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Promenades (1)
12/7/2014 19:37:37 (1576 lectures)

Promenade 1

Promenades

Promenade 1

Ecrire s’apparente parfois à une promenade dont on n’aurait guère fixé par avance le circuit. Au fil des idées qui surgissent, au fil de la plume qui va de l’avant, on opte soudain pour tel chemin plutôt que pour tel autre, bien souvent sur une seule intuition. Parfois on doit rebrousser chemin et déplorer de revenir bredouille de sa chasse aux belles et bonnes idées, parfois on ne regrette guère de s’être égaré volontairement au vu de quelque merveille qu’on vient de découvrir au détour d’un chemin.

J’aime bien l’idée d’écriture-promenade. Avancer dans l’écriture, sans trop savoir ce qu’on fera à partir d’elle et encore moins ce qu’elle fera de nous : l’exercice qui consiste à s’ouvrir à l’inédit, au nouveau, et surtout à d’éventuelles découvertes, voilà bien un exercice des plus plaisant, par contraste avec ceux qu’il faut bien souvent mener sur des voies toutes tracées par avance et des circuits préétablis dont on ne peut ni ne doit s’écarter.

Pour s’y adonner, il semble qu’il faille pour partie lâcher prise et se laisser porter par certaines vagues. Tout juste doit-on s’efforcer de prendre la vague. La suite n’est, pour l’essentiel, que dans l’art de se laisser porter vers les lieux que notre intuition la plus immédiate nous incite et nous invite à rejoindre.

Ainsi se met-on à emprunter, par exemple, le chemin de l’humour qui, à terme, fera rire certains lecteurs aux éclats, ou encore le chemin de la tristesse et de l’accablement qui mènera certains lecteurs à partager confusément nos émotions du moment. Quel que soit le chemin emprunté, il s’agit de défricher afin qu’un lecteur puisse passer à son tour par-là, armé de nos mots, de nos phrases spécifiques et de notre style singulier pour se confronter à son tour au monde qu’on lui a construit.

En me promenant aujourd’hui, j’ai repensé à ces deux idées découvertes de façon vécue, l’une après l’autre, au fil des années. L’idée, tout d’abord, que ce que nous disons du monde vient dire des choses sur nous. L’idée, ensuite, que ce que nous disons à notre propre sujet vient dire des choses sur le monde.

Depuis ma découverte de la première idée – ce que nous disons du monde vient dire des choses sur nous – je ne puis plus entendre la critique qu’on fait d’un individu comme ce qui m’apprend quelque chose sur l’individu en question. J’y vois aussitôt l’occasion de m’interroger sur la valeur des valeurs propres à ceux qui émettent la critique en jeu. Derrière ce que Pierre dit au sujet de Paul, sans doute y a-t-il pour partie matière à apprendre sur Paul, peut-être y a-t-il toutefois autant sinon plus à apprendre sur ce que dit de Pierre ce que ce dernier dit au sujet de Paul.

Nous ne nous rendons pas toujours compte de cela : nous disons bien des choses au sujet du monde, au sujet des autres ; nous ne réalisons bien souvent que trop peu tout ce que vient dire sur nous et de nous ce que nous disons de la sorte. Cela tient au fait que nous pensons le plus souvent ne livrer que le monde dont nous parlons là où, en fait, c’est tout autant sinon plus nous qui nous livrons en croyant ne livrer que le monde.

La deuxième idée – ce que nous disons à notre propre sujet vient dire des choses sur le monde – m’est venue en m’essayant, dans l’ombre, à quelque écrit d’allure autobiographique. Parler de soi, dire des choses sur soi revient à livrer petit à petit un ensemble d’éléments qui finissent par être autant de matériaux s’agençant entre eux jusqu’à constituer un monde. Une fois constitué, ce monde fait de ce qu’on a fait et de ce qu’on a dit vient parfois comme figer en retour une vie qui, initialement, était toute entière mouvement et qui parait, de ce fait, trahie en son essence.


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