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Lettre à un jeune cadre territorial (12)
15/3/2010 23:40:11 (3358 lectures)

LJCT 12 "A", "B", "C" : les subtiles distinctions...

LJCT 12
 
XII « A », « B », « C » : les subtiles distinctions… 
 
En tant que cadre territorial te voilà donc « catégorie A ». Tu connais comme moi les subtiles distinctions administratives. De mémoire : les A décident, les B mettent en œuvre la décision et les C exécutent ce qui leur est demandé. Si on en vient maintenant à la vraie vie administrative, tu te rendras rapidement compte que catégorie A, B ou C il arrive à tout agent d’avoir à décider de certaines choses à son niveau, d’avoir à mettre en œuvre certaines décisions prises par les échelons supérieurs et d'être dans le devoir d’exécuter ce qui a été demandé soit par le chef de service, soit par la directrice, soit par le Maire… Bref, derrière ce que j’appelle les « subtiles distinctions administratives », il y a la nécessité de sentir à quel moment tu peux – voire tu dois – faire preuve d’initiative et décider de la façon d’avancer et de faire avancer tes collaborateurs.
 
Quoi qu’il en soit il ne s’agit pas d’hypostasier ces subtiles distinctions et de les graver en lettres d’or dans le ciel qui surplombe nos institutions. Il me semble préférable de toujours conserver un minimum de souplesse dans le maniement de ces distinctions. Pour tout t’avouer, j’espère que tu ne seras pas de ceux qui demandent aux autres quel grade ils ont puis se mettent à les regarder d’un œil condescendant tel un membre de l’Olympe consentant à baisser son regard vers ceux d’en bas… Au jeu de la sottise, je pense qu’il est en nos enceintes suffisamment de spécialistes de premier rang pour que tu t’évites d’adopter ces comportements exécrables par lesquels on ne peut récolter que la bêtise qu’on a soi-même semée.
 
Tu observeras, à l’occasion, que les cadres qui ont des chevilles qui enflent à la seule pensée d’être cadres et ne condescendent à manger qu’avec d’autres cadres de rang égal finissent parfois par se rendre compte, mais trop tard, qu’une fois sur le front des difficultés ils ne voient plus personne derrière eux lorsqu’il s’agit de faire quelques heures supplémentaires à l’occasion pour les aider à boucler un dossier d’importance.
 
N’oublie jamais que réduire son identité et celle des autres à un grade équivaut non seulement à perdre de vue l’essentiel mais aussi à se priver de soutien lorsqu’il en est besoin. En semant la gentillesse et le respect on récolte la gentillesse et le respect. En jouant son rôle de cadre et donc de meneur sans pour autant écraser les autres et marcher sur ceux-ci afin de s'élever toujours plus haut dans la hiérarchie on se donne quelque chance d’éviter les planches savonnées… Il arrive même parfois que certains collègues auxquels on n’a jamais manqué de respect resurgissent et se mettent en quatre pour t’apporter ce que tu n’aurais pas même songé à leur demander.
 
L’autorité n’est plus ce qu’elle était : il ne s’agit pas forcément de s’en plaindre mais plutôt de bien comprendre comment fonctionnent les agents et les partenaires. Il n’y a plus véritablement d’autorité transcendante s’imposant à tous : aujourd’hui il y a plutôt certaines choses qui font autorité, certaines positions qui étant admises et reconnues par la majorité comme dignes de valeur vont s’imposer d’elles-mêmes aux esprits là où hier on les imposait de l’extérieur. Comme le soulignent certains théoriciens, nous sommes à l’ère de l’autonomie : les agents que tu as sous ton autorité ne seront des agents pour lesquels tes positions ne font autorité que pour autant que ce sont eux, les agents, qui ont éprouvé la valeur de ces positions et validé l’idée que ces positions étaient relativement justes et acceptables.
 
Il est certes encore possible d’imposer des choses aux agents de l’extérieur sans leur demander leur avis et sans tacher au préalable de les convaincre du bien fondé de ce qu’on leur impose mais procéder ainsi revient à prendre de grands risques aujourd’hui : l’adhésion aux actions que l’on a décidé d’engager risque de s’en ressentir.


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