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Lettre à un jeune cadre territorial (17)
20/3/2010 23:19:01 (3440 lectures)

LJCT 17 Premiers pas dans une collectivité : importance de l'observation

XVII Premiers pas dans une collectivité : importance de l’observation
 
Quelle que soit la collectivité que tu intègreras je te conseille d’essayer dans un premier temps de prendre connaissance de ce qui s’est fait avant ton arrivée. Sauf rares exceptions, notre travail doit le plus souvent s’inscrire dans le prolongement de ce que d’autres ont réalisé avant nous. Aussi vaut-il mieux, avant de faire d’inutiles plans sur la comète, essayer de prendre connaissance de ce qui s’est fait jusque là au sein de la collectivité : par le biais d’échanges et de croisement des points de vue, par le biais des comptes-rendus, par le biais des délibérations, des notes au bureau ou comptes rendus du bureau, etc.
 
Prise en compte et respect de ce qui s’est fait avant nous : tels sont les maîtres mots que nous devrions avoir en tête lors de notre démarrage au sein d‘une collectivité. J’ai souvenir d’un jeune cadre territorial qui n’ayant guère pris de telles précautions monta au front en allant rencontrer plusieurs agent d’un rang hiérarchique qui était parmi les plus hauts et qui commença par leur faire la leçon en leur déclarant tout de go qu’il avait été missionné pour améliorer leur travail. Ne se rendant pas même compte du présupposé présent dans son propre discours que l’on pourrait résumer à « vous n’avez pas fait grand chose de grandiose jusqu’ici mais moi, Zorro, je vais vous expliquer du haut de ma grandeur comment il vous faut avancer », notre jeune homme farouche ne fut pas jeté par la fenêtre mais il s’en fallu de peu…
 
Intégrer une collectivité signifie devoir s’inscrire dans un sillage, celui tracé par d’autres collègues. Non qu’il faille poursuivre aveuglément ce qui s’est fait jusque là, mais même le fait d’interroger à nouveaux frais l’existant nécessite une interrogation sur ce qui a présidé à la mise en place de cet existant. S’en priver signifie prendre notamment le risque de mettre en œuvre certaines actions ayant déjà existé et qu’un bilan négatif avait permis à ceux qui nous ont précédé d’éviter de réitérer.
 
Dans tous les cas de figure, la première phase qui s’impose lorsqu’on intègre une collectivité est celle de l’observation : observer ce qui a été écrit, observer le mode de fonctionnement des uns et des autres en s’abstenant de juger tout et tout le monde avec précipitation. Il est parfois difficile de se défaire d’une première impression générée chez autrui par notre façon de faire : autant éviter dès lors la précipitation et autant soigner autant que faire se peut cette première impression. Emettre des jugements à l’emporte pièce sur les collaborateurs dès le premier contact revient à risquer de fermer définitivement des coquilles d’huîtres : quand on perd la confiance d’autrui d’entrée de jeu, les rumeurs vont plus vite que le vent et il est difficile de restaurer cette confiance.
 
S’engager par la suite et après observation dans une démarche de changement ne signifie pas davantage devoir passer son temps à critiquer ce qui s’est fait jusque là. Il est bien souvent préférable de veiller à associer les agents au sein d’une réflexion sur ce qui permettra d’améliorer l’existant et, dans cet existant, tout ce qui concerne leur travail au quotidien. Les changements qui génèrent le moins de résistance et de rejet sont soit ceux qui s’imposent d’un seul coup et ne donnent pas le temps de réfléchir à quiconque, soit ceux auxquels les agents ont été associés en amont. Dans ce second cas de figure, les agents ont l’impression de construire eux-mêmes la phase deux au sein de laquelle ils auront ensuite à travailler : il est somme toute assez rare que quelqu’un veuille rejeter en bloc la loi qu’il a contribué à construire en vue de se l’appliquer à lui-même. Les lois auxquelles nous refusons le moins de nous soumettre sont celles où non seulement nous trouvons notre compte mais surtout celles dont nous avons contribué à créer la teneur. L’étymologie du mot « autonomie » nous dirait à elle seule tout cela…


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