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50 pièces à conviction...(43)
25/6/2015 18:52:06 (1431 lectures)

Conviction 43 / La solitude

Une certaine forme de solitude, choisie, permet de développer une réflexion à hauteur des capacités de notre monde intérieur.



43

LA SOLITUDE

Une certaine forme de solitude, choisie, permet de développer une réflexion à hauteur des capacités de notre monde intérieur.

La solitude est une nécessité du monde intérieur qui ne peut s’éveiller dans le bruit et la fureur.

Philippe Brenot (2007). Le Génie et la Folie en peinture, musique, littérature. Editions Odile Jacob. p. 55.

Il est une certaine solitude, subie, qui parait déconstruire petit à petit l’identité de l’individu. Dans la littérature, c’est le Robinson Crusoé de Michel Tournier (Vendredi ou les limbes du Pacifique) parlant de cette solitude comme d’un « milieu corrosif » qui agit « lentement » et ce, « dans un sens purement destructif » générant un « processus de déshumanisation » en soi. Dans la réalité, c’est cette personne en maison de retraite qui, ayant perdu les « cadres sociaux de la mémoire » (Maurice Halbwacks) que constituent pour nous notamment les autres, nos proches, se déconstruit en silence, se mettant à croire que certaines vieilles connaissances sont là où elles ne sont pas, à parler de ceux qui ne sont plus comme s’ils étaient encore… Cette forme là de solitude est celle qu’on ne peut souhaiter à personne, celle parfois présente dans le regard ou l’absence de regard de certains êtres perdus qui hantent parfois les rues de certaines de nos grandes villes, en fouillant les poubelles comme si le monde ne s’était plus réduit qu’à cette activité.

Il est une autre forme de solitude, cette fois choisie, qui paraît tout au contraire être le possible vecteur d’une construction de sa propre identité en un certain sens. Cette forme de solitude est à l’opposé d’une conception parfois véhiculée et qui consiste à croire et faire croire qu’il serait possible de se mettre à plusieurs pour « réfléchir ensemble ». Cette forme de solitude privilégie le retrait, la mise à l’écart de soi pour réfléchir véritablement, par exemple. Car il ne saurait y avoir de réflexion un peu profonde qui naisse là où un point de vue émis par l’un en entraîne un autre par la seule logique de l’association d’idées qui, en elle-même, n’a que peu de logique, peu de cohérence, peu de suivi dans les idées.

Faire le choix d’être momentanément seul avec soi, seul avec sa propre réflexion à développer de la meilleure façon qui soit, avec le meilleur suivi possible dans les idées parait être la condition sine qua non du développement d’une vraie réflexion et a fortiori d’une construction de soi spécifique à l’écart des tendances récurrentes au mimétisme, à l’écart des tendances tout aussi récurrentes au saut de puce, d’une idée à une autre, de façon totalement aléatoire.

Ainsi se met-on, par exemple, quelque temps à l’écart de ces réunions diverses et variées, si nombreuses encore, où rien de bien extraordinaire ne se construit, où chacun y va de son couplet personnel sur ses occupations et préoccupations en « rebondissant » – terme souvent utilisé, et qui n’est pas anodin – sur les idées émises par Untel ou Untel comme rebondirait plus un ballon de rugby qu’un ballon de football.

Se retirer momentanément du monde tel qu’il va pour réfléchir vraiment, ou encore pour méditer vraiment. Découvrir peu à peu les idées vers lesquelles on tend. Découvrir celles qui vont, viennent, passent dans notre ciel neuronal comme autant de nuages se formant, se déformant, se recomposant parfois entre eux. Sortir du trafic tumultueux et souvent bruyant de la vie, pour se retrouver un peu au calme, pour se retrouver… tout court, après avoir passé bien du temps à courir en tous sens sans toujours s’être donné une direction préalable. Nul doute que, procédant de la sorte, on se donne la possibilité de se faire advenir à soi et dans sa relation ultérieure aux autres selon de toutes nouvelles modalités davantage adaptées à nos aspirations.

Cela ne veut pas dire que les autres ne soient pas là en arrière-fond, ceux que nous aimons, ceux qui nous aiment. Cela ne veut pas dire que « l’intelligence collective » soit une contradiction dans les termes et qu’il faille se passer de toute forme de réunion. Cela veut plutôt dire qu’il nous faut apprendre à demeurer seul pour avancer en réflexion autrement que par des ricochets aléatoires. Cela veut plutôt dire, aussi, qu’il ne saurait y avoir de véritable « intelligence collective » que sur fond de temps mutuels pris par tout un chacun pour développer au mieux sa propre intelligence individuelle dans le calme et la solitude, hors du brouhaha des confrontations collectives, souvent bruyantes, où on ne s’entend pas et où on parle en parallèle les uns, puis les autres.


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