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Attaché territorial 2010 / 2-SOCIETE
2/10/2010 19:11:50 (3291 lectures)

2-Société [réactualisé le 09 octobre 2010]

Philippe Géléoc / Document réactualisé à la date du : 09 octobre 2010.
 
Avertissement : On trouvera dans ce qui suit tout au plus des pistes de réflexion, des interrogations, des éléments de bibliographie, etc. Il ne s’agit pas d’un cours. Il s’agit simplement d’éléments divers et variés. Ces éléments, qui seront régulièrement réactualisés ne sauraient suffire pour réussir l’épreuve écrite de culture générale territoriale. En clair : ils ne sauraient se substituer à un travail personnel. Peut-être vous donneront-ils toutefois des pistes en vue d’un plan d’action, bien à vous, pour préparer l’épreuve ?
 
Place et rôle des collectivités territoriales dans les problématiques locales
2-société
SOCIETE
1-Définitions :
Société : 1. Mode de vie propre à l’homme et à certains animaux, caractérisé par une association organisée d’individus en vue de l’intérêt général. Vivre en société. 2. Ensemble d’individus vivant en groupe organisé ; milieu humain dans lequel quelqu’un vit, caractérisé par ses lois, ses règles. Les conflits entre l’individu et la société. (…) [Source : Larousse 2007]
2-Réflexions générales diverses et variées :
« Société » : y-a-t-il encore quelque chose qui nous rassemble aujourd’hui et qui nous permette encore de « faire société » ?
D’un côté on peut se réjouir que ceux qui ont un travail soient dans une telle complémentarité : le gendarme ou le policier trouvent de quoi se nourrir grâce à ceux qui produisent et vendent des produits de consommation ; inversement, celui qui produit trouve le policier ou le gendarme pour être protégé en cas de situation d’insécurité. Le puzzle des fonctions semble parfait…
D’un autre côté, et au-delà des limites du puzzle des fonctions, il y a ce qu’on appelle la « fracture sociale ». S’il y a ceux qui s’en sortent, il y a aussi ceux qui entrent dans la spirale de l’exclusion. Ces derniers, sans emploi, finissent dans les marges, sur les bords de la société.
3-Et les collectivités territoriales dans tout cela ?
Au-delà de l’individu, il y a la réunion des individus formant société et ayant chacun un rôle, une place. Une place ? Tout du moins lorsqu’il n’y a pas « exclusion » : de ce point de vue les politiques d’action sociale, d’insertion, de solidarité développées plus particulièrement par les départements jouent un rôle.
L’Etat parle de « cohésion sociale ». Les Conseils généraux parlent quant à eux de « solidarité » : envers ceux qui rencontrent des difficultés d’insertion, ceux qui en raison de leur âge ou de leur handicap, ou des deux, sont en perte d’autonomie.
Qu’il s’agisse des communes par le biais de la permanence des élus, des C.C.A.S. (Centres Communaux d’Action Sociale) ou des Conseils généraux et de leurs pôles de proximité en matière de solidarité (appelés parfois Centre Départementaux d’Action Sociale) : les collectivités territoriales sont confrontées directement à la pauvreté et aux situations complexes des individus.
Face à ces difficultés rencontrées par par les citoyens (absence d’emploi, problème de handicap, problème de mobilité, problème de ressources financières, difficultés éducatives,…) les collectivités peuvent utiliser deux leviers : l’accompagnement, les dispositifs d’aide.
Enjeux (ce qui est en jeu) :
 
Ce qui est en jeu ici, c’est la création de lien entre les individus, une création de lien qui évite à une frange de la population d’entrer dans la spirale de l’exclusion. Ce qui est en jeu, c’est la solidarité.
Si la solidarité entre individus qui fait qu’auparavant un voisin venait facilement en aide à quelqu’un, cède la place à un individualisme du « chacun pour soi » et du « après moi, le déluge », ce sont les liens qui tissent quelque chose qu’on appelle « société » qui se délitent.
Dans notre société d’ordinateurs il y a une douce illusion qui consiste à croire que « le peuple des connecteurs » est composé de personnes interconnectées et donc systématiquement solidaires les unes des autres dans un « village mondial » où chacun se soucie de l’autre. Au lieu de cela, comme chacun sait, « l’écran fait écran » parfois, dans notre monde des écrans, et si l’on est en contact internet avec telle personne à l’autre bout du monde, c’est parfois un an après qu’on apprend que tel voisin est mort dans son appartement tout seul depuis plusieurs mois sans que personne s’en rende compte et s’en inquiète.
Les collectivités territoriales ont à composer avec ce monde. Elles sont, pour certaines d’entre elles (surtout le Département) chargées de mettre en place des politiques de solidarité. Comme le souligne toutefois un Boris Cyrulnik le « désert affectif » croit parfois au fur et à mesure que se mettent en place par les institutions des mesures de solidarité (PCH ou Prestation Compensatoire du Handicap, Revenu de « Solidarité » Active…). Il est ainsi permis de se demander, comme le font sans sourciller certains élus eux-mêmes, si les mesures mises en place ne contribuent pas à faire atteindre parfois l’inverse de ce qui était visé. Une « aide à l’autonomie » qui, au final, installe parfois une personne dans l’assistanat est-elle réellement de la solidarité « active » ?
L’idée de ne pas donner de droit (aide financière) sans ajouter en contrepartie des devoirs est le levier dont les pouvoirs publics se servent pour éviter de tomber dans les travers évoqués.
4-POUR ALLER PLUS LOIN
 
LIVRES
Vademecum des collectivités locales et territoriales, 8ème édition, Sous la direction de Bernard Dreyfus. Arnaud Franel Editions 2009. Chapitre sur « Action sociale », pp.143-152, sur : La protection sociale en France, aide sociale légale, aide sociale facultative, le SROS, l’ARS, les minima sociaux avant juin 2009, le droit à l’aide sociale comme droit alimentaire et droit subjectif, les CAF, les CPAM, le CCAS, les Centres sociaux, la protection des personnes vulnérables avec la sauvergarde de justice, la curatelle et la MASP, les mesures de solidarité récentes avec l’allocation personnalisée d’autonomie, la Prestation Compensation Handicap, le Revenu de Solidarité Active, le Plan Local Pluriannuel pour l’Insertion et l’Emploi et le Plan de Cohésion Sociale.
Crouzet Thierry (2006), Le peuple des connecteurs. Bourin Editeur.
Michel Crozier, avec Bruno Tilliette (2007), Nouveau Regard sur la société française. Editions Odile Jacob.
Patrick Declerck (2001), Les naufragés. Avec les clochards de Paris. Editions Plon, coll. Terre humaine / Poche.
Jacques Gautrand (2002), L’empire des écrans. Télé, Internet, infos, vie privée : la dictature du « tout voir », Le Pré aux Clercs.
Jean Maisondieu (1997), La fabrique des exclus. Bayard Editions.
ARTICLES
Action sociale : la dérive des continents. (Lettre du cadre territorial, n°406, 1er septembre 2010.)
[Un article très intéressant sur l’action sociale du Département qui serait souvent dans un rôle de guichet en gérant de façon quasi industrielle des demandes de prestations, tandis que l’action sociale communale, comme à Grenoble par exemple, serait l’occasion de lancer des expérimentations innovantes (allocation municipale d’habitation, micro crédit personnel…). Revers de la médaille : la liberté communale d’expérimentation génèrerait au bout du compte des disparités en fonction du volontarisme ou de l’absence de volontarisme des communes. Il vaut mieux vivre dans certaines communes que dans d’autres… Conclusion : nécessité de partir d’un diagnostic des besoins du territoire et d’associer chaque force vive : Etat, commune, département, mais aussi centres sociaux et Caisses d’Allocations Familiales]
CITATIONS
Citation 1
« Le mouvement d’autonomisation individuel a été effectivement un ferment de dissolution des ordres anciens : de la famille, au travail, en politique, dans la religion ou du côté des autorités intellectuelles. D’où la difficulté à reconduire un ordre social et politique qui respecte les droits de l’individu tout en maintenant la cohérence du collectif. C’est tout le problème politique de la modernité.
Mais personnellement, je ne crois pas à la théorie de la « dissolution du lien social » et à la dislocation des relations sociales sous l’effet de l’individualisme. Ce à quoi on assiste, en réalité, dans la famille, au travail ou dans le domaine politique, c’est au remodelage des rapports sociaux en fonction du principe de consentement. Le lien est de moins en moins fondé sur l’imposition et de plus en plus sur la communication et la négociation permanente. Aussi est-il plus intensément vécu et plus investi subjectivement et affectivement. Par conséquent, il est plus fragile en surface, tout en étant plus solide que jamais sur le fond. »
Rencontre avec Marcel GAUCHET, Le nouvel âge de l’individu (pp.32-35). Sciences Humaines n°219 – Octobre 2010. p.34.

Le présent propos est « en chantier » et susceptible d’évoluer au fil des jours et des semaines…

Vous avez repéré des choses inexactes dans ce qui est écrit ici ? N’hésitez surtout pas à m’en faire part. Merci d’avance !

A suivre…


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