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50 pièces à conviction...(50) (Suite et fin...)
29/6/2015 10:14:53 (2254 lectures)

Conviction 50 / La réalité

La réalité dont nous parlons et à laquelle nous renvoyons comme à un fait brut est toujours déjà enveloppée dans une communication de notre part à son sujet.



50

LA REALITE

La réalité dont nous parlons et à laquelle nous renvoyons comme à un fait brut est toujours déjà enveloppée dans une communication de notre part à son sujet.

(…) une réalité change en fonction de la façon dont elle est communiquée.

Giorgio Nardone (2003), Chevaucher son tigre. L’art du stratagème ou comment résoudre des problèmes compliqués avec des solutions simples.

Editions du seuil. Collection couleur psy. 2008, p.32.

« Il faut regarder la réalité en face ! » entend-on dire parfois. Ceux qu’on pourrait nommer les « réalistes » sont convaincus qu’il y a l’idée qu’on se fait de la réalité et, pour ainsi dire, la réalité tout court. L’objectif pour eux : toujours en revenir à la réalité brute, dénuée des oripeaux communicationnels dont nous ne cessons de la parer. Une question demeure toutefois : est-ce seulement possible ?

Est-il possible de sortir de son rapport communicationnel à la réalité, de ce qu’on dit et de ce qu’on se dit au sujet de la réalité, pour laisser la réalité parler d’elle-même ? Qu’il soit permis d’avoir quelques doutes à ce sujet. En premier lieu pour une raison de fond, qui tient au fait qu’il est assez rare d’entendre une réalité parler… Autant il parait évident qu’un individu peut parler d’une réalité, s’en faire et en donner une idée, autant il est inconcevable qu’une réalité – tel ou tel événement comme la chute d’un mur – puisse parler d’elle-même. Ainsi, la chute du Mur de Berlin, pour prendre cet exemple, n’a pas d’autre sens que celui qu’on lui donne et exige quelque commentaire pour entrer dans la compréhension d’un tel événement.

Ainsi peut-on passer son temps à « regarder la réalité en face », il est peu probable que de ce face à face sorte autre chose que ce que l’individu dit, et se dit, concernant cette réalité. La réalité, quant à elle, demeurera dans un éternel silence, en terme de signification, tant que l’humain ne l’aura pas extirpée de la torpeur qui lui est coutumière.

Regardant la réalité en face, ou ne le faisant pas, nous nous communiquons à son sujet des messages dotés de tel sens ou de tel autre. La réalité ne nous indique que peu de choses par elles-même. Ce que nous apprenons, la concernant, n’est le plus souvent et en majeure partie que ce que nous plaçons en elle. Tel voit la maladie comme un obstacle dans une course, tandis que tel autre y voit l’opportunité de faire une pause pouvant être fort enrichissante. Tel voit un refus face à sa demande comme un désaveu, tandis que tel autre y voit un test de sa capacité à ne pas baisser les bras. « Regarder la réalité en face » en se disant que tel refus est un coup de canif dans notre rêve initial n’est jamais que le choix d’une certaine façon de voir les choses, or il en est bien d’autres, à l’évidence…

Ce que nous nommons « réalité » est ainsi, toujours, enveloppé dans une communication : dans ce que nous nous disons, dans ce que les autres nous disent, dans ce que nous leur disons. La réalité à l’état pur, à laquelle il faudrait se référer pour savoir ce qu’il faut penser n’est qu’une chimère, une vue de l’esprit. Cela n’existe pas. Toute réalité est toujours déjà enveloppée dans telle ou telle forme de communication, dans tel ou tel contenu de communication. En dehors de cela elle n’est rien puisque ce qu’elle est ne peut être que ce qui en est dit et que, si quelque chose en est dit, c’est que nous sommes d’ores et déjà de plain-pied dans la communication.

Il s’ensuit ceci : ce qu’est la réalité repose sur ce que nous en disons et nous portons la responsabilité de ces deux choses, d’une part de ce que nous en disons, d’autre part de ce qu’elle est et sera pour nous et pour les autres par contre-coup. Cette responsabilité est énorme dans la mesure où il s'agit là de ce qui nous donne le choix de nous élever ou de nous lester de chaînes lourdes que nous traînerons aux pieds.

Cette responsabilité est également merveilleuse…

Merveilleux est, effectivement, ce pouvoir de faire que, par notre communication, notre vie et celle de ceux que nous aimons soient aussi belles que possible.


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