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Promenades (6)
21/7/2014 18:41:53 (1681 lectures)

Promenade 6

    Promenade 6

            Dans son journal de1941-1943, publié sous le titre Une vie bouleversée, Etty Hillesum se demande (p.41) « comment réaliser » son « désir d’écrire ». Il lui manque, dit-elle, « la confiance en (soi), « ou plutôt », ajoute-t-elle aussitôt « l’urgente nécessité de dire quelque chose de précis ».

            Rilke disait lui aussi, en substance, dans ses jolies Lettres à un jeune poète, qu’il fallait ne pas pouvoir imaginer de vivre sans écrire pour se mettre à écrire. Il disait, lui aussi, à sa façon, cette nécessité impérieuse à laquelle il faut se sentir contraint pour se lancer dans l’écriture.

A quoi bon, il est vrai, écrire ? S’agit-il de n’écrire que pour soi et, ce faisant, de se faire plaisir sans partager, de remplir un besoin personnel sans tisser de lien avec ceux des autres ? D’aucuns s’accordent à penser qu’on n’écrit jamais uniquement pour soi et qu’on écrit toujours, qu’on le veuille ou non, pour autrui : que l’intention soit affichée ou qu’elle demeure dans les courants de somnolence de la conscience.

Pourquoi écrit-on ? Peut-être écrit-on surtout quand il se passe quelque chose et, par-dessus tout, parce que les choses passent, ne demeurent guère et qu’on voudrait qu’en reste une sorte de présence sous forme d’une trace ; ou, au contraire, qu’il n’en reste rien, que certaines choses ne viennent plus jamais à se produire : l’écriture, sorte de rempart, permettrait d’essayer de se protéger, par avance, du possible surgissement, à nouveau, de ce qui s’est passé, de ce qui ne passe pas dans nos têtes depuis qu’il s’est passé dans la réalité ?

Peut-être importe-t-il peu de savoir à quoi écrire est bon. Quand l’impérieuse nécessité surgit, telle une lame de fond, toute forme d’interrogation au sujet du sens du projet d’écrire serait surannée, inutile.

A moins que de nécessité, soit disant impérieuse, il ne soit point du tout question et que ce soit disant empire des passions et désirs sur nos projets conscients ne soit qu’une vue de l’esprit : de celles qui nous mènent à nous déposséder nous-mêmes de notre responsabilité et à nous croire possédés par quelque force transcendante, tout droit sortie de la seule immanence de notre cerveau embrumé ?


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