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50 pièces à conviction...(39)
24/6/2015 21:59:45 (1406 lectures)

Conviction 39 / Le groupe

Si le groupe est, en bien des occurrences, un apport pour l'individu, reste à garder à l'esprit qu'il peut aussi être synonyme de bien des dérives, sans qu'on s'en rende bien compte.



39

LE GROUPE

Si le groupe est, en bien des occurrences, un apport pour l'individu, reste à garder à l'esprit qu'il peut aussi être synonyme de bien des dérives, sans qu'on s'en rende bien compte.

Dès qu’il existe un groupe humain, il est ethnocentrique. Il se sent obligé de défendre non seulement ses biens (ses femmes, son territoire, ses plantations, ses constructions, ses objets précieux, etc.), mais aussi ses valeurs, ses particularités « idéelles ». Celui qui vit autrement, qui pense autrement est déprécié, moqué, rejeté, et même, à la limite, n’est pas un être humain, mais un animal, un monstre.

Colette Chiland (2007), Sois sage, Ô ma douleur. Réflexions sur la condition humaine. Editions Odile Jacob. p. 91

La chose est connue : on se construit, et trouve à se définir dans sa spécificité en s’opposant. S’opposant à ce qu’on estime ne pas être soi, on trouve effectivement à se définir, en creux.

Dans un groupe, nous montons encore un étage dans la complexité de la construction identitaire : des individus se retrouvent (ou pas, aussi, parfois…) dans un groupe au sens propre mais aussi et surtout au sens figuré. Chacun peut avoir l’impression que sa propre individualité, son identité propre repose pour partie sur l’insertion dans le groupe qui lui confère en retour le sentiment d’y avoir trouvé une partie des éléments constitutifs de cette identité.

L’existence du groupe étant synonyme de cet apport identitaire dont se nourrissent la majorité des membres, chacun y va de sa façon de contribuer à la survie du groupe : par certains apports spécifiques, mais aussi et surtout par échange régulier avec les autres membres sur les valeurs du groupe, et, à nouveau, comme c’était le cas au niveau individuel, par échange sur « les autres (groupes) » qui ne sont pas « nous ». Tout groupe paraît ainsi s’inscrire dans une dialectique de cohésion identitaire qui mène à s’autocentrer en s’opposant à ce qui n’est pas soi. Tout élément nouveau est de prime abord jugé suspect car susceptible de venir faire exploser le ciment de cette cohésion identitaire et a fortiori le groupe lui-même.

Un groupe humain n’est pas une chose mauvaise en soi, au contraire. Bien des aventures et avancées collectives n’auraient pas même vu le jour sans l’existence de tels groupes et l’apport d’un groupe à un individu est loin d’être négligeable en tant que milieu d’apprentissage notamment du vivre ensemble. Pour autant, rien n’interdit d’essayer de se mettre au clair, au moins un minimum, sur les risques auxquels l’inscription en lui nous expose.

On sait notamment les possibles dérives de certains groupes qui, par exemple, poussent la distinction « eux »/« nous » au point de ne plus concevoir de « nous » que par opposition à « eux » réduits à être « contre nous ». « Tout ce qui n’est pas avec nous est contre nous » : c’est le discours de certaines sectes visant l’intégration de leurs membres sur fond de désintégration de tout autre lien au reste de la société.

On sait aussi l’aptitude des membres d’un groupe à caricaturer parfois les positions qui ne sont pas les siennes, à stigmatiser tout autre groupe pour mieux se définir en retour.

Très rapidement un groupe peut nous séparer de bien d’autres groupes, pour peu que nous ne prenions garde à sa dialectique. Très rapidement il peut nous mener à nous déposséder de notre point de vue critique individuel pour peu que nous soyons enclins à laisser d’autres penser à notre place.

Reste dès lors à garder à l’esprit toutes les petites et grandes dérives auxquelles pourront exposer certaines relations au groupe. Reste à être vigilant quant à l’endroit où on place le curseur : s’agit-il simplement de se souvenir de l’apport du groupe ? s’agit-il simplement d’être momentanément partie prenante de la constitution d’un groupe pour que ce dernier génère un véritable apport dans son domaine d’intervention ? Ou bien s’agit-il d’être nourri par le groupe comme un malade infusé, branché de partout sur son lit d’hôpital, incapable d’aller choisir la nourriture qui lui plaît ? Et s’agit-il de se fondre dans le groupe au point de ne plus arriver à percevoir en dehors du groupe la spécificité de sa propre individualité ?


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