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Et vous ? Quelle est votre philosophie de vie ? (2/2)
6/3/2015 21:39:48 (1732 lectures)



Et vous ? Quelle est votre philosophie de vie ? (SUITE...)

31 La façon qu’on a d’aborder les difficultés est à l’évidence déterminante dans la capacité que nous nous donnons ou pas à bien poser les problèmes pour mieux les résoudre. Quand nous focalisons notre attention sur les difficultés que nous allons rencontrer il y a de fortes probabilités pour que nous demeurions empêtrés dans ces difficultés. Au contraire, quand nous focalisons notre attention sur la meilleure façon de nous amuser à construire les problèmes puis à construire les solutions, il y a de fortes chances que l’éviction des difficultés initiales ne soit qu’un jeu d’enfant.

32 L’expérience ordinaire regorge d’exemples et d’images nous indiquant quels autres éléments peuvent alimenter encore une philosophie de vie véritablement constructive. L’image du chien Pitbull est une image intéressante de ce point de vue : pas plus que ce chien ne lâche sa proie une fois qu’il l’a en gueule, nous ne devrions perdre de vue ce que nous nous sommes fixé de faire. C’est là ce qu’on appelle la ténacité ou encore la détermination.

33 Je me rappelle bien le jour où je confiai à un jeune collaborateur le soin de rédiger une longue note dans le cadre d’un travail que nous avions à accomplir ensemble. Peu habitué à rédiger d’aussi longues notes et peu confiant en ses capacités, ce collaborateur vint me voir après avoir écrit cinq lignes, me confiant ses doutes quant à sa capacité d’y arriver. Ayant en tête ce que des collègues peu expérimentés auraient été capables de faire à sa place, il était prêt à rendre les armes avant d’avoir engagé un début de bataille. Je lui expliquai que nous autres collègues davantage expérimentés étions tous passés par le fait d’avoir des doutes et surtout d’être peu expérimentés avant de le devenir davantage. Notre caractéristique commune : nous n’avions pas baissé les bras, nous étions retournés au travail après avoir confié à d’autres nos doutes. Quelques jours plus tard, après s’y être lui aussi remis, il me rendit pour l’équipe une note remarquable. La ténacité, une fois de plus, avait payé.

34 Savoir se mettre dans un état d’esprit donné est une composante essentielle de la philosophie constructive menant à la réussite. Savoir se convaincre qu’on va réussir est probablement le meilleur moyen de réussir. Comme on le dit souvent : il faut « y croire ». Pourquoi ? En quoi est-ce important ? C’est important parce que l’expérience nous l’indique très souvent : ceux qui n’y croient pas échouent, ceux qui y croient réussissent. Cela ne marche certes pas tout le temps mais cela marche très souvent.

35 Lorsque j’observe ma propre réussite en certains domaines, je réalise à quel point le fait de m’être forcé à « y croire » a joué un rôle déterminant. Je ne compte pas le nombre de fois où n’ayant pas réussi suffisamment à y croire j’ai différé certaines réussites.

36 Un exemple clair de ce point de vue est celui de mon premier livre. « Ecrire un livre », « être auteur » : voilà bien un rêve qui ne serait à tout jamais demeuré que rêve si un de mes amis n’avait pas fini par me secouer un peu comme un prunier pour que je me décide enfin à prendre contact avec un éditeur. Je n’osais pas. Combien de rêves enterrons-nous ainsi en n’osant pas ?

37 Un jour je me suis tout de même décidé. Non seulement cela mais je me suis décidé à me mettre dans l’état d’esprit approprié pour devenir auteur. J’ai pris des feuilles cartonnées, j’ai écrit le titre de mon ouvrage sur cette couverture de fortune, je suis allé jusqu’à imiter sur cette même couverture le petit dessin par lequel on reconnaît l’éditeur qui m’intéressait et… je me suis convaincu que je devenais « un auteur ». Ensuite, après avoir écrit deux pages par jour de mon futur ouvrage, j’ai pris contact avec l’éditeur en question chez lequel je rêvais d’être publié. Au départ, je n’ai pas eu de réponse. Ensuite, après relance, j’ai eu une réponse négative puis par un étrange revirement l’éditeur m’a un beau jour demandé davantage de pages puis a validé mon projet qui était à son goût. Dire que cela m’a apporté de la joie serait trop peu dire. J’étais aux anges ! Mon rêve se réalisait. J’allais pouvoir me promener en librairie et trouver bientôt sur l’un des rayons ce premier ouvrage portant mon nom et que tout un chacun pourrait feuilleter au même titre que ceux d’autres… « auteurs ». J’étais donc devenu ce que j’aspirais depuis si longtemps à être.

38 « Y croire », « se conditionner à y arriver », « se lancer », « ne pas lâcher tant qu’on n’y est pas arrivé » : autant d’expressions toutes simples disant en quelques mots quel type de philosophie de vie est de nature à favoriser notre réussite et les joies qui peuvent lui être liées.

39 La philosophie de vie appropriée pour réussir sa vie et être heureux apparaît ainsi fort simple. Elles est parfois si simple que nous continuons à rechercher des choses plus compliquées : comme si nous n’acceptions pas que la réussite et le bonheur reposent sur des fondements aussi simples !

40 Parmi les éléments simples de cette philosophie de vie : la méthode des petits pas. Savez-vous que si vous écrivez une page par jour vous pouvez avoir écrit un ouvrage de 365 pages en un an ? Savez-vous que si vous courez pendant une minute aujourd’hui, deux minutes demain, trois minutes après-demain et ainsi de suite vous serez capable pour la plupart de courir pendant 6 heures dans un an ! De grandes choses ne sont ainsi que des petites choses réalisées chaque jour sur le long terme. De grands rêves qui se réalisent ne sont ainsi que de très petits efforts accomplis avec une régularité tenace sur le long terme.

41 Reste à prendre l’habitude de penser et faire autrement. De nouvelles petites habitudes peuvent transformer nos conceptions et notre vie bien au-delà de ce que nous pensons. Pour cela, il reste encore une petite chose toute simple à faire mais parfois O combien difficile : prendre la ferme décision d’intégrer à notre vie ces petites habitudes quotidiennes nouvelles au service d’une vie heureuse et réussie.

42 L’ouvrage que vous tenez actuellement entre les mains vous parait-il volumineux ? Lorsque vous avez vu son nombre de pages, peut-être vous êtes vous dit : « jamais je ne serais capable d’écrire un ouvrage comprenant un aussi grand nombre de pages ! » Pour tout vous avouer, c’est également ce que je me serais dit il y a quelques années de cela. Un ouvrage aussi volumineux m’aurait impressionné. J’aurais par avance déposé les armes après avoir écrit deux pages.

43 Depuis quelques années, je me suis mis à penser tout autrement : je ne vois plus un ouvrage de cinq cent pages mais deux-cent cinquante jours d’écriture de deux pages. Soit : environ huit mois durant lesquels on s’amuse à écrire deux pages par jour (30 X 8 X 2/30 jours X 8 mois X 2 pages = 480 pages). Lorsque j’imaginais cinq cent pages à écrire, je me décomposais. Aujourd’hui, lorsque j’écris mes deux pages quotidiennes, je m’amuse ! J’ai tout simplement intégré à ma vie de nouvelles petites habitudes quotidiennes. Simple, non ?

44 Je me rappelle le jour où une amie étudiante me déclara, affolée, qu’ayant remis régulièrement à plus tard ses révisions, elle avait désormais « tout » à revoir. Celui lui paraissait le summum de l’impossible. « Comment TOUT revoir ? » me demandait-elle, passablement désespérée et déjà certaine d’échouer. Je me suis mis à lui poser quelques questions : « Quand tu dis TOUT, c’est quoi ce TOUT ? Cela veut dire combien de cours ? Combien de pages, chaque cours ? ». Vous vous en doutez : elle n’en avait aucune idée ! Elle se contentait d’imaginer ce qu’elle avait à revoir comme un vaste tsunami qui allait emporter sur son passage tout espoir de réussite. Pour calmer cette imagination abusive, je mis plusieurs chaises devant nous. Elle y plaça chacun des cours sur chaque chaise. Six chaises étaient prises. Suivant mes conseils, elle compta le nombre de pages à revoir en tout, le nombre de jours qu’il restait avant les épreuves et se rendit compte qu’elle avait… à peine quelques dizaines de pages à revoir chaque jour pendant plusieurs jours. Vous imaginez la suite : cela la calma et elle réussit à décrocher son examen. Au lieu de céder à la procrastination qui est l’art de toujours remettre au lendemain ce qu’on pourrait faire le jour même, elle venait d’introduire dans sa vie d’étudiante de nouvelles petites habitudes quotidiennes. Comme j’ai coutume de le dire : le bonheur tient parfois à peu de choses !

45 Dans bien des cas la solution à nos soi-disant problèmes tient dans le fait de se forcer à rester calme quand on se sent prêt à céder à l’affolement. Un stylo, une feuille : deux outils simples, à portée de tous, pour « se poser » et « poser les choses ». Si quantité de personnes s’affolent c’est très souvent parce qu’elles laissent l’imagination débridée se déchaîner et envahir notre espace mental de toutes sortes de craintes, d’inquiétudes, d’angoisse. Un crayon et une feuille : voilà un bon moyen de fixer les choses quelque part. Il n’en va pas de même dans notre esprit : quant tout s’affole en nous, les idées fusent dans tous les sens et plus rien n’est contrôlable. En écrivant les choses, on les canalise.

46 Les listes sont un moyen de poser tout ce qu’on à faire. Les « mind map »1 désormais bien connus sont également un moyen par exemple de se sécuriser en notant sur des traits ou dans des bulles toutes les choses qu’il s’agit de faire : un bon moyen pour s’assurer de ne rien oublier et donc de se rassurer au lieu de se soumettre à l’angoisse.

47 Toute une philosophie de vie constructive reposant sur des fondements aussi simples que ceux jusqu’ici évoqués peut ainsi se construire chez celui qui veut réussir dans la vie, réussir sa vie et ne pas se laisser aller à d’inutiles angoisses. L’écriture sous forme littéraire mais aussi de listes, de cartes heuristiques, de tableaux de bord, de bilans est un élément essentiel pour avancer vers la concrétisation de nos rêves tout en s’assurant régulièrement que le chemin suivi est toujours le bon. Ceux qui sont perdus dans la vie sont souvent ceux qui n’écrivent rien sur leurs possibles rêves.

48 Qu’il s’agisse de l’auteur qui, au départ, n’imagine pas pouvoir écrire un ouvrage volumineux ou de l’étudiante affolée qui n’imagine pas arriver à « tout » revoir, à chaque fois il y a un point commun : pour réussir, pour « y arriver », il faut que notre philosophie de vie repose sur un choix de perception. C’est très souvent parce que nous pensons certaines choses comme impossibles à réaliser que nous nous privons de la possibilité de les réaliser. Inversement : certains projets incroyables au départ deviennent parfaitement réalisables quant on arrive à se convaincre qu’ils sont de l’ordre du possible.

49 Travailler sur son choix de perception : voilà un conseil utile qu’il est arrivé régulièrement de donner à de nombreuses personnes, des enfants comme des adultes. Pourquoi avons-nous besoin, pour la plupart d’entre nous, de travailler à cela ?

50 Réponse : nous manquons pour bon nombre de ce fameux sésame de la réussite qu’est la confiance en soi. Il en résulte quelque chose de terrible : nous torpillons nos possibilités de réussite avant même d’avoir fait un seul premier pas sur le chemin de cette réussite.

51 Un premier moyen permettant de construire en nous cette confiance en soi est d’imiter quelqu’un que nous connaissons et qui n’est pas du genre à ne pas avoir confiance en lui. Comment parle-t-il ? Comment se lève-t-il de sa chaise pour prendre la parole devant un public ? Comment se présente-t-il ? Une fois que nous avons repéré toutes ces façons de faire, il suffit de les reproduire. Simple, une fois de plus, non ? Il s’agit tout simplement de faire « comme si » on était confiant et, petit à petit, on va le devenir.

52 Un deuxième moyen consiste à se forcer à couper le son des « petites voix » qui ne cessent de nous importuner. Ces petites voix nous demandent : « as-tu le niveau ? » « vas-tu y arriver ? » « que pense-t-on de toi quand tu parles ? » Nous sommes le plus souvent tellement affairés à écouter ces petites voix inutiles que nous ne sommes plus présents à ce que nous étions censés faire. Une telle baisse de concentration nous mène à nous écarter du chemin de la réussite et nous perdre complètement. Fort heureusement, il existe une technique toute simple pour retrouver une vraie présence à ce que nous avons à faire : il s’agit de se mobiliser corps et âme dans ce qu’on est en train de faire. Concrètement, cela signifie que pour faire un discours en public, par exemple, il faut mobiliser son esprit mais aussi son corps : gestuelle, mouvement du corps en arrière pour illustrer un sentiment de surprise, sourire aux lèvres pour prendre plaisir et faire prendre plaisir à ce qu’on raconte, etc. Quand l’esprit et le corps sont mobilisés ensemble vers la même chose, il y a moins de probabilité que notre attention soit détournée par les vilaines petites voix destructives de confiance en soi.

53 Une philosophie de vie orientée vers la réussite et le bonheur se fonde donc sur un savoir avec la connaissance de la méthode des petits pas par exemple. Elle se fonde toutefois également sur un ensemble de savoir faire et de stratégies à l’égard de soi. De fait, pour contrôler un tant soi peu le monde qui nous environne, il vaut mieux commencer par apprendre à se contrôler.

54 Un exemple nous l’indique bien : c’est en commençant par contrôler son propre stress et en apprenant à ne pas le laisser transparaître qu’un dirigeant ou un chef d’équipe arrive à faire en sorte que tous ses collaborateurs continuent à travailler sereinement même dans les situations les plus difficiles. Le savoir ici mobilisé est le suivant : les émotions se propagent comme un virus dans un groupe. Le savoir faire mobilisé peut ensuite être le suivant : utiliser une façon de respirer spécifique ou, simplement, se focaliser sur sa propre respiration pour demeurer calme, garder son sang froid et gérer la situation sans se laisser affecter par des éléments de la situation qui perturberaient plus d’une personne.

55 A ce que je viens de dire, on m’a souvent objecté qu’ « il existe tout de même des situations éminemment stressantes » et que dans ces cas de figure on ne peut qu’être stressé. A quoi je réponds – sans me stresser…– ceci : « les situations stressantes n’existent pas ! » Cette réponse à le mérite de laisser plus d’un interloqué. Je reprends généralement ma phrase et y ajoute un autre élément : « il n’y a pas de situation stressante en soi, il n’y a que des gens qui se laissent stresser par certaines situations ». Cela signifie quoi ?

56 Cela signifie ceci : si vous voulez éviter les situations stressantes, travaillez non pas à les éviter mais travaillez… sur vous ! Quand vous l’aurez fait suffisamment vous vous rendrez compte que les situations que vous disiez auparavant « stressantes » n’en sont plus.

57 Il y a maintenant bien des années, je me disais que « c’est stressant d’enseigner ». Ce stress me paraissait d’autant plus embêtant que j’adore enseigner ! Après avoir un peu réfléchi sur tout cela, je me suis dit que je n’allais tout de même pas me priver d’une activité qui me plaît tant. J’ai donc, revu ma copie et j’ai écrit : « il est stressant d’enseigner… uniquement pour ceux qui se stressent eux-mêmes ». Puis j’ai arrêté de me stresser tout seul. Au lieu de me demander comment j’allais faire si on me posait une question à laquelle je ne savais pas répondre, j’ai décidé de renvoyer la question d’abord au groupe : « et vous, comment répondriez-vous à cette question ? » J’ai également décidé d’accepter que je ne sais pas tout, que cela est normal car nul ne peut tout savoir. Depuis ce temps, le stress à complètement disparu !

58 Résumons : nous pensons que certaines situations sont bloquantes mais c’est nous qui les bloquons dans certaines situations. Il n’existe pas de situation bloquante, il n’existe que des personnes qui se bloquent dans certaines situations. Je sais par avance que certaines personnes s’évertueront à trouver certaines situations qu’elles jugent bloquantes et me les mettront sous le nez en me disant : « vous voyez bien ! Il y a tout de même des situations bloquantes ». En de pareils cas, j’adore m’amuser à leur prouver par A + B que ces situations ne sont bloquantes que pour qui les juge telles. Celui qui en viendrait à faire un autre « choix de perception » les jugerait autrement et, neuf fois sur dix, arriverait à débloquer la situation soi-disant bloquante.

59 Un exemple classique est celui des étudiants qui me disent avoir été bloqués par un sujet difficile. Je commence généralement par leur dire qu’il n’y a pas, selon moi, de sujet difficile en soi : il n’y a que des personnes jugeant un sujet difficile… tandis que d’autres s’efforcent de le penser d’une telle façon qu’il va ensuite leur être facile de traiter le sujet en question. « Ce sujet est tout de même difficile ! » me dit-on. Je trouve alors rapidement dans l’auditoire d’autres étudiants qui l’ont traité sans rencontrer de difficulté particulière. Cela peut paraître énervant mais… ce n’est énervant que pour qui se laisse énerver !

60 Au-delà de l’aspect plaisantin du propos, il y a là une vérité que nous devrions tous méditer, me semble-t-il, pour mieux réussir et atteindre davantage de bonheur. Cette vérité peut être dite de bien des façons et elle a été énoncée déjà dans tout ce qui précède. Les difficultés que nous croyons propres au monde ne sont, le plus souvent, propres qu’à nous-mêmes. A bien y réfléchir, le monde n’est ni terrible, ni difficile, ni ceci, ni cela : il le sera si nous le disons tel, bien entendu. Il reste qu’en apprenant à le percevoir autrement, nous faisons un premier pas vers ce qui nous permettra de le voir autrement et de le transformer en autre chose. Cela parait difficile à croire, peut-être, il reste que seuls ceux qui « y croient » finissent le plus souvent par « y arriver ». Pourquoi ne pas essayer, dans ce cas ?

61 Une philosophie de vie constructive repose sur des savoirs, des savoir faire. Elle repose aussi sur un savoir être : sur une certaine façon de se rapporter à soi, aux autres et au monde en général, ainsi que nous l’avons vu.

62 Enormément de personnes se rapportent au monde comme s’il se résumait à ce qu’elles en disent. Enormément de personnes se rapportent à elles-mêmes en se réduisant à ce qu’elles disent d’elles-mêmes : « je suis comme ceci », « je ne suis pas comme cela ». Pire : énormément de personnes se rapportent aux autres en réduisant ce que sont les autres à quelques mots, à quelques jugements hâtifs émis à l’emporte pièce. Pourquoi de telles réductions ? Difficile à dire. Peut-être cela tient-il au fait que nous croyons nous rassurer en nous faisant croire que notre récit sur nous, les autres, le monde suffit à faire le tour de ce que nous sommes, de ce que sont les autres et de ce qu’est le monde ?

63 Au lieu de nous rassurer de la sorte, peut-être devrions-nous sortir de nos zones de confort et goûter un peu l’angoisse des folles possibilités que chacun recèle en lui ? Peut-être nous autoriserons-nous alors à devenir autre chose que ce à quoi nous nous sommes jusque là réduit à être par le récit que nous tenons sur nous-même ? Sommes-nous tenus de demeurer constamment sur des rails construits par d’autres et nous menant à des destinations choisies par d’autres ou au nombre limité par d’autres ? Ou bien, ne pouvons-nous pas décider… de construire d’autres rails pour rejoindre des destinations toutes autres ?

64 Je l’ai dit et je le redis à nouveau : je crois fermement que ce que sera notre vie est profondément fonction d’un choix de perception. De ce choix résultera que tout ne soit que repli ou que tout ne soit qu’ouverture sur soi, sur les autres, sur un monde à faire.

1 Tony Buzan


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