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50 pièces à conviction...(2)
23/5/2015 7:12:44 (1216 lectures)

Conviction 2 / Le sens

La vie n'a d'autre sens que celui que nous lui donnons.



2

LE SENS

Thèse : La vie n'a d'autre sens que celui que nous lui donnons.

La vie n’a pas de sens, a priori. Avant que vous ne viviez, la vie, elle, n’est rien, c’est à vous de lui donner un sens, et la valeur n’est pas autre chose que ce sens que vous choisissez.

Jean-Paul Sartre, L’existentialisme est un humanisme. Folio, p. 74.

Quel est le sens de la vie ? En a-t-elle seulement un ? Y-a-t-il quelque chose de logique en elle ? Ou bien est-elle absurde ? Sartre paraît trancher le débat en affirmant que « la vie n’a pas de sens a priori ». Qu’on ne s’y trompe pas, toutefois : il ne nous dit pas que la vie n’a pas de sens, comme l’indiquent les termes « a priori ». « A priori » signifie « avant toute expérience ». Et ce que nous dit le philosophe, c’est donc ceci : la vie dont nul ne ferait l’expérience n’aurait pas de sens en elle-même. Ce qui ne signifie pas qu’elle serait insensée, non plus, puisque dire qu’elle est insensée c’est lui conférer encore un sens, celui de défier les lois de la logique. Or elle ne peut être sensée, insensée ou tout autre chose qu’à compter du moment où on en fait l’expérience et en tire des leçons.

Ni sensée, ni insensée en elle-même la vie n’a « a priori », et donc avant toute expérience, pas de sens qui puisse lui être assignée. Pourquoi ? Tout simplement parce que le sens est justement ce qui n’existe pas dans les choses. Le sens n'existe pas tant qu’un humain ne l’a pas assigné, conféré de l’extérieur aux choses en question. C’est toujours l’humain, et donc nous, qui donnons tel sens ou tel autre à la vie. La vie, quant à elle, n’a de sens que pour autant que nous autres, humains, lui en attribuons. Ce sens n’est pas dès le départ inscrit en elle. Il faut que l’Homme le perçoive en elle pour qu’elle en soit dotée.

Voilà pourquoi Sartre peut poursuivre en disant que la vie « n’est rien » tant que nous ne l’avons pas vécue. Dire qu’elle « n’est rien » ne veut pas dire, ici non plus, qu’elle compterait pour du beurre ou qu’elle n’aurait aucun intérêt, car ce serait déjà lui conférer ce sens comme s’il était déjà en elle par avance. Cela signifie, bien plutôt, que la vie n’est pas encore « ceci » ou « cela », pas encore « emplie de sens » ou « absurde, dénuée de sens » tant qu’un individu n’a pas porté son regard sur elle. Elle ne commencera à avoir tel sens ou tel autre qu’à partir du moment où un individu l’aura considérée comme « objet » de sa préoccupation et se sera lui-même posé, ce faisant, comme « sujet » (conscience) face à elle, au moyen d'un jugement : « la vie est belle », « la vie n’a pas de logique »,… A vrai dire, la vie n’est ni « belle », ni « illogique » en soi : elle commence à le devenir pour soi, pour un individu advenant à l’existence et apportant ce sens de son tréfonds pour le conférer, de l’extérieur à une vie qui en elle-même n’est rien, rien d’autre que ce qu’on pourra dire à son sujet.

La vie vaut-elle la peine d’être vécue ? Voilà une question qui interroge la « valeur » de la vie. Or cette « valeur », nous dit Sartre, n’est autre chose, une fois de plus, que « ce sens » que nous choisissons de conférer aux choses. La vie n’a donc ni valeur, ni absence de valeur en elle-même : elle n’a que la valeur que nous choisissons de lui attribuer, de placer en elle.

Là où nous voyons bien souvent quantité d’individus observer la vie pour déterminer si elle a un sens, une valeur, nous voyons donc, en fait, des individus qui s’illusionnent en croyant que le caractère sensé ou insensé, logique ou absurde de la vie est là, dans la vie et n’attend que d’être découvert. A l’évidence, il ne s’agit pas de songer à lever le voile sur un sens et une valeur toujours déjà là qu’il ne s’agirait plus que de découvrir. Il s’agit, bien plutôt, de prendre conscience de ceci que nous sommes les seuls responsables du sens que nous voyons dans la vie dans la mesure même où nous en sommes les exclusifs donateurs. La vie sera ce que nous en avons pensé, ce que nous avons dit à son sujet. Rien d’autre.


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