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Amour, amitié...
21/6/2014 9:50:40 (1752 lectures)

Amour, amitié : limites du langage



Amour, amitié : limites du langage

Les humains utilisent le langage que l’on sait. Ce langage leur permet de faire des distinctions. Ainsi vont-ils, par exemple, jusqu’à distinguer « amitié » et « amour ». Une vision simple et très certainement simpliste des choses pourrait nous porter à poser que l’amour est un mot réservé au sentiment qui anime deux individus ayant décidé de cheminer ensemble dans la vie du fait de l’amour qu’ils se portent mutuellement. Chacun de nous aurait bon nombre d’exemples en tête indiquant que cette vision des choses, circonscrivant l’amour exclusivement à ce qui concerne la relation qu’entretiennent deux êtres ayant fait le choix de vivre ensemble est par trop simpliste au regard d’une réalité bien plus multiple et riche en cas de figure divers et variés.

Ceux qui vivent ensemble s’aiment-ils toujours d’amour ? Un sentiment d’amitié ne vient-il pas se substituer à celui initial d’amour qui a, en certains cas, déclenché la relation à ses débuts ? Certains individus en couple n’éprouvent-ils pas plus d’amour, parfois, pour d’autres individus que celui/celle avec lequel ils forment un couple ? Autant de questions auxquelles s’ajouteraient bien d’autres encore et qui, toutes, indiquent que les classifications que nous opérons par le langage sont moins une façon de dresser un compte rendu fidèle de la réalité qu’un moyen de faire entrer dans de simples catégories une diversité de situations.

Une culture particulière, dans laquelle nous ne pouvons pas ne pas nous situer, nous incite à juger notre propre vie et celle de ceux qui nous entourent à l’aune des catégories et conceptions corrélatives que nous lèguent notre éducation et la culture dans laquelle nous avons jusque-là baigné. Il reste que la vie nous semble parfois résister à l’insertion dans de telles catégories. Elle parait déborder de toutes parts hors du champ limité que lui prescrivent ces catégories et conceptions dont nous héritons. Héritant d’outils qui nous paraissent parfois inadaptés pour bricoler la conception que nous nous faisons de notre vie, il peut se faire que nous soyons plus embêtés qu’autre chose par ces outils placés entre nos mains.

La situation se complique encore plus aujourd’hui dans le cadre de la libération des mœurs qui n’a fait que se développer parmi les individus de nos sociétés démocratiques échappant à l’emprise de traditions culturelles porteuses de cadres et d’encadrement stricts pesant sur les comportements. Nous découvrons que les outils hérités sont peu appropriés pour que nous nous construisions une conception et une compréhension de ce qui se joue dans nos diverses relations interindividuelles. Nous découvrons aussi que nous allons devoir bricoler nous-mêmes nos propres outils avant même de songer à nous en servir pour bricoler le réel que nous construisons dans nos relations. Nous sommes sortis des conceptions simples et simplistes que nous avions de nos identités mutuelles. Nous sommes sortis des conceptions simples et simplistes que nous avions des relations qui se tissent et doivent se tisser entre deux individus.

En contrepartie de cette perte de simplicité, nous avons gagné une invitation : l’invitation à penser par nous-mêmes ce qui fut, jusque-là, pensé par d’autres concernant ce qui est et ce qui doit être en matière de relations interindividuelles. Saurons-nous retrouver une certaine simplicité confortable dans la conception que nous devons dès à présent nous forger nous-mêmes de ce que sont et doivent être nos vies ? Ou bien, devons-nous, au lieu de cela, nous accommoder de cette absence de simplicité et y voir, bien plutôt, le signe d’une richesse du réel, dont, fort heureusement, aucun mot, aucune conception ne pourront jamais faire le tour ?  


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