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Réussir sa vie. Lettres à un jeune ami. (8)
20/3/2010 22:41:51 (3308 lectures)

Lettre n°8



Lettre n°8
 
Cher ami,
 
J’ai dit que nous étions à nous-mêmes notre pire ennemi et tu me demandes ce que j’entends par là. Pour être certain de bien me faire comprendre sur ce sujet permets-moi de te livrer ma conception le plus simplement du monde, en évoquant avec toi ce qu’il m’est arrivé d’appeler « les petites voix ».
 
Les petites voix, ce sont ces choses que nous nous disons à nous-mêmes, en notre fort intérieur. Tout le monde ne mesure pas à quel point cette « communication interne » détermine le fait que nous réussissions ou pas à atteindre nos objectifs dans l’existence. NIETZSCHE disait déjà dans Le Gai Savoir : « L’homme pense constamment, mais il l’ignore ». Nombreux sont par ailleurs ceux qui ont fait observer que ce sont des milliers et des milliers de pensées qui traversent notre esprit chaque jour. Bref, nous passons notre temps à nous parler à nous-mêmes, à nous dire des choses. Or ce que nous nous disons à nous-mêmes est bien souvent enfermé dans des schémas de pensée récurrents et des croyances dont nous n’interrogeons ni le sens, ni la pertinence. Là où nous devenons, pour ainsi dire, notre pire ennemi, c’est que nous avons tendance à écouter ces « petites voix » et, par exemple, à figer par avance nos possibilités en nous disant plein de petites choses comme : « je n’ai pas le niveau », « avant de songer à être chef il faut que je passe d’abord par la petite porte en tant que simple agent », « les autres sont plus intelligents, plus cultivés que moi », etc.
 
Lors de ma conférence sur « Réussir sa vie » j’avais commencé à recenser certaines de ces petites voix. Si tu en es d’accord, nous pourrions refaire cet exercice ensemble dans le cadre de nos échanges de courriers. Tu verras, comme le dit Paul WATZLAWICK que nous sommes parfois très bons pour « faire nous-mêmes notre propre malheur » et « réussir à échouer » ! Quelles sont ces petites voix ?
 
Petite voix n° 1 : « tu ne vas pas y arriver » [peur]. La première petite voix est donc celle de la peur. Parfois nous avons à tel point peur d’échouer que nous n’engageons même pas d’action. « Ne faisant rien, nous ne risquons pas d’échouer au moins » pourrais-tu me dire. Il reste que c’est aussi en ne faisant rien qu’on ne risque pas de concrétiser ses propres rêves ou, plus simplement, un souhait d’évolution. Lorsque le souhait de réussir est émis sur le même mode que lorsque nous nous souhaitons à tous la « bonne année » sans rien engager pour que celle-ci soit effectivement bonne, il y a peu de chance que nous réussissions… Bref, la peur peut faire que nous restions sur le bord de la piscine en imaginant tout ce qui pourrait mal se passer une fois dans l’eau : ainsi certains d’entre nous passent-ils leur vie à se préparer à être prêt à nager sans jamais oser mettre le bout d’un orteil dans l’eau. Tu me concèderas sans peine, je l’espère, que ce n’est pas le meilleur moyen d’apprendre à nager. La réussite, de ce point de vue, ne me semble pouvoir exister que dans et par l’action. Pour espérer réussir sa vie, il n’y a pas trente-six solutions : il faut se jeter à l’eau !
 
La peur fait que nous n’engageons pas d’action mais elle fait aussi, parfois, que nous engageons l’action sans pouvoir être complètement présent à ce que nous faisons tant notre esprit est inquiet. Ainsi est-ce le cas lorsque quelqu’un commence à parler en public et n’est pas présent à ce qu’il dit mais préoccupé par ce que « les gens » pourront bien penser de ce qu’il dit. Cela revient bien souvent à se mettre soi-même en situation d’échec en raison du processus dans lequel on entre : on veut bien faire et on pense à ce que l’autre va penser de ce qu’on dit. Ce faisant on n’est pas présent à ce que l’on dit, on n’est pas corps et âme dans ce que l’on raconte, on n’habite pas complètement son propre discours et cette absence de vibration génère, par répercussion, une absence de vibration chez celui qui nous écoute, de telle sorte qu’on échoue. A trop vouloir bien communiquer, on finit par atteindre l’inverse de ce qu’on visait : tel un mille-pattes qui commencerait à se demander comment il arrive à marcher avec autant de pattes et finirait par se casser la figure, nous finissons par tomber à force de songer à éviter de tomber.
 
De nombreuses personnes sont, me semble-t-il, dans cette crainte permanente de ce que pense autrui, du « qu’en dira-t-on ? » : à vouloir être aimé de tous et donc d’individus ayant des attentes diverses voire contradictoires à notre égard on finit au mieux par rater ce qu’on voulait faire, au pire par ne rien faire du tout. Où l’on voit que la réussite demande une concentration pleine et entière pour se mettre en état d’atteindre la cible précise que l’on vise.
 
Petite voix n° 2 : « tu t’y mettras quand tu seras décidé, n’est-ce pas ? »              [non-décision]. Cette deuxième petite voix est celle de l’indécision, mais plus précisément celle de la non décision.
 
Tu remarqueras comme moi que bon nombres de personnes ont manifestement envie de faire certaines choses, disent par exemple souhaiter écrire un livre « un jour… » ou réaliser d’autres choses et ne passent jamais à l’écriture de la première page ou ne dépassent jamais cette première page et ne réalisent pas ce qu’elles disaient pourtant souhaiter faire. Etrange, non ? Quelle est la raison de ce comportement ?
 
Je crois que la raison en est simple : ces personnes n’ont pas pris fermement la décision d’écrire leur livre ou de concrétiser leur projet quel qu’il soit. Une fois de plus le projet reste de l’ordre du souhait comme lorsque chacun s’arrête pour souhaiter une bonne année à ceux qu’ils croisent sans que cela l’engage à quoi que ce soit. Souhaiter réaliser quelque chose sans pour autant s’engager soi-même à quoi que ce soit n’est pas, comme on s’en doute, le meilleur moyen d’y arriver !
 
Souhaiter, par exemple, écrire un livre sans s’engager à écrire un minimum de pages ou de lignes par jour n’est pas la meilleure façon de se mettre en route vers la publication… Au lieu de cette non décision, il me semble évident qu’il faut tout au contraire une prise de décision initiale extrêmement ferme. Sans doute faut-il faire avec ses envies et sans doute l’envie de faire quelque chose facilite-t-elle la prise de décision concernant le fait de se mettre en route : je te le concède sans peine. Il reste qu’il faut aussi faire avec le lot des envies contraires : « tu as envie d’écrire, certes, mais tu as aussi envie de te reposer car cela est moins fatigant n’est-ce pas ? » nous dit la petite voix… Rien de tel, à ce niveau, que la volonté de trancher et de prendre une décision ferme au carrefour d’envies contraires.
 
Au lieu d’une décision ferme, tu remarqueras comme moi que c’est bien souvent un « il faudrait que je fasse ceci » qui prévaut chez nombre de personnes. Ce « il faudrait que… » résonne, au niveau de son sens profond, comme un : « je suis encore bien loin de me déterminer de façon ferme à réaliser cela ». Une fois de plus le langage que nous utilisons dicte notre comportement. D’une certaine façon, il suffit de changer de langage pour changer d’attitude : au lieu de dire « il faudrait, un jour, que je fasse telle chose… », il suffit de dire « je commence aujourd’hui à faire telle chose et je la bouclerai à la date du… ». Ce sont parfois de simples habitudes de langage qui nous entretiennent dans des habitudes de passivité, d’indécision et, au final, d’inaction. Pour inverser la vapeur, change ton langage ! C’est ce langage qui, à son tour, finira par te changer et par te faire « entrer dans la danse » de l’action et du seul moyen de viser à réussir ce que tu souhaites réussir.
 
Je te laisse méditer sur ces deux premières petites voix. Lors d’un prochain courrier j’aborderai avec toi deux autres petites voix : l’une qui nous fait sans cesse remettre à plus tard, l’autre qui au lieu de nous faire prendre nos responsabilités nous fait adopter la position de la victime.
                                                                        A très bientôt !
                                                                                                Bien à toi,


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