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Promenades (2)
13/7/2014 10:19:07 (1661 lectures)

Promenade 2

Promenade 2

N’écrire que deux pages par jour. Restreindre la promenade à une durée déterminée. L’essentiel n’est point tant d’écrire et écrire jusqu’à perdre haleine que d’écrire un peu, chaque jour. A chaque jour suffit son plaisir.

Hier était jour de bruine, hier était jour de promenade. Quand une compagne vous accompagne, il vous semble presque passer à travers les gouttes. « Aimer, être aimé »…souvenirs d’écriture, écriture sur fond de souvenirs.

Ecrire chaque jour un peu, comme pour creuser son sillon, comme pour creuser celui d’un style à découvrir, sait-on jamais. Petites promenades, chaque jour. Petits gestes, de promenade, bras-dessus, bras-dessous. Petits gestes de rien qui parfois sont tant pour nous, qui parfois sont tout. Il faudrait en être privé pour sentir à quel point ils comptent, plus que tout.

L’attachement. On s’attache à des êtres. Leur présence est là-devant ou, le plus souvent, en arrière-fond. Ce sont des habitudes, ce sont des anticipations, des prévenances, ce sont des projets et des souvenirs communs : nous nous construisons au carrefour de tout cela. Comme dit Sartre, dans L’être et le néant, si illisible, « l’être-pour-autrui » est une « structure » de la « réalité humaine ». Sur fond d’illisible finit par se donner à lire, toutefois, une évidence que nous pourrions tous ressentir : notre vie est traversée de part en part par divers attachements qui, lorsqu’ils sont là, nous soutiennent le plus souvent et lorsqu’ils disparaissent dans la soudaineté nous donneraient presque à croire qu’il n’est d’autre issue que celle qui consiste à périr à son tour. La vie, comme chacun sait, finit toutefois bien souvent, comme la nature, par reprendre le dessus, au moins jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Se promener. Ne pas se dire grand-chose, petites paroles de rien qui parfois sont tant pour nous, qui parfois sont tout. Il n’y a pas grand-chose à présenter, il y a juste à apprécier la présence mutuelle, de l’un à l’autre, de l’autre à l’un.

Aujourd’hui j’observe qu’on s’intéresse à mon écriture, à mes déambulations, à mes promenades. Je sens qu’on s’intéresse à « moi » et aspire secrètement à une chose : que cet intérêt se porte sur ce « moi » que tout un chacun peut à son tour prononcer en se rendant compte que derrière ce même « moi » que chacun porte en soi, il n’a jamais été question que de soi et donc de nous tous, de cette particularité propre à chacun qui trouve universellement à se singulariser en disant « moi, je… », comme tout « moi » qui se respecte.

A présent, c’est décidé : quand je serai grand, je serai philosophe. Je bâtirai un système qui expliquera tout : pourquoi on naît, pourquoi on meurt. Tout y sera à ce point expliqué de fond en comble qu’il n’y aura plus à verser de larmes : à quoi bon pleurer si ce qui advient ne pouvait pas ne pas advenir ? A quoi bon s’attacher à des êtres s’il est avéré que la rupture de la corde qui nous liait à eux risque de nous faire basculer en arrière et tomber sur notre séant ?

Mieux : je cesserai de me poser des questions. Tout notre malheur ne vient-il pas de ceci que nous ne cessons de nous poser des questions ? Et n’est-ce point encore une question que je pose en m’interrogeant à ce sujet, comme si nous étions de toute part cernés par les questions ?

« Pourquoi la vie est-elle si courte ? », « pourquoi mon compagnon, ma compagne m’a-t-il/m’a-t-elle quitté(e) ? », « pourquoi la vie est-elle si dure avec moi ? »

Quand je serai grand, je serai, non pas philosophe, mais politique. Je ferai voter une loi interdisant qu’on se questionne de la sorte et de quelque façon. A-t-on déjà vu un arbre ou une pierre malheureux ? N’est-ce point là la preuve qu’il faut cesser de se poser des questions et…se contenter de se promener ? Mais, n’est-ce pas, là encore, une mauvaise herbe, une question ?


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