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Et vous ? Quelle est votre philosophie de vie ? (1/2)
6/3/2015 21:32:28 (1828 lectures)



Et vous ? Quelle est votre philosophie de vie ?

01 « Décidément, tout fout le camp ! », « Pourquoi ça tombe toujours sur moi ? », « Comment ça se fait que je collectionne les échecs ? » : que nous le voulions ou non, il semble que nous ayons tous en nous en permanence de telles petites convictions qui nous animent et de telles fausses questions qui nous minent. Ces convictions et interrogations permanentes qui animent nos pensées et nos comportements de façon régulière finissent par devenir une sorte de philosophie de vie, l’équivalent d’une vision du monde. Certains passent leur temps à estimer qu’« on paye trop d’impôts » tout en attendant paradoxalement toujours plus de services rendus par l’Etat. D’autres passent leur temps à critiquer les gens… qui critiquent les gens sans se rendre compte d’une part qu’ils font partie des gens, d’autre part qu’ils ne cessent de faire ce qu’ils ne cessent de dénoncer.

02 Ainsi nous constituons nous, sans toujours nous en rendre compte, toute une philosophie de vie sur fond de croyances, de généralisations, de conceptions tristes et dépressives. Quel bonheur de se présenter aux autres comme malheureux ! Les autres nous perçoivent alors comme de malheureuses victimes dont il faut prendre soin et voilà qu’on s’occupe de nous ! Es-ce pourtant être vraiment heureux que de passer son temps à se présenter comme malheureux ?

03 Bien souvent la plainte ne dure qu’un temps. Soit on finit par en avoir soi-même assez de se plaindre en se rendant compte qu’il y a aussi dans le monde matière à bien des joies. Soit les autres finissent par changer de trottoir en nous voyant arriver au loin : ils ne souhaitent plus que leur journée soit plombée par notre éternelle complainte des gens tristes qui auto alimentent leur tristesse et transmettent le virus à quiconque les croise.

04 Surgit ainsi un jour, mais hélas pas toujours, la prise de conscience : et si ma façon de penser était ce qui me mène à échouer ? Et si ma façon de voir les choses était ce qui me rend malheureux ? De fait, face aux événements, nous ne réagissons pas tous de la même façon. Certains perdent leur travail et se mettent à boire, tandis que d’autres qui perdent leur travail frappent à toutes les portes pour recommencer à travailler ailleurs. Certains tombent malades et passent leur temps à se morfondre tandis que d’autres profitent de leur temps d’arrêt de travail pour faire des choses qu’ils n’avaient jamais pris le temps de faire auparavant.

05 La philosophie de vie que nous véhiculons inconsciemment ou consciemment est déterminante dans le fait que nous accédions, ou pas, à la réussite et au bonheur. Elle est ce qui fait que nous allons baisser les bras ou pas. Elle est ce qui fait que nous allons conserver l’espoir ou pas. Elle est ce qui fait que nous allons demeurer déterminés face aux épreuves et à l’adversité ou pas.

06 Et vous ? Quelle est votre philosophie de vie ? Avez-vous pris le temps de vous arrêter de temps en temps pour vous dire : « tiens, je viens de dire telle chose à untel et c’est quelque chose que je dis souvent ? » C’est souvent dans des expressions récurrentes que nous pouvons découvrir les conceptions que nous véhiculons, les pensées qui colorent le monde dans lequel nous vivons. Il est essentiel de prendre le temps de s’arrêter à s’écouter soi-même : c’est l’occasion de réaliser quelle philosophie de vie nous anime sans que nous en ayons conscience. C’est aussi et surtout l’occasion de commencer à songer à s’en construire une autre si celle-ci est ce qui contribue jusqu’à présent à nous faire échouer et à nous rendre malheureux.

07 Les mots combinés en phrases sont les véhicules de pensées qui nous disposent à être dans tel ou tel état d’esprit. Ecouter les mots que nous utilisons, les phrases que nous échafaudons permet de réaliser pourquoi nous sommes régulièrement dans tel état d’esprit alors que nous pourrions opter pour d’autres. Changeons de mots, nous éliminerons une grande partie de nos maux, pourrait-on dire. Il ne s’agit pas là d’une simple formule. Il ne s’agit pas là d’une formule vide de sens. Il s’agit, bien plutôt, d’une invitation et même d’une exhortation à parler autrement pour penser autrement. Tout notre malheur réside parfois dans notre façon de penser et toute notre façon de penser tient très souvent à notre façon de parler. Et si, être heureux et réussir dépendait de quelque chose d’aussi simple que le choix des mots au quotidien ?

08 Votre enfant est-il malheureux parce que vous ne cessez de souligner ce qu’il n’a pas fait, ce qu’il a raté ? Ou bien est-il heureux parce que vous focalisez votre attention sur les petits progrès qu’il a fait, pas à pas, depuis la dernière fois ? Vos collaborateurs ont-ils envie de réussir encore plus parce qu’ils se rendent compte que vous les appréciez et que vous êtes reconnaissant face au travail accompli ? Ou bien n’ont-ils plus envie de se lever le matin parce que vous ne savez souligner que ce qui n’est pas comme il faut, ce qui manque et ce qui ne va pas ? Pensez-vous qu’on appréciera votre compagnie de la même façon quels que soient les mots et façons de penser que vous véhiculez ? Je peux vous assurer que non !

09 La première étape, fondamentale, en vue d’être heureux et de réussir au mieux dans toutes nos entreprises passe donc par le choix d’une philosophie de vie constructive. Ce choix en présuppose parfois une autre : celui d’éliminer la philosophie de vie toxique qui nous rendait malade jusque là. Le bonheur est à ce prix : il faut apprendre à se délester de certaines façons de parler et penser qui sont autant de chaînes lourdes que nous portons aux pieds et qui entravent notre progression sur le chemin de la réussite. Il faut accepter d’abandonner ces pensées qui nous apportaient certes le pseudo bonheur confortable de ceux qui se plaisent à se plaindre sans voir que cette habitude de la plainte finit par faire d’eux. Quitter ces repères confortables qui empoisonnaient notre vie n’est pas toujours simple mais c’est la condition d’un accès libre à un bonheur cette fois véritable.

10 Lorsque nous écoutons un peu autour de nous les gens parler – ces fameux gens dont nous faisons partie – nous pouvons au bout d’un moment découvrir quel type de philosophie de vie est à l’œuvre chez tout un chacun. Très souvent il s’agit d’une philosophie de vie qui laisse de côté et oublie la part active qui peut être la nôtre pour que nous réussissions et que nous soyons heureux.

11 Ainsi en est-il de ces personnes, par exemple, qui, ayant à peine mis le nez dehors voient qu’il pleut et semblent aussitôt se désespérer : « quel temps ! » disent-elles à qui les croise. Lorsqu’elles disent « quel temps ! » elles semblent vouloir convaincre qui les écoute de l’existence d’un lien de cause à effet entre le temps qu’il fait et le moral qui est le nôtre. S’il fait beau cela ne peut que nous égayer mais s’il pleut cela ne peut que nous attrister et nous donner un air maussade. L’état d’esprit dans lequel nous sommes est-il pourtant forcément déterminé par la météo ? N’y-a-t-il pas de possibilité de s’amuser aussi, comme savent si bien le faire les enfants, à sauter dans les flaques d’eau ? Que le soleil soit quelque chose de plus appréciable que la pluie – au moins de temps en temps ! – cela fait office de vérité pour bon nombre. Qu’il faille pour autant avoir systématiquement le moral dans les chaussettes dès que surgit un jour de pluie, ce n’est jamais qu’un choix.

12 Ainsi également des personnes qui se plaignent de ne pas avoir une vie conforme à leurs envies et qui disent ne pas même avoir le temps de mettre tout cela à plat. « Que voulez-vous ! Je suis tellement pris par le quotidien » déclarent-elles. Commencez toutefois à leur demander qui est ce vilain personnage nommé « quotidien » qui les poursuit de la sorte et « les prend » soi disant, elles commenceront alors à réaliser que cette chose dont elles se plaignent n’existe jamais que parce qu’elles le font exister par leur seule imagination. Elles ne sont bloquées que par les blocages qu’elles imaginent : il suffirait qu’elles imaginent le monde autrement pour que leur monde quotidien devienne tout autre.

13 Si on faisait le compte des personnes qui se bloquent dans leur existence par leurs seules représentations, par leur seule imagination, on serait très certainement fort surpris. Certaines personnes se trouvent trop jeunes pour faire ceci, d’autres trop âgées pour faire cela ; certaines personnes se pensent incapables de réaliser telle chose réalisée par d’autres personnes, d’autres se pensent enfermées dans les limites de ce qu’elles ont été capables de faire jusqu’à présent, dans les limites du déjà connu. Que nul ne puisse tout faire, il n’y a pas de doute. Battre le record du cent mètres à quatre-vingt dix ans ou devenir Président de la République du jour au lendemain sans s’être jusque là intéressé un tant soit peu à la politique : tout ne peut pas se faire, à l’évidence. Pour autant, il est loin d’être dit que nos limites soient celles que nous passons notre temps à imaginer, nous empêchant ainsi d’agir.

14 Pour que notre philosophie de vie habituelle nous donne quantité de possibilités de nous épanouir en repoussant nombre de nos soi disant limites n’existant jamais que dans notre tête, il parait indispensable de redonner de la place au « je ». Donner de la place au « je », cela signifie se poser des questions comme celles-ci : ce que je présente comme me bloquant dans la vie existe-t-il vraiment en dehors de moi qui le pose ? N’est-ce pas moi qui suis en train de me bloquer tout seul par la représentation que je me donne des choses ? Nombre de personnes ont pris la mauvaise habitude de penser que nous sommes bloqués dans l’existence parce que la vie charrie avec elle quantité de vagues qui nous bloquent le passage vers la haute mer ou quelque autre lieu de l’immense océan. Pendant qu’elles se plaignent d’autres personnes, à côté, s’amusent tant que tant à utiliser les vagues en question et le vent pour toujours se laisser porter plus loin. Reste dès lors une question et une seule : quelle philosophie de vie voulons-nous choisir dans l’existence ? La première, bien triste et déprimante ? Ou bien la deuxième, génératrice de joie ?

15 Un jour j’entendis un collègue se plaindre. « On ne fait jamais rien pour nous » ne cessait-il de dire à qui le croisait et s’arrêtait pour l’écouter. Je m’arrêtai à mon tour et lui demandai : « pourquoi dis-tu cela ? Qu’attends-tu qu’on fasse précisément pour t’aider ? ». Il me répondit que personne ne prenait le temps de ranger un certain local où étaient entreposés des dossiers appartenant à plusieurs collègues. Je le pris au mot et lui proposai de s’occuper de cela à plusieurs et sur le champ. En quelques heures, le travail fut mené à son terme. Le problème qu’il évoquait venait de trouver sa solution. Il n’y avait plus matière à se plaindre. C’est, en tous cas, ce que je me disais : on n’a plus à se plaindre quand notre demande est prise en compte. Je n’avais pas encore saisi toute la complexité du genre humain…

16 Le lendemain, j’entendis le même collègue qui se plaignait à un autre sujet. Je réalisai alors qu’on aura beau faire des pieds et des mains avec certaines personnes, rien n’y fera : elles continueront à passer leur vie à se plaindre. Pourquoi ? Cela tient vraisemblablement au fait que ce n’est pas tant leurs demandes d’aide qui importent que leur besoin, plus profond, d’être pris en compte par les autres : leur besoin de reconnaissance les mène à s’inscrire dans des schémas de plainte récurrente.

17 Certaines philosophies de vie naissent ainsi sur fond d’un besoin de reconnaissance non satisfait. Quantité de personnes passent leur vie à se demander ce que les autres peuvent faire pour elles. Toujours dans l’attente et l’espoir de voir l’autre venir les aider, elles tuent le temps en se plaignant. On ne peut souhaiter pour elles qu’une chose : qu’elles se mettent enfin à penser à l’endroit, non à l’envers et ainsi qu’elles se demandent ce qu’elles peuvent faire, elles, pour que les autres les aident. C’est souvent en donnant d’abord soi-même aux autres qu’on voit les autres nous donner un jour en retour.

18 Très souvent dans les entreprises et organisations on rencontre des personnes se demandant ce que l’entreprise fait pour elles. Très souvent je me dis que si elles se demandaient toutes ce qu’elles peuvent faire pour l’entreprise, celle-ci leur apporterait davantage en retour. Quand chaque employé se demande ce qu’il peut faire de mieux pour son entreprise et plus largement quand chaque personne se demande ce qu’elle peut améliorer à son niveau pour la société, c’est la société tout entière qui bénéficie de ces milliers de petites améliorations. Elle progresse alors et peut apporter davantage à chacun en retour.

19 Que pouvez-vous faire pour vous et pour les autres ? Si je me mets à me poser cette question et que chacun en fait autant, que va-t-il se passer ? Nul doute que c’est la société en son entier qui va profiter d’un ensemble d’améliorations : l’éducation sera meilleure, les outils informatiques seront plus performants, les jardins seront mieux entretenus et davantage fleuris,… A terme, le vivre ensemble ne pourra que s’améliorer encore et encore.

20 Pour tout cela, encore faut-il que chacun adopte une philosophie personnelle constructive fondée sur le « je ». Au lieu de se demander pourquoi le monde est empli de tant d’imperfections encore au XXIe siècle, mieux vaut se demander comment « je » peux faire pour que ce monde tende encore vers davantage de perfection. Au lieu de se demander pour quelles raisons le monde est parfois si difficile, mieux vaut se demander comment « je » peux m’y prendre et comment « je » peux m’y engager d’une façon ou d’une autre pour qu’il soit meilleur qu’il ne l’est. Les progrès en matière de qualité de vie, de bien être, de prise en compte de la santé et des besoins de chacun sont à ce prix : il faut que le « je » sorte de sa tanière et trouve à s’extraire des représentations abusives qui lui font croire qu’il n’y a pas ou qu’il n’y a plus de place pour la liberté individuelle.

21 Quand on réalise qu’on se plaint de tout, une seule question à se poser : que puis-je faire dans la minute, moi, pour que tout cela trouve un début d’amélioration ?

22 Bon nombre d’entre nous croyons que nous ne serons heureux qu’à partir du moment où nous aurons telle et telle chose : des biens matériels de toute nature, des relations de tel type avec tel ou tel genre de personne, etc. Une certaine philosophie de vie consiste ainsi à toujours placer devant soi le bonheur comme quelque chose à atteindre demain. Quand on pense ainsi on se condamne à toujours remettre à plus tard le fait d’apprécier quoi que ce soit. De fait, une fois obtenu ce qu’on souhaitait obtenir il est fréquent qu’on se mette à souhaiter obtenir autre chose et encore autre chose qui nous rendra heureux. On ne se rend pas heureux à remettre ainsi toujours le bonheur à plus tard.

23 Une autre philosophie de vie consiste à se mettre en état d’apprécier tout ce qu’on a déjà, tout ce qu’on fait déjà et tout ce qu’on est déjà. Lorsqu’on procède ainsi et qu’on se met en route vers du « mieux encore » il y a cette fois quelque chose qu’on apprécie, le moment venu, ce qu’on aura obtenu en plus de ce qu’on avait déjà. Non seulement cela mais on se met également dans un état d’esprit où la capacité à déjà être satisfait et à déjà apprécier la vie telle qu’elle va nous donne aussi déjà le sourire. Quant on a déjà le sourire, le monde nous sourit davantage. Il est dans de meilleures dispositions à l’égard des nouveaux projets que nous faisons en sorte d’inscrire en lui.

24 Une telle philosophie de vie consistant à déjà sourire au monde avant que ce dernier ne se mette à nous sourire à son tour est un grand atout. Elle nous permet de croiser sur notre chemin des personnes qui, voyant notre sourire, inclineront à nous aider pour favoriser la concrétisation de nos projets. Avez-vous déjà croisé comme moi des personnes tout sourire, complètement convaincues par la pertinence et l’intérêt des projets qu’elles s’apprêtaient à mettre en œuvre ? N’avez-vous pas à votre tour senti le sourire se dessiner sur vos lèvres rien qu’en les écoutant parler avec dynamisme et passion de ces projets ? N’avez-vous pas été convaincu, à votre tour, de l’intérêt de tels projets ? Et n’avez-vous pas senti l’envie de demander à votre interlocuteur comment vous pourriez l’aider à concrétiser ses projets ?

25 Si de telles choses se produisent parfois c’est que le sourire et les convictions qui nous animent lorsque nous croyons complètement à la pertinence de ce que nous accomplissons se propagent à grande vitesse. Cette propagation est comparable à un virus. La contagion de la bonne humeur comme de la mauvaise humeur est quelque chose de très rapide parfois comme on l’observe au sein des groupes. De là l’importance d’être animé d’une véritable bonne humeur dans ce que nous proposons au monde : car c’est ainsi avec bonne humeur qu’on recevra ce que vous proposez.

26 Quand je regarde dans le rétroviseur je compte de nombreux cas où il m’est arrivé de proposer à mon entourage amical et professionnel des projets, des façons de travailler que je jugeais pertinentes. J’étais à ce point convaincu de la pertinence de ce dont je parlais que ma conviction aurait pu déplacer des montagnes. A chaque fois, j’ai vu quantité de personnes adhérer à mes projets, adhérer à mes convictions. Il m’est même arrivé de réaliser que certains se mettaient à défendre mes projets plus vite et mieux que je ne l’aurais fait et ce, avant même que j’aie le temps d’ouvrir la bouche ! Dans ces moments, réussite et joie sont immanquablement au rendez-vous. Il a suffi que le sourire et la ferme conviction intime de bien faire soient eux-mêmes au rendez-vous au tout départ.

27 Ainsi ais-je souvent remarqué que quand quelqu’un a le sourire aux lèvres et est lui-même convaincu par la pertinence des projets, il ne tarde pas à voir du monde monter dans sa barque et ramer dans le même sens que lui. Quand le cap est donné avec bon sens, sourire et bonne humeur il est rare que l’entourage se mette à bouder pour prendre à son tour les rames.

28 Un jour, des collègues d’une autre région vinrent me voir pour que je leur raconte comment nous nous étions pris pour réaliser un projet qui avait remporté un vif succès. Sans doute surpris par tant d’enthousiasme de ma part dans le récit que je leur faisais de cette aventure professionnelle, l’un d’eux attendit que j’aie terminé puis me demanda ceci : « Vous avez tout de même rencontré des difficultés à un moment ou un autre dans la concrétisation de ce projet ? » Cette question me laissa un court instant dans l’embarras, puis je repris la parole pour expliquer cet embarras : j’étais bien en peine de trouver un exemple de moment où nous nous serions sentis vraiment en difficultés lors du déroulé de ce projet ! Je me mis alors à leur expliquer que notre enthousiasme collectif avait été si important que nous nous étions surtout amusés à prendre les problèmes un à un pour construire des solutions en face de chacun.

29 S’il est une philosophie de vie qui mène à réussir, j’ose croire que c’est ainsi elle qui consiste à s’amuser des difficultés de la vie en les transformant en problèmes construits puis en construisant des solutions. Animé d’un véritable enthousiasme à l’idée de construire quelque chose on incline à voir les virages de la vie comme un moyen de s’amuser à bien prendre ces virages au lieu de passer son temps à se plaindre de ne pas pouvoir aller tout droit.

30 Il y a quelques années, j’avais un chef qui à chaque début d’année commençait par dire à son équipe que l’année qui débutait allait être plus calme. Ensuite il égrenait les difficultés rencontrées par le passé puis commençait à évoquer l’avalanche de celles qui ne manqueraient pas de nous tomber dessus bientôt et finissait, le sourire au coin des lèvres, en nous souhaitant « bon courage ! » à tous en bon capitaine comme si le navire craquait de toutes parts et qu’il ne nous restait plus qu’à enfiler le gilet de sauvetage pour sauter à l’eau et chercher à nous sauver. Tout cela n’était présenté que sous forme de plaisanterie et pour que nous nous mettions en état de faire face aux difficultés le sourire aux lèvres.


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