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50 pièces à conviction...(19)
11/6/2015 21:17:13 (1042 lectures)

Conviction 19 / La plainte

Se plaindre et subir, ou voir ce que nous pouvons faire à notre niveau puis gérer : le choix est très souvent entre nos mains.



19

LA PLAINTE

Thèse : Se plaindre et subir, ou voir ce que nous pouvons faire à notre niveau puis gérer : le choix est très souvent entre nos mains.

Si votre quotidien vous paraît pauvre, ne l’accusez pas. Accusez-vous vous-même de ne pas être assez poète pour appeler à vous ses richesses.

Rainer Maria Rilke (1903), Lettres à un jeune poète. Editions Bernard Grasset. Paris, p. 24.

« La société des victimes » : ainsi un auteur, Guillaume Erner, intitulait-il l’un de ses ouvrages paru il y a quelques années. Ce faisant, il n’était ni le premier, ni le dernier à nous mettre en garde face à ces pentes faciles que nous empruntons régulièrement et face à cette tendance qui nous caractérise bien souvent : celle qui consiste à céder à ce que Pascal Bruckner nommait déjà La tentation de l’innocence.

Regardons autour de nous, écoutons, surtout, ce qui se dit : de la météo qui n’est pas bonne, aux politiques qui sont tous les mêmes, en passant par les impôts que nous dénonçons tandis que nous réclamons toujours davantage de service public… partout se fait jour le même chant, le chant de la plainte. La plainte parait devenue la chose du monde la mieux partagée et chacun est prêt à démarrer au quart de tour pour entamer son couplet pour peu qu'on l’y incite, simplement en lui demandant « si ça va ? ».

La réponse classique du travailleur classique est bien connue et c’est friser à peine la caricature que de la rappeler comme suit. A la question « ça va ? » notre travailleur répond en début de semaine « comme un lundi… », laissant entendre qu’il n’est pas facile de devoir se remettre au travail, et il répond en fin de semaine « bientôt le week end... ! », laissant cette fois entendre qu’il n’aura guère été aisé de subir cette semaine de travail.

Tout comme la critique – « les gens… qui sont comme ceci, comme cela » – la plainte est devenue un sport national. A moins qu’il ne faille la concevoir comme un virus ayant depuis longtemps commencé à se propager et ne paraissant pas prêt à arrêter de si tôt son périple : de l’entre-soi à la sphère médiatique qui en use et en abuse la plainte est devenue l’équivalent d’une modalité de cohésion sociale. Comme des malades n’ayant plus d’autre plaisir que celui qui consiste à attirer à soi la compassion, les adhérents au club de la plainte se font toujours plus nombreux pour se raconter mutuellement leurs bobos. Pascal Bruckner n’a pas tort, qui y voit non seulement victimisation mais infantilisation. Tout se passe, effectivement, comme si, tel un enfant, nous souhaitions non pas tant que notre problème soit géré, mais que notre existence soit prise en compte dans le regard de l’autre. Je me plains, donc je suis…

Au même moment, un autre vent souffle toutefois en sens contraire : un vent de paroles, de discours, de formules invitant et incitant à gérer plutôt qu'à subir.

Cessons de nous plaindre que les choses soient chères, veillons plutôt à voir comment nous pourrions faire en sorte d’arriver à nous les payer. Cessons de nous plaindre en disant que les autres ne nous comprennent pas, veillons plutôt à voir comment mieux nous faire comprendre d’eux. Cessons de nous plaindre de l’attitude d’autrui à notre égard et à vouloir que l’autre change, veillons plutôt à changer nous-mêmes d’attitude à l’égard d’autrui et à changer nous-mêmes pour que la relation, vue cette fois de notre fenêtre, en vienne à s’améliorer.

L’idée n’est pas nouvelle mais, aujourd’hui comme hier, sa pertinence demeure intacte, pas le moins du monde affectée par le temps qui passe. Elle était déjà dans la bouche du 35e Président des Etats-Unis John Fitzgerald Kennedy, lorsque ce dernier, dans son discours inaugural bien connu, déclara : « Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays ».

Ne nous demandons pas comment le réel évoluera pour prendre en compte tous nos désirs, demandons-nous comment la force du désir en nous, celle qui nous anime d’une envie de changement, est une force que nous pouvons mettre en branle pour parvenir à nos fins : au lieu de nous contenter de nous plaindre de tout sans bouger pour que quelque chose change.


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