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50 pièces à conviction...(23)
12/6/2015 21:57:42 (1235 lectures)

Conviction 23 / La morale

La morale : une façon d'avancer en essayant de ne faire de mal à personne ?



23

LA MORALE

Thèse : La morale : une façon d'avancer en essayant de ne faire de mal à personne ?

Jouir et faire jouir, sans faire de mal ni à toi ni à personne, voilà toute morale.

Chamfort. Cité dans : Michel Onfray (2011), Manifeste hédoniste. Editions Autrement. J’ai lu, p.31.

L’« éthique hédoniste » de Michel Onfray fait de cet « aphorisme » son « impératif catégorique ». Quel chemin suivre en matière d’éthique ? Quelle voie suivre pour se conformer à une certaine morale ? La réponse est donnée : se donner du plaisir, en donner aux autres sans que cela génère du mal, ni pour nous, ni pour autrui.

Lorsque je cuisine un bon plat et apporte de cette façon du plaisir à mes convives, suis-je d’ores et déjà dans le domaine de la « morale », dans le domaine de l’« éthique » ? Il serait possible d’en douter. Reste que, invitant des personnes chez moi, leur ouvrant ma porte, prenant du temps pour elles, leur signifiant par ce plat l’importance que je leur accorde, je suis d’ores et déjà, à l’évidence, dans un mode de relation à l’autre. Si j’en doute encore, il suffit que je pense à l’inverse : j’aurais pu ne pas vouloir ouvrir ma porte à l’autre, ne pas vouloir m’ouvrir, moi-même, à la différence et me replier sur ma propre identité, ne pas accepter de prendre de mon temps pour autrui, ne pas accepter d’accueillir l’autre… Tout cela est donc de l’ordre du choix dans un domaine qui concerne mon comportement dans la relation à autrui. Jouir et faire jouir est-ce toutefois de la « morale » ?

Nous ne sommes pas accoutumés, il est vrai, à parler de « morale » là où il est question de plaisir et non de règles qu’on s’impose à soi, dont on nous dit qu’il s’agit de se les imposer à soi. Nous sommes davantage habitués à faire fi du corps et de ses possibles plaisirs lorsqu’il s’agit de penser la morale, non de sentir, ressentir ce qu’elle est, verbes qui nous paraissent moins appropriés. Reste que ce à quoi nous ne sommes pas accoutumés, ce à quoi nous sommes davantage habitués n’est jamais qu’une manière de concevoir la morale, une manière rigoriste de l’appréhender qui n’est, très certainement, pas la seule possible. Intégrons donc le plaisir ; pourquoi pas ? Intégrons donc le corps et le plaisir ; pourquoi pas ? N’y a-t-il pas, alors, le risque de céder au déferlement des désirs, des passions, des plaisirs par-delà toute considération morale, par-delà toute prise en compte d’un minimum de règles relatives au devoir être sur lequel se fonde toute morale ?

C’est ici qu’intervient la nécessaire prise en compte de l’autre partie de l’aphorisme de CHAMFORT : jouir et faire jouir, certes, mais « sans faire de mal » ni à soi, ni aux autres. Et l’idée est loin d’être inintéressante…

En des temps où quelque chose comme une morale partagée parait difficile à envisager tant les conceptions au sujet de ce qui doit être sont diverses et variées, avancer en matière d’éthique « sans faire de mal » apparaît comme une injonction à creuser. Si, toujours dans le domaine de la morale, nous ne savons pas, nous ne savons plus où est le Bien, tant les grands récits religieux, politiques ont perdu de leur superbe à nos yeux, et si nous avançons à l’aveuglette, peut-être est-il possible de viser à ne pas s’égarer complètement en gardant en ligne de mire la lumière au bout du tunnel : éviter de se faire du mal, éviter d’en faire aux autres. La morale, indéfinissable, se définirait en étant ce qui advient lorsque nous visons le contraire de ce qu’on appelle communément « faire du mal », « se faire du mal ». Pourquoi pas ?

Des questions ne manqueront pas de surgir, certes : et si nous n’avons pas la même conception du mal ? Et si éviter ce que nous nommons le mal passait à nos yeux par le fait d’infliger ce qui est mal aux yeux des autres et pas à nos yeux ? Certes… Des questions demeurent… Il reste possible de les voir non comme le signe d’un échec mais comme l’invitation à la poursuite d’un idéal de vision partagée fondée sur l’échange d’arguments.


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