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Méthode pour la dissertation de culture générale
1/11/2015 20:09:34 (2278 lectures)



METHODOLOGIE DE LA DISSERTATION

REMARQUES D’ORDRE GENERAL :

De l’importance des apparences…

Le premier regard du correcteur est un regard panoramique : sans entrer encore dans la lecture, le correcteur feuillette le devoir et cherche à voir si se dégagent certaines choses comme une introduction, un développement en deux ou trois parties et une conclusion.

C’est le moment où, par exemple, le correcteur voit que la copie compte 14 pages et se dit : « avec une telle longueur, j’espère que c’est pertinent et passionnant, sinon ça va me mettre de mauvaise humeur… »

Il feuillette donc la (ou les) copie(s) double(s) et ce premier regard est important car il permet de déterminer si, en première apparence, « ça ressemble à une dissertation » et à une dissertation… « de culture générale ».

Ça ressemble à une dissertation, s’il y a les trois moments évoqués (introduction, développement, conclusion) et ça ressemble à une dissertation de culture générale s’il n’y a pas de grand « I » et de grand « II », de petits « a » et petits « b » : autrement dit, ça ressemble à une dissertation de culture générale si ça ne prend pas toutes les apparences d’une dissertation de droit avec l’apparat formel bien connu des juristes (petits chapeaux et…compagnie). Bref, une dissertation de culture générale…n’est pas une dissertation juridique.

De la différence entre dissertation de culture générale et dissertation de droit

à C’est une différence au niveau de la forme :

  • la dissertation de culture générale ne comprend ni titres, ni chapeaux introductifs, à la différence de la dissertation de droit

  • la dissertation de culture générale comporte impérativement une conclusion et ce, pour une raison simple : c’est dans la conclusion et à ce moment là qu’est apportée la réponse à la question fondamentale posée en introduction. La question de savoir s’il faut faire une conclusion n’est pas l’objet de débats : il faut absolument en faire une.

à C’est une différence au niveau de l’agencement du contenu :

  • la dissertation de culture générale ne dévoile pas dès l’introduction la thèse qui va être défendue. Elle pose une question fondamentale en introduction - selon certaines modalités sur lesquelles nous reviendrons - et indique que tout le travail va consister à apporter une réponse à la question posée.

De la confusion entre dissertation de culture générale et dissertation de droit

La confusion est entretenue par des manuels qui invitent clairement à utiliser la méthode des juristes y compris dans la dissertation de culture générale. A cela s’ajoute le fait que certains étudiants obtiennent des notes très honorables voire très bonnes parfois en utilisant la méthode de la dissertation juridique dans la dissertation de culture générale. Le choix est fait, ici, de présenter la méthodologie de la dissertation de culture générale et non la méthodologie de la dissertation de droit. Cette dernière est présentée aux étudiants dans les cours de droit. Il n’est pas utile d’y revenir ici puisqu’elle est abordée ailleurs.

Quant au choix entre les deux méthodes : à chacun de voir… Peut-être n’est-il pas inutile de se renseigner auprès de ceux qui ont décroché tel ou tel concours que l’on s’apprête à passer soi-même et de demander quelle note ils ont eu et en ayant suivi quelle méthode ?

Ce qu’on s’attend à trouver dans une dissertation de culture générale

Une dissertation, au risque de frôler le truisme, est tout d’abord l’élaboration d’un propos écrit. Il n’est pas inutile de rappeler qu’il y a :

  • d’un côté, celui qui écrit la dissertation,

  • de l’autre, celui qui lit celle-ci.

Et, dans la mesure où celui qui lit est celui qui juge et note la copie :

1°) Mieux vaut ne pas se fâcher avec le correcteur :

  • il faut éviter les fautes. Le lecteur-correcteur, qui doit corriger des dizaines de copies, supporte difficilement de devoir faire une seconde lecture de la copie car la première aura consisté à devoir s’arrêter, malgré soi, sur chaque faute d’orthographe, de conjugaison, de style, à lever les yeux au ciel en s’écriant « Grands Dieux ! Pourquoi m’infliger la lecture de tant de fautes ! Qu’ai-je donc fait pour mériter pareil supplice ? Pourquoi dois-je relire cette copie en me situant cette fois au niveau du sens du propos ; que ne donnerais-je pour pouvoir lire un bon roman au lieu de tout cela ! ».

Bref, on l’aura compris : fautes de l’écrivain ð lecture hachée du lecteur ð nécessité d’une seconde lecture ð lecteur fâché ð mauvaise note à l’écrivain en herbe. CQFD… [Ce Qu’il Fallait Démontrer].

2°) Mieux vaut prendre soin de celui…dont dépend notre sort :

  • écrire de façon lisible,

  • laisser une marge à gauche ou à droite,

  • raconter des choses intéressantes et réfléchies au lieu de débiter des banalités, de répéter des propos journalistiques dont la pertinence n’est pas même interrogée,

  • écrire de façon correcte (pour ne prendre qu’un exemple : on ne dit pas « il a parlé qu’il voulait venir » mais « il a dit qu’il voulait venir » : on parle de quelque chose, on dit que…),

  • écrire, autant que faire se peut, de telle sorte que le lecteur puisse trouver un minimum de plaisir à lire ce qu’il lit : parce que « ça coule », parce que « c’est fluide » , parce que le style est limpide, parce que, par analogie avec la musique, on a affaire à une mélodie et non à une succession de notes , etc.

  • etc., etc.

3°) Mieux vaut, si j’ose dire, … « mettre des panneaux indicateurs ». Entendons par là qu’il n’est pas inutile et qu’il est même vivement conseillé de :

  • bien séparer l’introduction, chacune des deux ou trois parties du développement et la conclusion

  • commencer chaque paragraphe d’une partie du développement par un retrait d’un ou deux centimètres, d’un ou deux carreaux le cas échéant.

4°) Mettre du lien et de la dynamique :

  • Il faut que tout se suive : le propos tel qu’il se déroule indique la capacité du candidat à raisonner, à argumenter.

  • Il faut des transitions : d’une partie à une autre dans le développement, mais aussi d’un paragraphe à un autre au sein d’une même partie.

  • Il faut dynamiser la réflexion : une question à la fin d’un paragraphe donne envie d’aller lire le paragraphe suivant. Il ne faut donc pas hésiter à aller de questions en interrogations dans le passage d’un paragraphe à un autre, dans le passage d’une partie à une autre. Cela peut se faire au style direct (« Comment un tel phénomène peut-il se produire ? ») comme au style indirect (« Demeure dès à présent posée la question de savoir comment un tel phénomène peut se produire »).

Et la culture générale dans tout ça ?

La culture générale est présente dans une copie dès lors qu’on trouve dans la copie :

De la matière…

  • des éléments relevant de l’actualité

  • des références à des livres et/ou des articles

  • des connaissances d’ordre culturel (cinéma, théâtre, musique, etc.)

« Il y a des gens qui croient savoir une chose, connaître un livre, en sachant ce que d’autres ont pensé sur cette chose ou sur ce livre. Ce n’est rien savoir. Il faut avoir lu par soi-même tout ce dont on veut parler. »

Benjamin Constant, Journaux intimes, 8 juillet 1804, NRF Gallimard, p.107

ATTENTION :

  • il vaut mieux éviter la « culture confiture », la culture de 2ème ou 3ème main dont on dit, comme chacun sait, que « moins on en a, plus on cherche [hélas…] à l’étaler ».

  • il ne faut pas citer pour citer : une référence, un exemple, une illustration ne doivent intervenir que parce que, à tel moment, elles s’imposent.

Bref, il faut montrer qu’on a de la culture mais (car il y a un mais) de façon intelligente.

mais une matière in-formée (au sens de : mise en forme)

  • il peut être intéressant de multiplier les perspectives (actualité, point de vue politique, sociologique, financier, philosophique, etc.)

  • il faut absolument que les contenus de connaissance (culture) ne viennent qu’illustrer un propos (exemple : « la guerre en Irak »). Autrement dit, la culture doit être intériorisée, réfléchie, digérée : elle n’est pas un ornement destiné à servir de cache-misère.

Pour que tout cela fonctionne correctement, il faut impérativement et quel que soit le sujet dégager la problématique. Celle-ci sert de fil directeur et conducteur à la réflexion de type stratégique qui est à l’oeuvre dans la dissertation. Pour savoir ce qu’est cette problématique, il nous faut dès à présent parler de ce premier moment fort (et le plus fort) de la dissertation : l’introduction. N’ayons pas peur des mots : c’est ici que tout se joue.

A / ZOOM SUR L’INTRODUCTION

C’est le moment du premier contact avec le lecteur. C’est le moment de la « première impression » qu’on va donner à ce lecteur. C’est donc un moment crucial. Il ne faut absolument pas rater cette rencontre en donnant d’emblée une mauvaise image de soi. Il faut, au contraire, charmer par la simplicité, le bon sens et attiser la curiosité : cela nous permettra de déclencher une attention à l’égard de notre propos ; le but du jeu étant, par la suite, de faire en sorte que jamais l’esprit du lecteur ne décroche ni ne s’égare.

L’introduction est nécessaire et même indispensable pour le bon déroulé de la suite (développement et conclusion). Elle a une fonction stratégique. Dans la logique du cheminement de la réflexion, elle est le moment où on construit le problème fondamental à partir duquel la pensée va pouvoir cheminer vers sa cible : la solution en conclusion

- Il ne s’agit pas de paraphraser et répéter purement et simplement le sujet.

- Il ne s’agit pas non plus de se contenter d’une phrase bateau et passe-partout.

- Il faut poser le problème soulevé par le sujet.

Le problème ne figure pas en toutes lettres dans l’énoncé du sujet : il faut donc le construire. Quand le sujet est posé sous forme de question, cela ne signifie pas pour autant que le problème tient dans la question telle qu’elle est formulée ; autrement dit, quand on est face au sujet, on n’est pas encore face au problème : il s’agit de construire le problème qui est derrière le sujet. Dans le cas d’un sujet-question : c’est la question elle-même qui pose problème et, encore une fois, il faut d’abord construire ce problème. Ensuite le problème doit suggérer une stratégie de réflexion dans la recherche.

Inutile d’énoncer tous les problèmes soulevés par le sujet : il vaut mieux finir par en poser un et un seul, celui qui les rassemble tous, à savoir : la fameuse « problématique ». Vous aurez, au moment de la conclusion, à répondre de manière précise au problème unique posé par le sujet.

Citons tout d’abord les cinq étapes d’une introduction :

Amener le lecteur au sujet

Faire éclater le sujet en diverses questions (deux ou trois)

Rassembler cette multiplicité éclatée en une interrogation fondamentale unifiée : la problématique

Intérêt / enjeux du sujet

Esquisse de la première partie ou annonce « intelligente » des moments du développement.

Nb : « intelligente » au sens où il faut « laisser du suspens », sinon ce n’est pas la peine d’aller plus loin puisque tout est déjà dit !

* * *

Amener le lecteur au sujet

Faire une dissertation est un exercice de style très particulier, il faut le concéder. Cela se remarque dès le départ lorsqu’on est confronté aux exigences propres à l’introduction.

Une introduction est là pour introduire la suite du propos. Elle est là aussi pour introduire son lecteur dans un univers où il va y avoir un développement avec des parties et une conclusion. Il s’agit donc de mettre celui qui nous lit en état de s’introduire avec plaisir dans un propos qui commence à se déployer. Il faut donc tout faire pour cela car le sujet n’intéresse pas forcément notre lecteur en tant que tel tant qu’on n’a pas déplié le sens de ce sujet.

Il faut arriver à faire en sorte que n’importe qui soit attiré, intéressé par ce qu’on est en train de commencer à raconter. Il faut donc faire simple : faire compliqué, d’entrée de jeu, signifierait se priver déjà de tout un ensemble de lecteurs potentiels. Il faut faire en sorte que le lecteur trouve tout de suite ses repères dans le monde de pensée au sein duquel on veut le faire entrer. Il faut que le lecteur, en nous lisant, se sente comme chez lui, dans un monde vécu qui est le sien.

D’où l’importance, primordiale, de la première phrase : il faut qu’elle soit simple, sans être bateau, et que le lecteur prenne plaisir à s’y engager, comme on peut prendre plaisir à traverser une passerelle qui nous mène à nous engager dans la découverte d’un monde ayant attiré notre curiosité. Imaginez cette jolie passerelle de tel trois mâts de Brest 2008 : il s’agit de passer de ce quai où vous êtes à ce monde fabuleux de marins ou de pirates. La passerelle est jolie : vous vous laissez tenter. Il en va de même avec la (ou les) première(s) phrase(s) de l’introduction : ce début doit être joli, agréable ; il doit donner au lecteur l’envie de se laisser tenter, de passer de l’autre côté, dans le monde de la dissertation où plein de choses qui le concernent vont se jouer. Il faut donc que le lecteur soit mis rapidement dans l’état d’esprit de se laisser tenter par ce qui est annonciateur d’un certain plaisir.

Pour cela, il faut absolument qu’il se sente concerné d’entrée de jeu, après lecture de la première phrase. Avant de le captiver par le propos, il faut capter l’attention du lecteur potentiel, de tout lecteur potentiel et capturer son esprit, le temps d’un voyage à travers les mots. Tout compte, de cette première phrase à la dernière, pour que le lecteur lève la tête après lecture et se dise : j’ai passé un agréable moment.

Comme bien souvent, il faut d’abord être passionné soi-même pour envisager de passionner autrui. Pour se convaincre de cela, il n’est qu’à songer, inversement, à l’ennui que génère chez son interlocuteur celui qui raconte quelque chose aux autres sans passion, sans ferveur.

Aucun sujet n’est passionnant ou ennuyeux en lui-même : il ne l’est qu’à proportion de l’intérêt que nous lui portons. Le sujet est ce que nous en faisons : de nous dépend le fait d’en faire quelque chose d’ennuyeux comme quelque chose de passionnant.

Soyez passionné ! Ecrivez avec passion et le sujet sera passionnant. Si vous faîtes quelque chose de passionné et donc de passionnant, le lecteur finira passionné par ce que vous racontez.

Sans doute convient-il de partir avec un principe en tête qui peut être formulé de la façon suivante : nous ne sommes jamais plus intéressés que par ce qui nous concerne. Le but du jeu, une fois qu’on sait cela, est dès lors le suivant : il faut faire en sorte que le lecteur – comme nous-mêmes – se sente complètement concerné par le sujet. L’intérêt porté par le lecteur au propos en découlera tout naturellement.

Faire éclater le sujet en diverses questions (deux ou trois)

Dans la première étape, il s’agissait d’attirer l’attention du lecteur. Dans cette seconde étape, il s’agit de commencer à s’interroger avec lui. Par ces interrogations, qui doivent prendre la forme d’un étonnement devant certaines particularités, doit surgir un problème et un seul : celui qu’il faudra traiter. A ce stade, on souligne l’importance qu’il y a à s’interroger sur certaines choses. Ce faisant, on est en train d’assurer les fondations : on met en place ce sur quoi le problème, qui ne va pas tarder à être énoncé, se construit, c’est-à-dire un ensemble de questions.

Notons que ces questions par lesquelles on fait « éclater » le sujet ne sont pas n’importe quelles questions prises au hasard ou au petit bonheur la chance : il s’agit de questions qui s’imposent en vertu de la nature même du sujet (sujet qui peut être : une question, un couple ou un ensemble de notions, une citation, un court passage tiré de l’ouvrage d’un auteur). Ces questions, qui viennent de nous, sont destinées à nous acheminer au-delà de la simple apparence du sujet vers le problème fondamental à traiter.

Rassembler cette multiplicité éclatée en une interrogation fondamentale unifiée : la problématique

La « problématique » est, justement, le problème fondamental – prenant la forme d’une question – qui se cache derrière le sujet tel qu’il est formulé : comme se cache derrière une bogue épineuse une châtaigne ou un marron qu’on peut avoir plaisir à déguster une fois qu’on a « fait éclater » la bogue et « décortiqué » la châtaigne, le marron.

Il s’agit dans la première étape de poser ce problème, au regard de tous, sous la forme d’une question qui sera la question fondamentale et l’unique question à laquelle il convient que soit apportée une réponse en conclusion du devoir.

C’est à la lumière de cette question fondamentale qu’il s’agira d’avancer tout au long du devoir : elle est pour ainsi dire notre boussole, elle nous permet de nous orienter sans jamais perdre de vue l’objectif de notre destination, lequel tient tout entier dans une réponse à apporter à cette question qu’est « la problématique ».

En bref : vous avez dès à présent votre cible. Il ne faut plus la perdre de vue : c’est la réponse à la question initiale (problématique), c’est la solution au problème initialement posé.

Intérêt / enjeux du sujet

D’une façon ou d’une autre il est important de mettre en avant l’intérêt que revêt le fait de s’interroger sur le problème précis qu’on vient de faire émerger. De même, le mieux est d’indiquer de façon subtile ce qui est en jeu (enjeux) en précisant bien ce qu’on pourrait rater en ne prenant pas au sérieux le problème en question et en ne cherchant pas de solution au problème en question.

Esquisse de la première partie ou annonce « intelligente » des moments du développement.

Il est possible – de façon classique – d’annoncer les moments par lesquels on va passer dans le développement.

Il est également possible, pour ceux qui préfèrent cette option, d’annoncer simplement ce qui va se jouer très logiquement dans une première partie après ce qui vient d’être dit dans le cours de l’introduction.

TABLEAU RECAPITULATIF SUR : L’INTRODUCTION EN 5 ETAPES

I- Amener le lecteur au sujet

Il faut partir du contexte général dans lequel il va ensuite être question de montrer qu’il est normal qu’on en vienne à s’interroger sur telle chose spécifique qu’illustre la « problématique ».

(on va partir d’un constat, d’une observation générale que tout le monde peut poser sans s’être engagé dans une réflexion approfondie).

II- Faire éclater le sujet en diverses questions

Difficulté (qu’on rencontre) :

Cela suppose qu’on sache s’étonner encore de choses qui n’étonnent généralement plus, tant la force de l’habitude a pris le dessus sur la capacité d’étonnement.

On fait « éclater » le sujet en questions car c’est le niveau où on cherche à faire émerger le sens. C’est comme si on recevait un coup de poing dans la figure (agression gratuite dans la rue) : dans un premier temps on se pose 10 000 questions : « comment ça se fait ? », « pourquoi moi ? » , « mais qu’ai-je fait ? ». Ce sont des questions qui s’imposent naturellement, qui ne peuvent pas ne pas surgir face à ce qui arrive (ici : face au sujet). Par elles, on s’étonne. Par elles, on fait part de difficultés de compréhension auxquelles chacun est forcément confronté dans une telle situation face à un tel sujet.

III- Rassembler ces questions en une problématique

Problème (qu’on construit)

Après l’ « éclatement » à visée compréhensive, vient le moment plus posé, plus réfléchi et plus rationnel où on décide de poser LA question fondamentale qui est susceptible de rassembler (MultiplicitéàUnité) nos interrogations. Poser cette question, c’est en fait poser le problème qu’on a construit (sur fond des questions du II) et ce, en vue de tendre vers une solution qui ne sera apportée qu’en fin de devoir.

IV- Intérêt/ enjeux

Il s’agit de donner à voir ou à entendre qu’on ne traite pas ce sujet pour traiter un sujet mais bien parce que nous pouvons tous trouver un intérêt à voir le problème posé résolu (il y a des choses qui sont « en jeu »).

V- Esquisse de la 1ère partie OU annonce du plan

La première partie peut être une façon d’approfondir le problème posé (par exemple par une analyse des termes présents dans le sujet ou encore par l’analyse de la situation)

B / ZOOM SUR LE DEVELOPPEMENT

Un développement réfléchi doit se présenter sous forme de discussion c’est-à-dire de débat, d’échange d’arguments et de vues contradictoires. Cette nécessité de la discussion argumentée est tout à fait impérative dans la dissertation.

Ne pensez pas qu’il soit possible de répondre purement et simplement oui ou non à la question posée (par le développement d’une seule position par exemple).

Non, disserter de façon réfléchie, c’est argumenter.

Si vous n’introduisez pas de « débat », il n’y a pas de développement vraiment réfléchi, pas de discussion, et par conséquent, nul travail réel à proprement parler.

C’est la dynamique de la pensée qui forme le noyau d’une bonne dissertation.

Cette discussion peut consister, pour partie, à multiplier les points de vue (historique, littéraire, économique, philosophique, juridique, etc.).

Quant aux exemples, il faut en faire dans la discussion un bon usage. L’exemple bien choisi fournit une illustration imagée de la pensée à un raisonnement. Mais il ne peut servir de point de départ, se substituer à un raisonnement ; il doit lui donner plus de poids, c’est tout !

¨Le problème des références : elles ne doivent pas fonctionner à vide : ne récitez pas des doctrines et des thèses. Référez-vous aux systèmes en les adaptant à bon escient.

La règle d’or est : traitez le sujet, tout le sujet, rien que (seulement) le sujet. Ne récitez pas un cours, ne résumez pas bêtement les doctrines. Faites preuve d’une liberté d’esprit, d’effort d’adaptation devant un savoir qui est instrument et non béquille de paresseux.

La discussion argumentée, appuyée sur l’analyse des concepts et les références culturelles, illustrée d’exemples, doit se dérouler suivant une articulation précise soutenant une démonstration logique : un plan.

2 types de plans sont recommandés :

  1. Le plan dialectique : qui procède par thèse, antithèse et synthèse.

Exposez une affirmation correspondant à la question posée (thèse), puis critiquez et développez la thèse adverse (antithèse), enfin réalisez la synthèse.

ATTENTION : celle-ci n’est pas la juxtaposition éclectique de la thèse et de l’antithèse. Vous devez les dépasser pour les intégrer dans un nouveau développement.

  1. Le plan progressif : il procède par approfondissement d’un point, par production de différentes positions autour de ce point ou par examen de ses différents aspects.

En pratique, vous utiliserez très souvent une combinaison des deux plans.

C / ZOOM SUR LA CONCLUSION

Vous répondez de manière nette et précise à la question posée dans l’introduction. Il s’agit de clore le débat ouvert par la question et le problème.

En définitive, une dissertation est une discussion cohérente et orientée, comportant une stratégie permettant de répondre au problème posé.


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