*
Top_left
Menu
ACCUEIL ACCUEIL
Mieux réussir, être + heureux... Mieux réussir, être + heureux...
Réussir sa vie Réussir sa vie
Attaché territorial - Culture G Attaché territorial - Culture G
RAEP, examens et concours RAEP, examens et concours
1. Rapport d'activité 1. Rapport d'activité
2. Expérience professionelle 2. Expérience professionelle
3. Parcours de formation 3. Parcours de formation
4. Illustration compétences pro 4. Illustration compétences pro
5. Curriculum Vitae 5. Curriculum Vitae
6. Lettre de motivation 6. Lettre de motivation
7. oral présentation parcours 7. oral présentation parcours
8. Réalisation pédagogique 8. Réalisation pédagogique
9. Mises en situation 9. Mises en situation
Ecrire ... Ecrire ...
Philosophie Philosophie
Réflexions au quotidien Réflexions au quotidien
Dissertations et citations Dissertations et citations
Ouvrages & Témoignages Ouvrages & Témoignages
Curriculum Vitae Curriculum Vitae
Livre d'or Livre d'or
Contact Contact
PrinterFriendly
Version optimisée pour imprimer
50 pièces à conviction...(29)
14/6/2015 16:33:11 (1242 lectures)

Conviction 29 / Le passé

Le passé ne pèse le plus souvent sur nos épaules qu'en raison de la représentation fâcheuse dans laquelle nous nous enfermons à son sujet.



29

LE PASSÉ

Thèse : Le passé ne pèse le plus souvent sur nos épaules qu'en raison de la représentation fâcheuse dans laquelle nous nous enfermons à son sujet.

Nous conservons continuellement la possibilité de changer la signification du passé, en tant que celui-ci est un ex-présent ayant eu un avenir. Mais au contenu du passé en tant que tel je ne puis rien ôter ni ajouter.

Sartre, L’être et le néant. Essais d’ontologie phénoménologique.1943.Gallimard. Collection TEL, p. 151.

« C’est toujours le présent qui décide de ce que le passé a été » déclara un jour Jean-Claude Carrière, producteur, lors d’un entretien à France-Culture. A l’opposé de ce point de vue, le comportement même de nombre de personnes. Un comportement, une relation à soi qui donne plutôt à croire que, pour ces personnes, c’est plutôt leur passé qui aurait décidé de ce que le présent ne peut qu’être, en vertu d’une certaine nécessité.

Très concrètement, cela signifie que quantité d’individus paraissent porter sur leurs épaules un lourd passé déterminant de part en part ce qu’elles sont dès à présent. Encore plus concrètement, songeons à ce jeune, mal à l’aise devant un employeur : il voudrait se vendre, indiquer qu’il a de la valeur, en vue d’être recruté mais, concevant son passé comme bien vide en termes d’expériences professionnelles d’ores et déjà bien significatives, il ne parvient pas à se dépêtrer, dans le présent, de cette conviction qu’il est encore bien jeune et qu’on lui préférera quelqu’un de plus expérimenté. Ne croyant pas en lui, voudrait-on que l’employeur le fasse ?

En bien des cas, le passé parait ainsi nous gêner. Il nous semble avoir été « trop comme ceci », « pas assez comme cela ». Et il nous semble que ce passé pèse de tout son poids sur le présent, venant étouffer toute possibilité heureuse d’avenir. En bien des cas, il reste que nous ne faisons que faire nous-même notre propre malheur. De fait, sans toujours nous en rendre compte, nous nous enfermons nous-mêmes, sans que qui que ce soit nous ait demandé quoi que ce soit, dans une représentation du passé, une simple représentation, dont nous pourrions fort bien changer la signification.

Ce faisant nous nous rendrions rapidement compte que c’est moins notre passé qui nous pèse au présent que la simple représentation que nous nous sommes construite à son sujet et que nous pourrions fort bien modifier, en un simple claquement de doigt le plus souvent.

Ainsi le jeune peut-il s’appréhender lui-même et se présenter aux autres non comme « peu expérimenté » mais comme « ayant d’ores et déjà quelques expériences dans le domaine professionnel ». Ainsi le professionnel ayant déjà un certain âge peut-il s’appréhender lui-même et se présenter aux autres non comme « déjà assez âgé et proche de la sortie » mais comme « expérimenté et disposé à partager son savoir, son expérience avec les plus jeunes qui arrivent ».

Nous ne pouvons certes pas faire que le passé soit autre qu’il a été et, en ce sens, il n’est guère en notre pouvoir d’en modifier le contenu. Reste que nous avons toutefois la possibilité de lui conférer, dans le présent, la signification de notre choix. La bouteille à moitié vide a certes été vidée pour partie, rien ne nous interdit toutefois de la considérer, dans le présent, non comme à moitié vide mais comme à moitié pleine. C’est aussi simple que cela et les conséquences ne sont pas des moindres.

Usant de ce pouvoir de modification de la représentation que nous nous donnons de notre passé, nous nous donnons aussi et en même temps celui de découvrir que l’horizon que nous percevions de prime abord comme bien bouché est plus dégagé que prévu. Concevoir d’une certaine façon son passé revient ainsi à s’armer de nouvelles possibilités, parfois totalement inédites à nos yeux, pour s’engager dans l’avenir autrement que de façon morose.

Pensant être en mesure de déterminer tout à fait correctement notre propre avenir, nous nous mettons en état d’y arriver. Ne nous pensant pas en mesure d’y arriver, nous nous lançons dans la confection d’une fâcheuse prophétie à laquelle nous conférons nous-même le pouvoir de se réaliser. N’est-ce point dommage ?


Retour Version optimisée pour imprimer Envoyer cet article à un(e) ami(e) Version optimisée pour imprimer
Les articles et commentaires publiés ici sont sous la responsabilité, sans restriction de l'auteur respectif.
bottom
copyright

© Copyright by Worldsoft AG, Neuchâtel, 2008. Tous droits réservés pour le monde entier !
Site optimisé avec Internet Explorer - Meilleure résolution écran 1024 X 768 pixels
Conception et Gestion du site :
www.breizhlagon.info

Pseudo :
User-Login
Votre E-mail