*
Top_left
Menu
ACCUEIL ACCUEIL
Mieux réussir, être + heureux... Mieux réussir, être + heureux...
Réussir sa vie Réussir sa vie
Attaché territorial - Culture G Attaché territorial - Culture G
RAEP, examens et concours RAEP, examens et concours
1. Rapport d'activité 1. Rapport d'activité
2. Expérience professionelle 2. Expérience professionelle
3. Parcours de formation 3. Parcours de formation
4. Illustration compétences pro 4. Illustration compétences pro
5. Curriculum Vitae 5. Curriculum Vitae
6. Lettre de motivation 6. Lettre de motivation
7. oral présentation parcours 7. oral présentation parcours
8. Réalisation pédagogique 8. Réalisation pédagogique
9. Mises en situation 9. Mises en situation
Ecrire ... Ecrire ...
Philosophie Philosophie
Réflexions au quotidien Réflexions au quotidien
Dissertations et citations Dissertations et citations
Ouvrages & Témoignages Ouvrages & Témoignages
Curriculum Vitae Curriculum Vitae
Livre d'or Livre d'or
Contact Contact
PrinterFriendly
Version optimisée pour imprimer
Attaché territorial 2010 / 1-DEMOCRATIE
26/9/2010 15:51:45 (3768 lectures)

1-Démocratie [réactualisé le 09/10/2010]

Philippe Géléoc / Document réactualisé à la date du : 09 octobre 2010.
 
Avertissement : On trouvera dans ce qui suit tout au plus des pistes de réflexion, des interrogations, des éléments de bibliographie, etc. Il ne s’agit pas d’un cours. Il s’agit simplement d’éléments divers et variés. Ces éléments, qui seront régulièrement réactualisés ne sauraient suffire pour réussir l’épreuve écrite de culture générale territoriale. En clair : ils ne sauraient se substituer à un travail personnel. Peut-être vous donneront-ils toutefois des pistes en vue d’un plan d’action, bien à vous, pour préparer l’épreuve ?
 
Place et rôle des collectivités territoriales dans les problématiques locales
1-démocratie
 
DEMOCRATIE
 
1-Définitions :
 
Démocratie : 1. Régime politique dans lequel le peuple exerce sa souveraineté lui-même, sans l’intermédiaire d’un organe représentatif (démocratie directe) ou par représentants interposés (démocratie représentative) [Source : Larousse 2007]
 
2-Réflexions générales diverses et variées :
 
Démocratie participative
-démocratie représentative / démocratie participative : la démocratie participative se mettrait-elle en place parce que la démocratie représentative a ses limites ?
  • Cf. Paul Ricoeur qui disait dans La critique et la conviction que le député une fois élu rejoint un « microcosme » et oublie son mandat initial
  • La représentation par d’autres aurait ses limites : le seul pouvoir serait pour le citoyen lambda celui qu’il a au moment du vote et ensuite il s’agirait de se taire et de laisser faire ceux qui ont été élus ? ou bien, il serait tout de même mieux de pouvoir participer en donnant son avis, son opinion par le biais non seulement des sondages mais des forum participatifs organisés par certaines collectivités ?
  • Les collectivités territoriales auraient ainsi la possibilité d’impulser en proximité une forme de « démo – cratie » de place laissée au pouvoir du peuple
  • L’Etat ne serait pas en reste non plus : par les grenelles de l’environnement, de l’insertion…
 
3-Et les collectivités territoriales dans tout cela ?
 
Première chose à noter : les collectivités territoriales croisent forcément ce thème de la démocratie puisqu’elles sont elles-mêmes composées d’élus issus, comme on dit « du suffrage universel ».
 
Disons le autrement : la démocratie au sens de « pouvoir exercé par le peuple (et pour le peuple) » est à l’œuvre au niveau local puisque ce sont les citoyens – c’est-à-dire nous autres – qui tous les six ans vont voter pour une liste de laquelle émergera une « assemblée délibérante », laquelle élira à son tour Madame le Maire ou Monsieur le Maire. Même chose, au-delà de l’échelon communal…
 
C’est donc du principe de démocratie que naîtra la collectivité territoriale. Celle-ci est composée :
 
-         de l’Assemblée délibérante
-         et de l’autorité territoriale
 
De même que nous élisons à un niveau national le Président de la République Française, nous participons donc à l’élection de nos gouvernants locaux.
 
Démocratie au niveau national, démocratie au niveau local : pourquoi le peuple irait-il se plaindre puisqu’il lui est donné d’exercer son pouvoir par le biais d’élections de ses représentants ? Tout semble de prime abord aller pour le mieux.
 
Comme chacun sait, une question demeure toutefois posée : le citoyen peut-il se satisfaire du dépôt d’un bulletin dans une urne tous les cinq ans (Présidentielles) ou encore tous les six ans (Municipales) pour considérer qu’il lui est donné d’exercer son « pouvoir politique », son pouvoir d’influer sur les modalités de gestion des affaires de la cité ? Si l’on en croit les taux d’abstention aux élections et ce qu’il est convenu d’appeler le « déficit démocratique », force est de penser que la démocratie dite « représentative » est loin de donner entière satisfaction aux citoyens. Quand d’autres qu’eux – les élus mandatés en ce sens – gèrent pour eux les « affaires publiques » les citoyens ont tendance à vaquer à leurs occupations : occupations liées à leurs intérêts particuliers et/ou à l’intérêt général sous d’autres formes que l’engagement politique de type partisan (engagement associatif).
 
De là que surgit l’idée que d’autres formes de démocraties ou d’autres modalités de mise en œuvre de « la » démocratie contribueraient peut-être à revivifier la dimension démocratique : « démocratie participative », « démocratie concertative »…
 
4-POUR ALLER PLUS LOIN
 
LIVRES
 
Michel Barat (1999), La fin des Lumières. Editions Michel LAFON.
 
Michel Crozier, avec Bruno Tilliette (2007), Nouveau Regard sur la société française. Editions Odile Jacob, (p.101-119, chapitre 5 sur : La démocratie )
 
Robert DARNTON, Olivier DUHAMEL (1998) (Sous la direction de), Démocratie. Editions du Rocher.
 
Paul Ricœur (1995), La critique et la conviction. Entretien avec François Azouvi et Marc de Launay. Editions Camann-Lévy.
 
ARTICLES
Courrier des Maires. Février 2009. Les finalités de la démocratie participative : quelle complémentarité entre démocratie représentative et démocratie participative ?
 
 
CITATIONS
Citation 1
« La valeur démocratique a toujours été là puisque l’homme est un être de relation et qu’elle est une valeur relationnelle. Elle est la valeur qui permet que les hommes se parlent et s’entendent »
in :Michel Crozier, avec Bruno Tilliette (2007), Nouveau Regard sur la société française. Editions Odile Jacob, p.103.
 
Citation 2
« Il existe (…) des principes, qui sont à peu près les mêmes dans tous les systèmes démocratiques : le gouvernement du peuple par le peuple lui-même ou par ses représentants librement élus ; les droits de l’homme ; des limites constitutionnelles qui restreignent l’exercice du pouvoir gouvernemental »
Robert DARNTON, Olivier DUHAMEL (1998) (Sous la direction de), Démocratie. Editions du Rocher, p.11.
Citation 2
« (…) l’Eglise a des papes successifs depuis bientôt deux mille ans, la démocratie n’en a pas. Ou bien alors elle devient populaire et engendre Staline, Mao Zedong ou Pol Pot, lesquels n’auront jamais de successeurs immédiats à la mesure de la barbarie qu’ils ont engendrée.
Si la démocratie populaire a parfois pris le visage de l’horreur, peut-être faut-il s’interroger sur ce qui fait la différence entre la démocratie et la république. Même si l’on assiste à un glissement de plus en plus marqué de l’idée de république vers celle de démocratie comme le laissent apparaître les discours de la plupart des hommes politiques, la démocratie et la république ne se confondent nullement. La démocratie implique la souveraineté du peuple. Ainsi Montesquieu peut-il poser fermement dans L’Esprit des Lois (II,2) : « Lorsque dans la République, le peuple en corps a la souveraine puissance, c’est une démocratie ; lorsque la souveraine puissance est entre les mains d’une partie du peuple, cela s’appelle l’aristocratie. » On ne peut être plus clair : la démocratie, c’est la souveraineté du peuple. Alors qu’en est-il de la République ? Jean-Jacques Rousseau y répond avec tout autant de clarté : « J’appelle république tout Etat régi par les lois sous quelque forme d’administration que ce puisse être, car alors l’intérêt public gouverne et la chose publique est quelque chose » (Contrat social, II, 6). La République est la res publica, la « chose publique », elle impose que l’intérêt général l’emporte toujours sur l’intérêt particulier. Dans un régime républicain démocratique, la souveraineté populaire ne saurait se confondre avec le jeu de l’opinion. Les opinions ne défendent en fait que leur particularisme, elles donnent la priorité à l’intérêt particulier sur l’intérêt général. Dans une vraie république, l’intérêt particulier doit s’identifier à l’intérêt général, l’intérêt de quelques-uns ne pouvant aller à l’encontre de celui de tous. Ainsi en va-t-il de la vertu républicaine. Cicéron disait déjà dans Les Devoirs (III,6) : On doit avoir un seul but : identifier son interêt particulier à l’intérêt général. »
Quand aujourd’hui on entend par démocratie non pas la souveraineté populaire, mais la dictature des opinions, la démocratie n’ayant plus vertu, elle tombe dans un régime qui finalement, comme l’avait dit Montesquieu, se révèle tyrannique. »
Michel Barat (1999), La fin des Lumières. Editions Michel LAFON. pp.81-82
 
Le présent propos est « en chantier » et susceptible d’évoluer au fil des jours et des semaines…
Vous avez repéré des choses inexactes dans ce qui est écrit ici ? N’hésitez surtout pas à m’en faire part. Merci d’avance !
 
A suivre…


Retour Version optimisée pour imprimer Envoyer cet article à un(e) ami(e) Version optimisée pour imprimer
Les articles et commentaires publiés ici sont sous la responsabilité, sans restriction de l'auteur respectif.
bottom
copyright

© Copyright by Worldsoft AG, Neuchâtel, 2008. Tous droits réservés pour le monde entier !
Site optimisé avec Internet Explorer - Meilleure résolution écran 1024 X 768 pixels
Conception et Gestion du site :
www.breizhlagon.info

Pseudo :
User-Login
Votre E-mail