*
Top_left
Menu
ACCUEIL ACCUEIL
Mieux réussir, être + heureux... Mieux réussir, être + heureux...
Réussir sa vie Réussir sa vie
Attaché territorial - Culture G Attaché territorial - Culture G
RAEP, examens et concours RAEP, examens et concours
1. Rapport d'activité 1. Rapport d'activité
2. Expérience professionelle 2. Expérience professionelle
3. Parcours de formation 3. Parcours de formation
4. Illustration compétences pro 4. Illustration compétences pro
5. Curriculum Vitae 5. Curriculum Vitae
6. Lettre de motivation 6. Lettre de motivation
7. oral présentation parcours 7. oral présentation parcours
8. Réalisation pédagogique 8. Réalisation pédagogique
9. Mises en situation 9. Mises en situation
Ecrire ... Ecrire ...
Philosophie Philosophie
Réflexions au quotidien Réflexions au quotidien
Dissertations et citations Dissertations et citations
Ouvrages & Témoignages Ouvrages & Témoignages
Curriculum Vitae Curriculum Vitae
Livre d'or Livre d'or
Contact Contact
PrinterFriendly
Version optimisée pour imprimer
La réussite en pratique (18)
9/8/2015 22:52:19 (1937 lectures)

18. Tout tunnel a forcément une sortie, avec la lumière au bout

18.

Tout tunnel a forcément une sortie, avec la lumière au bout.

____________________

Il est parfois certains moments difficiles dans l’existence où on peut ne plus se sentir la force de lutter tant ce qui nous tombe dessus nous accable et nous semble injuste. Perte d’un proche bien plus jeune que soi, découverte d’une maladie que notre hygiène de vie pourtant sérieuse n’a pas pu empêcher de survenir, impossible accès à des fonctions ou un métier qui nous faisaient pourtant rêver, rupture sentimentale, amicale,… En toutes ces occurrences, peut surgir la tentation du désespoir. A quoi bon faire des projets quand la mort d’un proche peut, de la sorte et de façon aussi illogique, briser tout projet d’avenir à deux ? A quoi bon continuer à prendre soin de soi quand la maladie nous tombe dessus et ne tombe pas sur un nombre de personnes qui, elles, ne prennent guère soin de leur santé ? A quoi bon continuer à rêver quand, un à un, chacun de nos rêves d’enfance et de jeunesse parait remisé au grenier par une vie qui avance sans égard particulier pour nos aspirations ?

Tout se passe comme si nous étions entrés dans un tunnel. Tout est sombre. On nous annonce un bout du tunnel, un moment où il devrait enfin être possible de revenir dans la lumière, à l’air libre, à l’air pur, un moment où le sentiment de chape de plomb nous accablant devrait finir par cesser de nous oppresser, mais… rien n’y fait : de « bout de tunnel » il n’y a point, et nous avons beau scruter l’horizon du regard, aucune lumière n’y apparaît. « Comment ne baisserait-on pas les bras dans un tel cas de figure ? » se demande-t-on. Que celui, celle qui se croit indestructiblement fort jette la première pierre à celui/celle que tente cette tentation du désespoir…

Et en même temps… comment acter qu’il n’y aura jamais de fin du tunnel quand rien ne nous assure par avance et avec certitude qu’il n’y en aura jamais ? Ne serait-il pas dommage de s’arrêter sur une route caillouteuse et emplie d’ornières quand le prochain virage laissera peut-être entrevoir une route nouvellement goudronnée avec soin pour notre usage et notre confort ?

« Qu’est-ce qui nous dit que la route sera meilleure après le prochain virage ? » demande le pessimiste en proie à un désespoir proche, dans la spirale duquel il s’apprête à laisser sa propre subjectivité se dissoudre. « Qu’est-ce qui nous dit que la route ne sera pas bien meilleure au-delà du prochain virage ? » se demande, quant à lui, celui/celle qui a fait de l’optimisme une exigence à maintenir coûte que coûte. Tandis que le premier se laisse déjà glisser dans les spirales du désespoir, le second s’accroche et s’accroche encore, se disant que rien ni personne ne lui a apporté la preuve qu’un moment plus paisible ne verrait jamais plus le jour.

« Penser à ce que nos soucis actuels seront dans dix ans, au moment où nous en rigolerons, après, au moment où ils attireront bien moins notre attention » : voilà à quoi invitent, parfois, ceux qui ont réussi en divers domaines malgré l’adversité, ceux qui, ayant le bénéfice de l’âge savent que ce qui nous soucie aujourd’hui peut devenir bien moins pesant les années passant.

Et il est vrai, quand on y réfléchit soi-même, que quantité de choses auxquelles nous nous arrêtons en nous disant que « rien ne sera plus pareil » finissent, elles aussi, par passer et par mobiliser beaucoup moins notre attention. Non seulement cela mais, il arrive aussi, fréquemment, que ce que nous déplorions sinon la veille du moins quelques années plus tôt finisse, en certains cas, par devenir, à nos yeux, une chance.

Telle rupture sentimentale d’hier est terrible sur l’instant mais s’avère avoir été l’occasion de construire bien mieux ailleurs, tel métier auquel on n’a pas réussi à accéder s’avère être bien moins intéressant que tel autre métier désormais occupé, telle maladie qui nous a bousculé hier se révèle être ce qui nous a permis d’apprendre beaucoup sur nous-mêmes, sur les autres, sur le monde.

Sans tomber dans un optimisme béat qui consisterait à se forcer à croire que tout ce qui est mal ou fait mal peut être un bien et peut faire du bien, force est d’admettre que le bout du tunnel finit toujours par advenir. La délivrance advient toujours, d’une façon ou d’une autre, et dans la majeure partie des cas elle laisse entrevoir un nouveau jour, une nouvelle période durant laquelle le mal, vécu, ressenti, rencontré hier, va pouvoir être perçu aussi comme ce qui nous a apporté quelque chose de positif. Mais il est vrai qu’il dépend très certainement de nous d’apprendre à mettre les choses en perspective, de regarder le mal en face pour en extirper quelque leçon sur le bien : comme on apprend par les trains en retard tout l’intérêt que peuvent avoir les trains qui, eux, arrivent à l’heure.

A retenir

- Lors de certains moments terribles de l’existence il convient de s’efforcer de

refuser la croyance qui veut que le tunnel n’ait point de bout, de sortie.

- Nombre d’événements déplorés hier comme terribles s’avéreront avoir été

une chance.

- Regarder le mal en face : apprendre à en extirper quelque leçon sur le bien.


Retour Version optimisée pour imprimer Envoyer cet article à un(e) ami(e) Version optimisée pour imprimer
Les articles et commentaires publiés ici sont sous la responsabilité, sans restriction de l'auteur respectif.
bottom
copyright

© Copyright by Worldsoft AG, Neuchâtel, 2008. Tous droits réservés pour le monde entier !
Site optimisé avec Internet Explorer - Meilleure résolution écran 1024 X 768 pixels
Conception et Gestion du site :
www.breizhlagon.info

Pseudo :
User-Login
Votre E-mail