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Lettre à un jeune cadre territorial (15)
16/3/2010 22:44:39 (3493 lectures)

LJCT 15 Savoir jusqu'où s'engager trop loin dans le travail

LJCT 15
 
XV Savoir jusqu’où s’engager trop loin dans le travail
 
Selon la tendance qui est la tienne tu pourras par moments être tenté soit de t’investir totalement dans un projet sans compter les heures, soit de te mettre en retrait, sur le banc de touche et de ne pas t’impliquer du tout. J’ai tendance à penser qu’il vaut mieux se garder, autant que faire se peut, de sombrer dans l’un ou l’autre des extrêmes : comme il m’arrive de le dire, je préfère pour ma part toujours éviter d’entrer en religion mais aussi éviter de m’enfoncer dans un désintérêt total pour certains dossier dont j’ai la charge. Mieux vaut s’y mettre, ou alors se démettre : reste à ne pas s’y mettre corps et âme, aveuglément au point de ne pas savoir comment s’en remettre lorsque, par exemple, les élus ou la hiérarchie t’intiment l’ordre de tout arrêter dans le cadre de tel ou tel projet ; inversement reste à ne pas se démettre dès la première difficulté rencontrée ou dès la première petite contrariété ressentie. Pourquoi te dis-je tout cela ?
 
            Je te dis tout cela car il m’est arrivé notamment de rencontrer une fois un professionnel venu présenter un projet aux jeunes cadres en formation dont je faisais partie et qui parlait du projet en l’occurrence avorté dans lequel il s’était pendant un temps investi comme on eut parlé d’un être cher perdu. Ainsi existe-t-il certains collègues qui s’investissent à tel point dans leur activité professionnelle qu’ils en perdent tout recul, tout sens critique voir le simple bon sens tant ils se laissent absorber par l’activité en question. Je ne peux pas ne pas te parler de ce genre d’attitude et de ses effets néfastes non seulement sur la vie professionnelle mais sur la vie personnelle lorsque cette deuxième dimension de la vie n’a pas cédé la place tout entière à la première.
 
            Inversement, j’ai rencontré quelques professionnels que les avatars et avaries de la vie avaient aigris à un point qu’on n’imagine pas. Certains prenaient systématiquement le temps d’attendre le contre ordre lorsque quelque chose leur était demandé par leurs supérieurs hiérarchiques. D’autres s’étaient emmurés dans un monde mental d’un pessimisme sans nom et allaient au travail comme on remonte dans un galère pour retourner ramer sans un minimum d’idée concernant le sens de l’activité quotidienne ni même de la direction dans laquelle on avance.
 
            Formulons-le succinctement : s’investir, oui, mais ni trop, ni trop peu. Le travail du cadre territorial doit se consommer avec modération, si l’on veut raison garder… Comme partout, s’impose une évidence : mieux vaut garder un certain équilibre de vie si possible avant de risquer d’échouer et du côté de la vie personnelle et de la vie professionnelle.
 
J’ai rencontré des collègues qui se reprochaient de ne pas avoir été suffisamment présents au moment où leurs enfants grandissaient et auraient eu tant à leur apporter ; j’en ai connu et j’en connais encore qui une fois sortis du travail y sont encore non seulement en pensée mais par le biais de la consultation à distance de leurs mails voire le samedi et/ou le dimanche pendant que leur petite famille se demande s’il s’agit de commencer à manger sans plus attendre… Certains collègues ne décrochent presque jamais du travail : cela donne parfois de la part de ces « workaholic » du « burn out ». En clair : cette dépendance au travail génère parfois des comportements déraisonnables comme de la violence verbale à l’égard de l’entourage ou l’incapacité de sortir d’un épuisement physique et mental pour retourner au travail à force d’y avoir trop été.
 
Bref, comme disait Cocteau je crois : « il faut savoir jusqu’où aller trop loin ! »
 


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