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L'homme qui marchait dans sa tête...(5)
17/4/2015 20:29:41 (1970 lectures)

Journal philosophique 5

A la recherche de la liberté perdue...



A la recherche de la liberté perdue...

Merveilleuse marche d'une heure, en pleine nuit, de bon matin. A peine sorti de la maison, je sens l'air frais chatouiller mes narines. Cet air, sans cesse modifié au gré du vent, de la température, n'a rien à voir avec l'air confiné de nos pièces parfois demeurées trop longtemps sans aération.

Direction...la pleine campagne, par les chemins qui longent d'abord quelques quartiers.

Il me semble, depuis longtemps, que la marche, la course à pied mettent dans un état semi-hypnotique propice au surgissement de pensées qu'on n'a pas d'ordinaire. Parmi ces pensées, celles-ci : il faudrait, pour ce qui me concerne, écrire un ouvrage qui commencerait par « longtemps, je me suis levé de bonne heure... ». Il s'agirait d'un roman, et ce roman serait intitulé A la recherche de la liberté perdue. On y traiterait notamment de la marche, bien entendu, on y traiterait de rencontres de pleine nuit comme celle de ce matin avec une colombe endormie sur sa branche, au-dessus du chemin par lequel je passe, une colombe ayant replié sa tête contre son poitrail, de côté, une colombe drapée dans son plumage...

Plus je marche, plus je réalise que c'est de cela qu'il s'agit : mettre un pas devant l'autre, toujours en quête d'une liberté sinon perdue, du moins perdue de vue, bien souvent. Perdue de vue parce que ceux qui ne sont pas privés de liberté, ou en voie de l'être, n'ont pas toujours conscience, loin de là, de l'existence en eux et autour d'eux de ce bien précieux. Perdue de vue parce que nous sortons à des heures « normales », parce que nous nous conformons à certaines normes comme nous nous laisserions aller librement sur des rails qui ne laissent, à bien y penser, que peu de liberté parfois. Perdue de vue, cette liberté, également, parce que nous croyons être libres en ayant choisi la couleur de la tapisserie dans certaines de nos prisons dorées, comme il arrive aussi parfois.

« L'homme qui marchait dans sa tête » marche donc, fort vraisemblablement, vers la liberté, vers cet horizon de liberté. Il marche vers la liberté, peut-être sans se rendre compte que son cheminement relève d'ores et déjà, lui-même, de la liberté, par le fait de sortir des sentiers battus, de sortir de l'ornière des heures normales, en s'arrachant à bien des carcans, en marchant, en écrivant, en avançant dans la marche, en avançant dans l'écriture : un pas devant l'autre, tant qu'il y a de la vie...

En marchant, en pleine nuit, je réalise que la lampe frontale, par son faisceau, fait advenir à l'être, ce qui est. Ces arbres, ces herbes, ces fleurs étaient déjà là, certes : il reste qu'ils n'adviennent à l'être, pour moi, que pour peu que ma perception, ma pensée, se posent sur eux. Seraient-ils « arbre », « herbe », « fleur » en l'absence de notre regard ?

Notre esprit est un fourmillement permanent, ininterrompu, d'idées en surproduction. C'est ce que je me dis, une fois de plus. C'est aussi ce qui explique ce petit carnet, toujours présent sur moi, même en pleine nuit, pour y consigner quelques notes, pour y garder trace d'événements qui, en l'absence de cela, en l'absence de fixation, voleraient au vent pour ne revenir qu'éventuellement.

Retour dans le quartier. Je croise un chat, recroquevillé sur lui-même au milieu de la route, tranquille, pas le moins du monde gêné, dérangé, surpris par ma présence à cette heure. Les chats qui passent par nos maisons sans un quelconque sens de la propriété, les chats qui ne s'offusquent guère de vous croiser à des heures si matinales ont une autre conception de la norme, du normal : ou bien, peut-être n'en ont-ils, tout simplement, pas du tout ? ou bien peut-être n'y a-t-il, pour ce qui les concerne, de normes que celles, immanentes, inscrites par la nature en eux ?


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