustif » dans le deuxième message que vous m'adressez : pourquoi seriez-vous fautif (comme le petit enfant pris le doigt dans le pot de confiture...) d'être exhaustif alors que...c'est moi qui vous ai demandé si vous vouliez bien développer un peu votre propos ?

Bref, si vous vous placez en situation d'infériorité, que va-t-il se passer ? Réponse : votre interlocuteur va se glisser dans le personnage du « supérieur à (vous) » que vous lui proposez de jouer et peut-être va-t-il même vous...écraser : « on ne va pas jouer aux devinettes ! » (dit sur un ton hautain, j'imagine ? En vous prenant de haut ? En vous confortant dans l'idée que vous êtes inférieur...) Bref, il saisit la perche que vous lui avez tendue : vous vous présentez comme « enfant » ? il va entrer dans le rôle du « parent » qui punit... Vous vous présentez comme « inférieur » ? Il va profiter de la faille pour entrer dans le rôle du « supérieur »...

C'est ainsi que ça se passe, parfois, non ? Pour ma part, j'ai déjà observé cela plus d'une fois.

Quelle est alors la solution ?

Si le problème est cette relation ENFANT/PARENT ou INFERIEUR/SUPERIEUR, je ne vois pas d'autre solution que de travailler à se représenter AUTREMENT ce qu'on est soi-même, et AUTREMENT ce qu'est l'autre. Il faut cesser de se penser comme enfant, cesser de se croire inférieur. Au lieu de cela, il faut entrer dans une relation ou L'EGALITE se substitue à la relation inférieur/supérieur. Il faut que je me pense égal à l'autre : n'étant pas plus que lui, mais pas moins...simplement « égal ». Il faut entretenir une relation ADULTE/ADULTE.

Vous valez autant que chaque membre du jury : si certains membres de jury connaissent certaines choses que vous ne connaissez pas, la réciproque est vrai ! Si je sais faire certaines choses, moi Philippe Géléoc, que vous ne savez pas faire, la réciproque est vraie : vous savez faire quantité de choses que je ne sais pas faire (je veux bien parier tout ce que vous voulez!).

Une seule solution dès lors : changer ses représentations, changer sa façon de se voir, changer sa façon de voir l'autre et...décider ENFIN de se rapporter à l'autre comme à un adulte qui, comme moi a ses atouts et ses faiblesses. Bref : à la poubelle l'ancien enfant qui avait peur d'être pris le doigt dans le pot de confiture. Il suffit d'imaginer le membre de jury comme un collègue de rang égal !

Outre ce changement des représentations, on peut utiliser la gestuelle, le corps donc, pour être complètement, en tant qu'adulte, dans ce qu'on répond aux questions du jury. Se forcer à maîtriser le corps c'est commencer par cette maîtrise du corps qui va, tel un virus, se transmettre à l'ensemble de notre être : en maîtrisant et calmant son corps, on finit par apaiser son esprit. Un certain usage tout simple de la respiration permet de calmer son corps puis son esprit : j'inspire en pensant à une vague qui se retire, j'expire en pensant à cette même vague qui vient se répandre tranquillement sur le rivage. Un tel exercice au niveau de la respiration peut se faire juste avant la rencontre avec le jury et même au moment où le jury (dans certains cas de figure) prend le temps de se présenter.

-On peut, par ailleurs, se forcer à garder le sourire face à toute question posée

-On peut aussi, avant de répondre à la question, indiquer en quoi on trouve que la question posée a toute sa pertinence : « Effectivement, vous avez raison (sourire) : d'un point de vue extérieur on peut se dire que j'aurais pu passer le concours des affaires étrangères, c'est logique... Il reste que ma préférence est allée au fait de décrocher un concours comme celui de...qui m'offre bien des perspectives réjouissantes aussi puisqu'il donne la possibilité de... ». Valoriser la question de l'autre, c'est valoriser l'autre et le mettre dans une disposition positive à notre égard.

-On doit se dire qu'il n'y a PAS DE BONNE REPONSE : nous ne sommes pas à « Questions pour un champion » : il y a juste des REPONSES QUI SONT AUTANT D'OPPORTUNITES POUR DONNER UNE BONNE IMAGE DE NOUS. Alors...pourquoi ne pas saisir, avec le sourire, chacune de ces opportunités ?

Voilà quelques pistes de réflexion... J'espère qu'elles contribueront à vous faire avancer dans votre propre réflexion.

Bon courage à vous,

Cordialement,

Philippe Géléoc (PS : j'allais oublier... Je pense que dans quelques années, et peut-être dans quelques mois déjà, vous rirez de tout cela. Vous serez alors catégorie A et...comme il arrive à plus d'un, vous vous direz « qu'est-ce qu'on peut être ridicule parfois, en se rabaissant alors qu'on peut...monter si haut ! ». Là aussi, je prends les paris... )


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