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28/6/2015 22:44:34 (1882 lectures)

Conviction 49 / Le poétique

Mettre du poétique dans le prosaïque : un bon moyen de rendre les contraintes quotidiennes moins pesantes ?



49

LE POETIQUE

Mettre du poétique dans le prosaïque : un bon moyen de rendre les contraintes quotidiennes moins pesantes ?

La part prosaïque de la vie recouvre tout ce qui nous asservit et nous contraint, tout ce que nous sommes obligés de faire, sans plaisir ni intérêt, si ce n’est l’intérêt de nous plier à des obligations indispensables à notre survie. (…). L’humanisme doit se vouer à trouver les voies pour réduire la part de prose et accroître la part de poésie des humains.

Edgar Morin, L’aventure de la Méthode. Editions du seuil. 2015, p. 104.

Combien d’entre-nous ont-ils un travail qui les fasse palpiter et qui corresponde à une « vocation » ? Combien d’entre-nous sont-ils contents de devoir consacrer une ou deux heures de leur week-end à faire les rayons d’un magasin pour acheter comme chaque semaine de quoi se restaurer la semaine suivante ? La vie a un côté « prosaïque », comme l’a maintes fois souligné Edgar Morin. Elle exige de nous que nous nous soumettions à certaines de ses contraintes pour survivre. Le choix est simple : soumission ou… disparition… Essayons un peu de ne plus aller au travail, de ne plus aller faire des courses, nous nous rendrons rapidement compte que le choix finit par s’imposer à nous. Rien à faire : nous ne pouvons pas échapper au fait d’aller au travail, au fait d’aller une fois de plus dans ce fichu magasin pour acheter ces fichus produits…

Pour contrebalancer cela nous avons d’autres temps : celui de la pêche, du dessin, de la lecture, des balades en forêt,… Bref, nous avons aussi fort heureusement, du temps libre. Et ce temps libre est d’autant plus apprécié qu’il fait suite au temps contraint, ce qui serait presque une vertu de ce dernier : nous apprécions la liberté tout particulièrement au sortir du temps de contrainte…

Temps prosaïque des contraintes et temps poétique de la liberté créative sont-ils pour autant deux temps séparés ? Gagne-t-on du temps poétique uniquement en réduisant, autant que faire se peut, le temps prosaïque ? En clair : est-ce uniquement en réduisant le temps passé à un travail qui ne nous plaît pas particulièrement que nous gagnerons de la marge pour les moments choisis d’activités libres et créatives ? Ou encore : est-ce uniquement en faisant plus vite ses courses de fin de semaine qu’on gagne plus de temps pour des activités de loisir ? La réponse paraît être « oui » à première vue…

Ne serait-il pas possible, pourtant, de concevoir les choses autrement ? Le prosaïque est-il prosaïque en lui-même ? Le poétique est-il poétique en lui-même ? Ou bien n’est-ce pas notre façon de nous rapporter au présupposé prosaïque qui le rend en grande partie prosaïque ? Et n’est-ce pas notre façon de nous rapporter au présupposé poétique qui le rend en grande partie poétique ?

En clair, et une fois de plus à partir de quelques exemples : n’est-ce pas en tentant de retenir sa liste de courses à partir de moyens mnémotechniques que le temps des courses en magasin pourrait devenir un temps de développement personnel ? N’est-ce pas en observant les modes de fonctionnement des clients qu’il serait ensuite possible de consigner quelque leçon dans un journal intime ? N’est-ce pas en décidant de lire un ouvrage de conseil en gestion du temps et des priorités qu’il serait possible de s’amuser ensuite à devenir plus efficace au travail pour, éventuellement, se voir proposer un autre travail plus intéressant encore ?

On l’aura compris : la façon de se rapporter au temps contraint peut faire qu’il soit moins vécu comme contraignant.

Une nouvelle quête palpitante s’offre donc à nous : elle consiste à chercher les moyens de se rapporter au monde, aux autres, aux choses, aux relations qui pourraient nous donner davantage à nous épanouir.

Comme bien souvent ce qui sera intéressant, épanouissant le sera à proportion de l’intérêt que nous nous construisons intérieurement pour ce qui nous entoure et des possibles pistes d’épanouissement que nous nous inventons en choisissant de percevoir ce qui correspond à nos attentes et non ce qui les déçoit.


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