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Présentation de parcours et RAEP (cours PG 2 sur 2)
23/8/2013 21:44:56 (3849 lectures)

Cours PG (2 sur 2)



Cours de Philippe Géléoc (2 sur 2)

philippegeleoc@yahoo.fr

Site : www.philippe-geleoc.info

Présentation de parcours et RAEP : dimensions : stratégique, temporelle, communicationnelle

Je voudrais aborder maintenant trois dimensions qui sont caractéristiques de cette présentation de parcours que nous avons à faire en tant que candidats dans le cadre de ce que l’on appelle donc la Reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle. Autrement dit, il y a pour ainsi dire une philosophie générale dont il vaut mieux avoir connaissance lorsqu’on on a à présenter son parcours et c’est à cette philosophie générale que je voudrais faire référence.

Donc : philosophie générale de la présentation des parcours dans le cadre de la RAEP. Cette philosophie générale, je voudrais l’évoquer à partir de trois points et de façon plus spécifique à travers trois dimensions. C’est ce que j’appelle « la RAEP en 3 D » (c’est ma dernière trouvaille en date J !). Je présente les choses ainsi, évidemment, pour plaisanter un peu mais pas complètement puisqu’il y a trois dimensions qu’il me semble effectivement important d’avoir en tête lorsqu’on a à présenter son parcours. Quelles sont ces trois dimensions ? La première dimension,  c’est la dimension stratégique, la deuxième dimension, c’est la dimension temporelle et la troisième dimension, c’est la dimension communicationnelle.

Dimension stratégique tout d’abord. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que lorsque nous avons à présenter notre parcours, lorsque nous avons donc à parler de notre passé,  il vaut mieux le faire de façon stratégique.

Cela signifie la chose suivante : lorsque nous parlons de notre passé, il ne faut pas en parler comme on parlerait de sa vie, comme on raconterait sa vie pour en parler, pour se faire plaisir. Il faut bien entendu parler de son passé de façon stratégique, c’est-à-dire en ayant bien en tête notre objectif ; et notre objectif, quel est-il ? Il est d’apporter la preuve au jury que nous serons en capacité demain d’exercer les fonctions qui nous seront dévolues sur tel poste et que nous serons en capacité, donc, de mettre en œuvre les compétences qui sont attendues sur tel poste qui est à pourvoir.

Lorsque nous présentons notre parcours, nous allons parler de notre passé mais pas n’importe comment, nous allons parler de ce passé de façon à générer dans la tête du jury l’impression que le candidat qu’il a face à lui est un candidat qui pourrait tout à fait occuper le poste qui est à pourvoir en mettant en œuvre toutes les compétences requises et donc pour ainsi dire en faisant l’affaire, c’est-à-dire en donnant toute satisfaction. Pour le dire d’une autre façon,  avec des termes économiques relatifs à l’offre et aux besoins, ce qu’il s’agit de montrer c’est que « l’offre » dont nous faisons part au jury au moment où nous nous présentons, l’offre que constitue notre candidature, est de nature à recouvrer les « besoins » du jury, les besoins de ce dernier étant de recruter un candidat sur un poste, un poste qui se caractérise par des fonctions qu’il faut exercer, des missions qui nous sont confiées et, bien entendu, par des compétences c’est-à-dire des choses qu’il faut savoir, des choses qu’il faut savoir faire, des comportements qu’il faut savoir adopter (savoir être) pour mener à bien les missions qui nous sont confiées.

Voilà ce qu’est la dimension stratégique de la présentation de parcours dans le cadre de la RAEP. En résumé, nous avons à parler de notre passé, certes, mais pas n’importe comment. Nous avons à en parler en songeant toujours au fait que nous nous adressons à des personnes qui sont en face de nous, qui sont en train de nous juger. Il faut dès lors faire en sorte d’influencer ce jugement de telle sorte que ce jugement joue bien entendu en notre faveur. Il y a là tout un travail d’influence, si on veut, qui est à exercer pour convaincre le jury de notre capacité demain à occuper les fonctions qui nous seront dévolues sur le poste qui est à pourvoir. Voilà pour l’essentiel. N’oublions donc jamais d’avoir cet objectif-là en tête. Il est très important d’avoir un objectif dans sa communication parce que, comme le soulignait notamment un auteur, ne pas avoir d’objectif dans sa communication, c’est comme voyager sans s’être fixé de destination. Lorsqu’on ne se fixe pas de destination dans le cadre d’un voyage, on peut fort bien arriver à un endroit qui nous plaise, au final, mais on peut aussi tomber dans un endroit où en fait on ne se plaît pas du tout, et cela peut fort bien arriver si on ne s’est, bien entendu, pas fixé d’objectif en amont. Comme le disait le philosophe Sénèque : il n’ est de vent favorable que pour celui qui s’est au préalable fixé un objectif, une destination ! Notre destination à nous, en tant que candidat, notre objectif à nous est la terre qui est au loin, la terre sur laquelle il y a un poste qui est à pourvoir et il s’agit de tendre vers là. On ne nous laissera mettre un premier pied à terre et accéder au poste en question que pour autant que nous avons apporté la preuve sous forme de déclaration des acquis de notre expérience professionnelle, que pour peu que nous aurons apporté la preuve de notre capacité à mettre en œuvre tout un ensemble de compétences qui sont requises pour aller sur le poste en question. Voilà pour le premier point de mon propos concernant la dimension stratégique de la présentation de parcours dans le cadre de la RAEP.

Venons-en maintenant à la deuxième dimension : après la dimension stratégique, c’est donc la dimension temporelle. « Dimension temporelle », pourquoi ? Pour une raison très simple qui est que la présentation de parcours se caractérise par quelque chose de tout à  fait spécifique.

Lorsque nous avons à présenter notre parcours, nous sommes dans le présent, jusqu’à  preuve du contraire ! Vous serez dans le présent, car il est somme toute assez rare d’être dans le passé et assez rare d’être dans le futur (hormis par le biais de la mémoire et de l’imagination, bien entendu).

La deuxième particularité de cette présentation de parcours tient en ceci que, tout en étant dans le présent, le candidat a à faire référence au passé, puisqu’il a à présenter son parcours. La troisième particularité tient au fait qu’il faut présenter son passé de façon stratégique, en fonction du futur qui est visé au niveau professionnel. Le candidat va ainsi devoir sélectionner dans son passé ce qui est important, ce qui doit être valorisé, ce qui doit être mis en avant pour que le jury lui reconnaisse la capacité à travailler demain sur tel poste qui est à pourvoir.

En résumé, nous sommes dans le présent, nous avons à parler du passé mais notre discours sur le passé doit être orienté vers l’avenir. Le discours que nous tenons sur le passé doit être sous-tendu par notre objectif : il doit être sous-tendu par l’idée de convaincre le jury de notre capacité à rejoindre demain, donc dans le futur, le poste qui est à pourvoir.

Voilà globalement pour la dimension temporelle de la présentation de parcours dans le cadre de la RAEP. Donc, j’en ai terminé également avec ce deuxième point concernant la, concernant la dimension temporelle.

Après la dimension stratégique, après la dimension temporelle, il y a ce que j’appelle donc la dimension communicationnelle. Qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Cela signifie que, au moment où nous sommes en train de présenter notre parcours, nous sommes dans une relation de communication avec le jury, une relation de communication qui commence à exister non pas au moment où nous essayons et nous commençons à parler mais au moment même où nous entrons dans la salle et que nous regardons le jury, que nous balayons du regard les membres du jury, que nous leur disons bonjour, que nous mettons un doigt ou le bout de la main sur la chaise pour laisser entendre que nous sommes prêts à nous asseoir dès que nous aurons le feu vert et qu’on nous y aura autorisé.

Donc, nous sommes bel et bien déjà dans une situation de communication.

Ce qu’il faut surtout avoir en tête c’est que lorsque nous nous adressons au jury, nous devons faire en sorte que notre façon de nous exprimer génère une impression dans la tête du jury. C’est ce que je résume parfois en disant : expression = impression.

Comprendre : l’expression, c’est le fait que nous nous exprimons face au jury et l’impression, c’est ce qui va rester dans la tête du jury. Dès que nous nous adressons à quelqu’un, dès que nous lui parlons, dès que nous communiquons avec une personne, nous allons, que nous le voulions ou non, laisser une certaine impression dans la tête de cette personne.

Expression, donc = impression. Nous nous exprimons et nous laissons une impression dans la tête du jury, encore une fois que nous le voulions ou pas : même si nous ne communiquons pas, même si nous restons sans nous exprimer, le fait de rester silencieux est lui-même, comme chacun le sait, une forme de communication. Quelqu’un, par exemple, qui resterait sans communiquer, qui resterait dans le silence communiquerait malgré lui le fait qu’il est par exemple soit timide, soit déstabilisé, soit complètement stressé et submergé par le stress. Il s’ensuit que même quand nous restons sans communiquer avec le jury, même quand nous restons sans échanger avec lui, « cela communique » : il y a une forme de communication qui est toujours à l’œuvre dès que nous sommes en relation avec l’autre, que nous parlions ou non.

Donc, expression = impression ou : une certaine forme d’expression va générer une certaine forme d’impression et donc l’expression, c’est la cause et l’impression, c’est l’effet. Ceci dit, nous n’avons pas une totale maîtrise bien entendu concernant cette relation. Nous pouvons si possible jouer sur l’expression pour générer tel type d’impression mais nous ne sommes pas complètement maîtres de l’impression que nous allons générer puisque notre communication, comme chacun sait, va être reçue dans tout un système de représentation qui existe dans la tête du jury. Ce que nous pouvons viser à faire, c’est à maîtriser au mieux notre communication, notre façon de nous exprimer et il y a tout de même certains effets que nous pouvons maîtriser puisque même si chaque membre du jury a un système de représentation qui lui est propre, qui lui est spécifique, toujours est-il que tous les membres du jury, en règle générale, risquent de s’offusquer si le candidat qui vient d’entrer dans la salle ne dit pas bonjour. Ils risquent d’être, d’entrée de jeu, sur une impression négative. Nous pouvons maîtriser au moins cela, c’est-à-dire le fait de dire bonjour, d’être souriant, d’être correct, respectueux, etc.

Il y a donc une part qui dépend de nous et laissons de côté cette part qui ne dépend pas de nous et qui tient dans le fait que les représentations que le jury peut avoir du monde sont d’une nature spécifique sur laquelle nous n’avons pas forcément une influence bien entendu complète. Tant mieux puisque cela signifie que le jury n’est pas un objet. Il a la possibilité, bien entendu, de se faire son propre jugement en fonction du système de représentation qui est le sien.

Donc expression = impression ou, si on voulait le dire autrement, communication = image de soi : lorsque nous communiquons, nous allons générer une certaine image de nous-mêmes. N’oublions jamais ceci : lorsque nous communiquons, nous sommes un peu comme un acteur qui monte sur scène et qui va générer une image de lui-même. Serons-nous un bon acteur ? Serons-nous capables d’impressionner le jury ? de laisser le jury sur une bonne image de nous ? Il faut bien entendu l’espérer, mais il ne s’agit pas simplement de l’espérer et de le souhaiter, il faut y travailler et cela se travaille de façon spécifique en utilisant certaines techniques.

Voilà ! J’en ai terminé avec la philosophie générale de la présentation de parcours dans le cadre de la RAEP et ses trois dimensions donc que je viens d’évoquer, la dimension stratégique puis la dimension temporelle et enfin la dimension communicationnelle.


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