*
Top_left
Menu
ACCUEIL ACCUEIL
Mieux réussir, être + heureux... Mieux réussir, être + heureux...
Réussir sa vie Réussir sa vie
Attaché territorial - Culture G Attaché territorial - Culture G
RAEP, examens et concours RAEP, examens et concours
1. Rapport d'activité 1. Rapport d'activité
2. Expérience professionelle 2. Expérience professionelle
3. Parcours de formation 3. Parcours de formation
4. Illustration compétences pro 4. Illustration compétences pro
5. Curriculum Vitae 5. Curriculum Vitae
6. Lettre de motivation 6. Lettre de motivation
7. oral présentation parcours 7. oral présentation parcours
8. Réalisation pédagogique 8. Réalisation pédagogique
9. Mises en situation 9. Mises en situation
Ecrire ... Ecrire ...
Philosophie Philosophie
Réflexions au quotidien Réflexions au quotidien
Dissertations et citations Dissertations et citations
Ouvrages & Témoignages Ouvrages & Témoignages
Curriculum Vitae Curriculum Vitae
Livre d'or Livre d'or
Contact Contact
PrinterFriendly
Version optimisée pour imprimer
50 pièces à conviction...(4)
24/5/2015 14:08:30 (1253 lectures)

Conviction 4 / La philosophie

Que la philosophie ait ses limites est moins un inconvénient qu'un regard lucide sur ses possibilités et donc un bon point de départ pour philosopher.



4

LA PHILOSOPHIE

Thèse : Que la philosophie ait ses limites est moins un inconvénient qu'un regard lucide sur ses possibilités et donc un bon point de départ pour philosopher.

Il n’y a pas de philosophe qui supporte avec sérénité une rage de dents.

William Shakespeare, Beaucoup de bruit pour rien.

Philosopher est riche de promesses, parmi lesquelles celle de pouvoir tendre vers une certaine sagesse, a fortiori vers une lucidité éclairante et vers un minimum de sérénité dans l’existence. Reste que, la première rage de dents venue, le philosophe qui s’était un temps pris à croire qu’il était armé face aux attaques que lui réserve le destin doit rapidement déchanter.

L’idée que les divers maux susceptibles de nous accabler ne sont, à bien y penser et à bien philosopher, que des représentations, des conceptions à retravailler pour se défaire de toute crainte est jolie sur le papier. Quand le médecin nous apprend que nous-même ou un de nos proches souffre d’un mal incurable et que l’échéance est à trois mois… le monde qui s’écroule n’est pas un monde au-dessus duquel l’un quelconque de nos philosophes puisse s’élever et tenir comme en apesanteur.

A quoi bon, alors, la philosophie ? A quoi bon, alors, les philosophes s’ils sont voués à rejoindre, comme les politiques, les rangs de ceux qui savent faire et se faire des promesses et très peu les tenir ?

Que philosopher ne permette pas de supporter avec sérénité une rage de dent, est-ce toutefois un argument à l’appui duquel il faille se décider à passer par pertes et profits plus de vingt-cinq siècles de tentatives de compréhension du monde dans lequel nous vivons aux fins de déterminer ce que nous devons y faire notamment pour y vivre au mieux ? Et n’est-ce pas philosopher, encore, que d’arriver à déterminer les limites de la philosophie elle-même en indiquant qu’elle ne permet guère d’échapper aux rages de dents ? Car peut-être est-ce encore davantage de terrain gagné en terme de lucidité que d’observer que nul n’échappe à certains maux. Même le philosophe n'y échapperait pas, quand bien même certains d’entre eux ont un temps souscrit à certains raisonnements de type sophistique : essayant de se faire croire que la crainte de la mort, crainte parmi les craintes, était le lot exclusif du public non philosophe.

Maintenant que nous sommes revenus de telles sornettes, peut-être le temps est-il à nouveau venu de penser à ce que la philosophie ne peut pas être afin de mieux saisir ses limites quand on a parfois cru pouvoir s’en affranchir ? Peut-être le temps est-il venu de finir par se faire à cette idée, indispensable, qu’il n’est pas possible de sauter par-dessus soi ?

N’allons pas, tout de même, jusqu’à nous illusionner en croyant que nous en aurons fini, un beau jour, avec toutes les fadaises, idées reçues et autres illusions en tous genres que l’humanité charrie de génération en génération y compris dans les rangs de certains de ses philosophes. L’idée que le développement des Lumières de la raison finira par éclairer toutes les zones où grouillent encore les dernières formes d’obscurantisme a fait son temps. Les Lumières ont même, dit-on, fini par s’inverser dans leur contraire comme en témoignent certains pans relativement récents de notre histoire.

Est-ce à dire qu’il faille s’accommoder de ce qui, de toutes façons, perdurera en dépit de nos luttes ? Répondre par l’affirmative équivaudrait à signer le papier actant, par avance, la défaite de toute pensée comme de toute action.


Retour Version optimisée pour imprimer Envoyer cet article à un(e) ami(e) Version optimisée pour imprimer
Les articles et commentaires publiés ici sont sous la responsabilité, sans restriction de l'auteur respectif.
bottom
copyright

© Copyright by Worldsoft AG, Neuchâtel, 2008. Tous droits réservés pour le monde entier !
Site optimisé avec Internet Explorer - Meilleure résolution écran 1024 X 768 pixels
Conception et Gestion du site :
www.breizhlagon.info

Pseudo :
User-Login
Votre E-mail