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50 pièces à conviction...(20)
11/6/2015 21:32:24 (1104 lectures)

Conviction 20 / La violence

Ce qui nous affecte en venant de l'extérieur nous affecte à proportion de la représentation intérieure que nous nous en donnons.



20

LA VIOLENCE

Thèse : Ce qui nous affecte en venant de l'extérieur nous affecte à proportion de la représentation intérieure que nous nous en donnons.

Souviens-toi que, ce qui te cause du tort, ce n’est pas qu’on t’insulte ou qu’on te frappe, mais l’opinion que tu as qu’on te fait du tort.

Epictète, Le Manuel. Ed. Arléa. p. 26.

Ce n’est pas ce que l’autre fait qui déclenche le plus souvent la violence, mais la façon dont nous recevons ce qui vient de lui.

Jacques Salomé (1999), Le Courage d’être soi. L’art de communiquer en conscience. Editions du Relié. Pocket, p. 55.

Souvent nous avons tendance à ne voir la violence qui s’exerce sur nous que sous l’angle de cette origine que nous percevons en elle : l’extérieur. La violence viendrait uniquement de l’extérieur et s’imposerait tout d’un bloc à nous. Nous ne compterions pour rien dans les effets qu’elle produit sur nous. Comme si le bruit qu’effectue la frappe d’une main sur un tambour était fonction exclusivement de la frappe venant de l’extérieur et non de la peau spécifique du tambour, plus ou moins tendue, placée sur une caisse de résonance plus ou moins profonde. Et pourtant…

Et pourtant, un même type de violence ne génère pas sur tous les mêmes effets : si l’un se sent broyé dans son être par une insulte, l’autre y voit une occasion donnée d’insulter l’autre copieusement en retour, ou bien encore une opportunité de tester sa propre capacité à demeurer calme et non affecté par un point de vue d’autrui qui n’est jamais que le point de vue de ce dernier, un simple reflet de son être.

Autant dire que « l’opinion » que nous nous faisons de ce qui nous arrive est loin d’être pour rien dans les effets plus ou moins importants que va générer telle ou telle forme de violence s’exerçant sur nous. Comme chacun sait, être jugé imbécile par quelqu’un que nous jugeons nous-même imbécile affecte moins que d’être jugé tel par celui/celle en qui nous plaçons une vraie capacité de jugement.

Ainsi avons-nous un certain pouvoir pour gérer au mieux certaines violences s’imposant à nous de l’extérieur, en les passant au prisme des représentations que nous décidons de nous en donner. Non qu’il soit aisé, en toutes circonstances, de procéder de la sorte face à tout type de violence, il reste qu’en bien des cas demeure cette possibilité de ne pas céder à nos tendances et de ne pas nous laisser affecter plus qu’il se doit : comme ce billet de vingt euros qui conserve toute sa valeur quand bien même il est froissé, écrasé par le pied d’un passant, je puis ainsi ne point me mettre à douter de ma propre valeur quelles que soient les tentatives, émanant de l’extérieur, destinées à tenter de m’ébranler. Conscient de cette liberté présente en moi, je sais que c’est moins ce qui arrive qui m’affecte que la représentation que je m’en donne.

Ainsi avons-nous un certain pouvoir, aussi, pour ce qui est de ne pas mettre de l’huile sur le feu d’un début de violence. Si je ne suis pas maître de cet acte violent venant s’abattre sur moi, du moins puis-je le devenir de la façon que j’ai de recevoir ce qui vient d’autrui. Je peux voir telle violence s’exerçant sur moi comme une agression, comme la cause du mal être que je vais me laisser aller à ressentir en moi ; je puis aussi, et tout aussi bien – quoique plus difficilement parfois…– me représenter cette violence comme non susceptible de m’agresser lors même que je décide de ne pas en être affecté, comme une violence qui m’apprend plus sur l’être d’autrui que sur mon propre être et qui affecte plus l’être d’autrui que mon être.

Loin qu’il s’agisse de nier l’existence de la violence dans le réel, sa réalité, il s’agit, bien plutôt, d’inviter à sortir du point de vue dogmatique qui consiste à croire qu’une violence est une violence et qu’il n’y a guère de nuances dans la façon subjective de recevoir cette réalité objective. Comment comprendre, sinon, que le même propos dur vienne accabler l’un et le faire couler plus encore, tandis qu’il vient réveiller tel autre individu et faire qu’il se reprenne en mains ? N’est-ce point que la violence ne produit pas uniquement ce qu’elle produit mais aussi ce que nous la laissons produire en nous ?


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