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50 pièces à conviction...(25)
12/6/2015 22:25:10 (1105 lectures)

Conviction 25 / L'amour

Ne plus aimer pour éviter des conséquences néfastes revient à se priver du pouvoir de vibrer.



25

L’AMOUR

Thèse : Ne plus aimer pour éviter des conséquences néfastes revient à se priver du pouvoir de vibrer.

Aimer et être aimé, c’est vivre pleinement. (…) Les murs qui chassent les déceptions chassent aussi le soleil des expériences enrichissantes.

Jim Rohn (1987), Stratégies de prospérité.

Editions Un Monde Différent., pp.191 & 199.

A quoi bon aimer puisqu’on finit parfois par être trompé, trahi ? A quoi bon s’attacher puisque les ruptures nous brisent du fait de notre attachement aux autres ? Ne plus aimer par crainte d’être encore trompé, ne plus s’attacher à ce point à qui que ce soit par crainte de devoir souffrir encore : l’idée traverse certains esprits, va même jusqu’à dicter certains comportements auto-imposés. Et pourtant…

Et pourtant, comme l’indiquent les ouvrages, qu’ils soient roman, poésie, théâtre ou autre, comme l’indiquent chants, chansons, musiques, l’amour – et a fortiori le lien fort d’attachement à l’autre – est ce qui fait le plus battre les cœurs. Peut-on alors sérieusement croire qu’il serait possible de vivre, véritablement, sans aimer, sans être aimé en retour ?

Comme l’ont prouvé certaines expériences d’une cruauté sans nom, un enfant auquel nul amour n’est prodigué peut fort bien être alimenté par ailleurs, il n’échappera pas à la mort qui l’attend. En l’absence d’amour minimal, point de salut possible en cette existence. Il y a là une exigence de base inscrite pour ainsi dire dans nos gênes : il faut nourrir un humain d’amour, en l’absence de quoi il n’a d’autre possibilité que de dépérir et rejoindre le néant dont il venait à peine de s’extirper pour advenir à l’existence.

Comme l’indiquent, maintenant, nombre de parcours individuels, si être trompé et ne plus être aimé peuvent en certains cas générer une déflagration identitaire, n’avoir personne à aimer, n’être aimé de personne de façon spécifique ne sont pas moins porteurs d’une destruction douce de notre être, d’un assèchement de nos aptitudes potentielles à exprimer le meilleur de nous-même. Mieux vaut avoir une relation, sous forme même de critique, avec autrui que de ne point en avoir du tout. Aussi l’artiste peut-il alors s’écrier comme Salvador Dali : critiquez-moi, peu importe ce que vous dites sur moi, mais critiquez-moi ! Rien de pire, il est vrai, que l’indifférence. Rien de pire que cette impression qu’on passe à côté de vous, de ce que vous êtes, de ce que vous faites comme on le ferait à côté d’une table, d’une chaise, d’une cafetière : sans affect mis en branle.

Si les déceptions mènent parfois à penser, à croire un instant que la solitude est préférable à tout et qu’il convient d’ériger des murs autour de soi pour qu’autrui ne vienne plus nous briser, reste qu’il n’est guère de vie qui puisse tenir de la sorte. C’est Nietzsche qui, retiré au plus loin de la société des hommes et de certains amours déçus qu’elle engendre, ne peut s’empêcher de songer à ce qu’une compagne lui apporterait en terme de réconfort pour faire face aux affres d’une existence maladive emplie de souffrance. C’est quantité d’autres qui se promènent en nos rues et ne voudraient, ni pour un gîte, ni pour un couvert, se séparer de ces animaux qui sont leur seul repère, leur seule source d’amour, le dernier fil ténu les tenant encore au-dessus de la surface.

Comme bon nombre d’autres choses, l’amour est susceptible du pire comme du meilleur. Il est ce qui détruit la personne trompée un jour, mais aussi ce qui la fait se relever quelque temps plus tard. Comme bon nombre d’autres choses, il est ce qu’on en fait : il est ce qui permet d’étouffer un individu en ne lui laissant aucune autonomie, en faisant tout pour lui et à sa place, en le privant de liberté ; mais il peut aussi bien être ce qui mène à se mettre à l’écoute d’autrui, à recevoir ce qu’il dit et ce qu’il est, à lui donner ce faisant, toute sa place, et à lui permettre de s’épanouir. Point de vibration possible en son absence.


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