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Réussir sa vie. Lettres à un jeune ami. (7)
16/3/2010 22:31:59 (3197 lectures)

Lettre n°7



Lettre n°7
 
Cher ami,
 
Drôle de lettre que ta dernière lettre : je t’avoue avoir d’abord été décontenancé par tes questions. « Réussir sa vie : est-ce comme réussir un gâteau au chocolat ? » et un peu plus loin « Réussir sa vie, est-ce comme réussir un exercice de mathématiques ? » J’ai d’abord cru à une plaisanterie de ta part puis j’ai réalisé que tes questions étaient on ne peut plus sérieuses. Je me vois dans l’obligation d’essayer d’y répondre.
 
Première question : « Réussir sa vie, est-ce comme réussir un gâteau au chocolat ? » Mes talents culinaires sont fort limités mais je partirai de l’idée que tout le monde peut, en principe, réussir à faire un gâteau au chocolat pour peu qu’il suive une recette que l’on aura mise à sa disposition. Je pense qu’il en va de même concernant le fait de « réussir sa vie » : si cette réussite ne se résume pas au fait de suivre une recette, je pense toutefois qu’à suivre certaines recettes il est bien plus facile d’y arriver. Les recettes auxquelles je pense sont celles que tu trouveras chez Anthony ROBBINS, Jim ROHN, Napoléon HILL pour ne citer qu’eux. Je n’entrerai pas ici dans le détail du contenu de ces ouvrages. Je puis simplement te dire que chacun d’eux met en avant des choses extrêmement importantes pour qui veut, non pas faire un gâteau au chocolat uniquement, mais réussir sa vie : se fixer des objectifs, se mettre en état de les atteindre en s’astreignant à une discipline de tous les jours, avoir une « AMP » c’est-à-dire une attitude mentale positive. Toutes ces recettes et bien d’autres existent et chacun peut, s’il le souhaite, s’en servir au profit de sa propre réussite et de celle des autres.
 
Deuxième question : « Réussir sa vie, est-ce comme réussir un exercice de mathématiques ? » Mes talents mathématiques étant encore plus limités que mes talents culinaires, sois-rassuré, je n’entrerai pas dans des considérations de polytechnicien ! Je partirai d’une idée extrêmement simple : si réussir un exercice de mathématiques signifie arriver à tomber sur le bon résultat c’est-à-dire celui qui est déjà là quelque part et qui n’attend plus qu’on le découvre, je ne suis pas sûr que le fait de « réussir sa vie » puisse s’apparenter à une telle opération. Pour quelle raison ? Pour la raison suivante : le résultat « vie réussie » n’existe pas en soi au même titre que 2 + 2 = 4 semble exister sinon « en soi » du moins indépendamment de la vision qu’en a chacun. Inversement, le fait de réussir sa vie dépend pour beaucoup de la vision subjective qu’a chacun des résultats à atteindre : si réussir son exercice de mathématiques signifie découvrir un résultat indépendant de nous, réussir sa vie signifie au contraire commencer par devoir construire le résultat que l’on veut atteindre pour pouvoir un jour considérer qu’on a réussi sa vie puis se mettre en route dans l’existence de telle sorte que ce résultat construit d’abord en pensées trouve à se décliner concrètement dans notre quotidien. Force est donc de penser qu’entre « réussir un exercice de mathématiques » et « réussir sa vie » les différences sont grandes. Pour autant, il n’est pas dit qu’il n’y ait aucun point commun entre les deux opérations. Ce point commun me semble être le suivant : se fixer un objectif et atteindre un résultat.
 
De ce que nous venons de dire, il résulte ceci : si « réussir sa vie » n’est possible que pour autant que l’on fait en sorte de construire d’abord en pensée la réussite que l’on veut atteindre, mieux vaut commencer par se fixer un plan d’action, avec des dates butoir, pour viser à atteindre dans des délais raisonnables nos objectifs. De la sorte nous pourrons un jour regarder en arrière et nous féliciter du chemin parcouru en réalisant qu’il est en grande partie conforme à ce que nous avions imaginé et projeté. Rien de tel, pour ce faire, que le fait d’écrire quels sont les objectifs que nous voulons poursuivre dans la vie et les résultats à atteindre pour une date donnée.
 
 
Pourquoi prendre ainsi la peine d’écrire les choses ? Je crois qu’écrire les choses c’est plus ou moins s’engager vraiment à les réaliser. Par ailleurs, je demeure persuadé de ceci que la méthode importe pour qui veut réussir. Etre méthodique signifie s’astreindre soi-même à suivre un chemin déterminé : en l’occurrence un chemin nous menant aux buts que nous nous serons préalablement fixés. En tant qu’enseignant il m’est arrivé à maintes reprises d’observer à quel point mes élèves avaient du mal à suivre et à rester sur une « problématique » ou question fondamentale dégagée au préalable par eux avant de s’engager plus avant dans la réflexion au sein de leur dissertation. En tant qu’individu lambda j’aperçois précisément les mêmes choses dans les échanges humains : nous passons d’une idée à une autre sans arrêt et fonctionnons régulièrement par association d’idées ou d’images passant sans vergogne du coq à l’âne et de l’âne à mille et une choses sans grand lien entre elles. Non que je déplore cela – la vie n’est pas une problématique de dissertation à résoudre ! – mais je crois utile, à qui voudrait viser à « réussir sa vie », de suivre un chemin qu’il s’est lui-même tracé sans quoi il risque de se vouer à errer, comme dans certaines forêts, en des chemins qui ne mènent nulle part.
 
Ecrire les choses signifie à mes yeux se faire être et devenir auteur non seulement des phrases écrites mais de sa propre vie lorsque ces quelques phrases viennent servir de canal à des pensées qui, en l’absence de cela, nous mèneraient à être attiré un jour par telle chose pour être attiré le lendemain par telle autre sans lien avec celle de la veille et sans lien, surtout, avec un quelconque plan.
 
L’idée de « plan » dit bien ce qu’elle veut dire : elle dit surtout cette intention de tendre vers quelque chose en vue d’arriver à un résultat déterminé. Qui oserait sérieusement se plaindre de n’arriver à aucun résultat susceptible de lui convenir lors même qu’il n’y a eu aucun plan d’établi en amont et de résultat fixé au préalable ?
 
Dresser un plan d’action ne signifie pas s’enfermer dans une prison : les seules obligations auxquelles on se soumet en pareil cas sont celles auxquelles on a soi-même décidé de se soumettre. Le plan est donc ici condition du possible exercice d’une liberté véritable puisqu’il nous enjoint à ne faire quelque chose que pour autant que nous l’avons décidé. Nous sortons ainsi vainqueur de nous-mêmes au carrefour d’influences diverses et variées qui, au quotidien, nous faisaient tourner la tête jusque là sans jamais pouvoir viser le nord de nos projets de réussite mûrement réfléchis.
 
Dresser un plan d’action signifie commencer par faire un premier petit pas qui peut être le premier et le plus important d’une longue série. Ce premier petit pas qui appelle les suivants est celui où s’élabore en nous la décision de construire des objectifs pour ensuite se mettre à les poursuivre. Les grands chemins admirablement parcourus par ceux qui réussissent leur vie ne sont le plus souvent, si l’on y réfléchit, qu’une succession de petits pas : autant il peut paraître époustouflant de voir l’immense chemin réalisé par certains, autant il apparaît bien simple de réaliser chaque jour un petit pas. Il reste que pour réaliser de grandes choses encore faut-il avoir au préalable décidé de le faire et imaginé précisément le contour de ces grandes choses à venir pour être certain, dès le départ, d’orienter chaque petit pas quotidien dans la bonne direction.
 
Sur la route de la réussite il n’est pas de pire ennemi parfois que celui auquel nous faisons soudainement face dès le matin dans la salle de bain : oui, celui qui est dans le miroir, c’est bien de cet ennemi que je veux parler ! Pour combattre ses peurs, sa façon de tout remettre au lendemain ou encore la façon qu’il a de se déterminer parfois à échouer, il faut apprendre à bien le connaître. Au sortir de ma conférence sur « réussir sa vie, une dame d’un certain âge vint me voir et me déclara : « tout ne tient-il pas finalement au « connais-toi toi-même » ? ». Elle ne faisait que prêcher à un convaincu en sortant du bric-à-brac métaphysique un joyau par trop oublié…
 
 
Je finirai la présente lettre en concédant que je puis jusqu’ici t’avoir donné une vision caricaturale de ce que signifie « réussir sa vie ». De fait, j’ai résumé les choses en disant à peu près ceci : il suffit de se fixer des objectifs et de se mettre en marche pour les atteindre. Cela peut, il est vrai, sembler bien froid et technique. Peut-être faut-il que j’ajoute ceci, qui me semble extrêmement important pour l’homme en général : il s’agit certes de se fixer des objectifs et de viser à les atteindre pour déterminer soi-même ce que sera sa propre vie et éprouver, à cette occasion, la liberté humaine en soi. Il s’agit aussi et surtout de se demander quelque chose de très important. De quoi s’agit-il ?
 
Il s’agit de se demander la chose suivante : à supposer qu’il me soit donné de pouvoir faire le bilan de ma vie avant de quitter ce monde, pourrai-je à ce moment avoir un sourire aux lèvres et me dire : « c’est bien, tu as réussi à faire ce que tu voulais faire et tu peux partir apaisé, sur l’impression d’avoir correctement rempli la mission que tu t’étais fixée » ?
 
Où l’on voit, une fois de plus, que réussir sa vie passe par le fait de prendre conscience de la brièveté de celle-ci et d’intégrer la mort comme limite et condition humaine nous invitant à décider, si nous le souhaitons, de faire de cette vie quelque chose qui aura été en phase avec nos valeurs, en phase avec le sens spécifique que nous voulons donner à nos actions ainsi qu’avec ce que nous voudrions que le monde soit.
 
Viser des objectifs, oui, mais avec derrière tout un plan d’action déclinant la mission que nous nous sommes donnée pour que – reprenant la phrase de Gandhi – nous soyons le changement que nous voulons introduire dans le monde.
 
Une mission intéressante et ambitieuse à construire, n’est-ce pas ?
 
                                                                        A bientôt !

                                                                                                Bien à toi


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