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Présentation de parcours et RAEP (cours PG 1 sur 2)
21/8/2013 8:50:42 (3381 lectures)

Cours PG (1 sur 2)



Présentation de parcours et Reconnaissance des Acquis de l’Expérience Professionnelle  (RAEP)

Par Philippe Géléoc (philippegeleoc@yahoo.fr)

Site : www.philippe-geleoc.info

PREMIER POINT : LA RAEP

On pourrait dire que la « reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle », c’est en quelque sorte l’objectif. Un objectif qui est visé par qui ? qui est visé, en fait, par le Jury, par les membres du jury. Cela veut dire que les membres du jury visent à reconnaître qu’il y a derrière ce candidat qui se présente, qu’il y a ce qu’on appelle les acquis de l’expérience professionnelle.

Ces « acquis de l’expérience professionnelle, comme on le verra, ce sont pour l’essentiel ce qu’on appelle les compétences : savoir, savoir-fairesavoir-être.

D’un côté, donc, l’objectif avec la reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle ; de l’autre, pour atteindre cet objectif et reconnaître qu’il y de façon effective des acquis de l’expérience professionnelle qui se sont engrangés, qui se sont accumulés, qui se sont sédimentés chez le candidat, le jury dispose de quelque chose qu’on appelle en fait la « présentation de parcours » ; c’est le moyen. Une présentation de parcours dont on sait qu’elle peut prendre la forme :

  • soit d’un rapport d’activité : une présentation des différentes activités de notre expérience professionnelle et donc un dossier écrit qui rend possible un début de présentation des parcours,
  • soit, toujours au niveau de l’écrit, un CV parfois et une lettre de motivation qui vont également faire office de présentation de parcours au niveau de l’écrit,
  • soit l’oral de présentation de parcours.

Donc la présentation de parcours peut être une présentation écrite mais elle peut également être une présentation orale et dans certains cas de figure il y en a en fait les deux types de présentation qui vont se succéder :

  • on va devoir présenter son parcours d’une part à l’écrit, dans le cadre d’un dossier spécifique de RAEP (reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle) ou alors au fil du CV et de la lettre de motivation
  • mais on va également devoir présenter d’autre part ce parcours par la suite à l’oral.

Je reviens sur la notion de reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle ensuite nous aborderons la question de la présentation de parcours.

RAEP : Signification

La reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que les membres du jury ont pour noble tâche, pour noble mission de faire en sorte de reconnaître que le candidat qui est face à eux a développé dans le passé certaines compétences qui sont au nombre de celles qu’il va falloir avoir demain par rapport à un poste qui est à pourvoir. Pour pouvoir reconnaître que de telles compétences ont été acquises - donc des compétences, encore une fois, relevant de tout ce qui est savoir, de tout ce qui est savoir-faire, de tout ce qui est savoir-être - encore faut-il que le candidat de son côté présente certains éléments qui vont indiquer au jury qu’effectivement ces compétences existent. C’est là qu’on va trouver la présentation de parcours.

Pourquoi y a-t-il cette « reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle », cette RAEP dont on parle de plus en plus et qui existe en fait depuis 2007 pour l’essentiel, qui est en train de monter en puissance à travers les examens, les concours ? Il y a cette RAEP parce que, à un moment donné, il a été estimé que pour faire en sorte que les candidats décrochent des concours, accèdent à certains examens, il valait mieux se fonder sur des épreuves moins académiques et davantage professionnelles. C’est ce qu’on appelle la volonté de professionnalisation des concours. On a voulu « professionnaliser les concours » c’est-à-dire qu’on a voulu, concrètement, faire en sorte qu’il y ait davantage d’adéquation entre ce qui est demandé aux candidats aux concours et ce qui existe par la suite au niveau professionnel une fois qu’on a décroché les concours en question. Il est vrai que jusque là, pour ne prendre qu’un ou deux exemples, on demandait aux candidats par exemple de commenter un texte, un texte qu’ils avaient à choisir. Ou bien on leur demandait d’analyser un sujet de culture générale : en ayant dégagé une problématique et un plan, il s’agissait ensuite de faire tout un exposé de quelques minutes à l’oral. Maintenant, on est de moins en moins avec de telles épreuves et on est de plus en plus avec des épreuves qui relèvent de la RAEP, de la Reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle.

Avec la RAEP on va moins demander aux candidats de faire preuve de leurs capacités à commenter un texte et d’être, pour ainsi dire, des étudiants bien formés à l’Université : on va plutôt demander aux candidats d’être capables de restituer les missions qu’ils ont pu effectuer tout au long de leur parcours professionnel, les formations qu’ils ont pu suivre tout au long de leurs parcours, et tout cela tout en dégageant les compétences qui ont dû être mises en œuvre tout au long de ce parcours.

En résumé : il s’agit d’épreuves qui sont de moins en moins universitaires et de plus en plus professionnalisantes. Nous le disions, le jury a vocation à juger si le candidat qui se trouve en face de lui a fait preuve dans le passé de certaines compétences qui sont au nombre de celles qu’il faut avoir demain pour exercer telle ou telle fonction sur tel ou tel  poste. Pour cela, il a à sa disposition, comme nous le disions, la présentation de parcours. Donc, il a face à lui un candidat qui va devoir présenter son parcours. J’en viens donc au deuxième point de mon propos, à la présentation de parcours.

DEUXIEME POINT : LA PRESENTATION DE PARCOURS :

            J’en viens maintenant à cette idée de « présentation de parcours », tout d’abord pour souligner que un parcours c’est quoi ?

Un parcours, c’est une sorte de cheminement :

  • qui peut aller tout droit
  • ou qui peut ne pas aller tout droit,
  • qui peut passer par des virages,
  • qui peut être caractérisé par certaines ruptures, etc.

Donc, chacun de nous a un parcours qui, encore une fois, a été plus ou moins droit, s’est déroulé de façon plus ou moins continue ou discontinue. Chacun de nous a ainsi la possibilité de se référer à son passé pour dire « voilà par quelles étapes je suis passé », « voilà quel a été mon parcours au niveau professionnel et au niveau de la formation ».

La présentation des parcours est quelque chose d’assez particulier. Quand on présente son parcours, que se passe-t-il ?

Notez la différence entre le fait de présenter son parcours et le fait de présenter par exemple quelqu’un qui serait à côté de nous. Pourquoi suis-je en train de faire référence à cela ? Parce qu’il y a une différence qui est tout à faire singulière et qui va nous aider à saisir la spécificité de la présentation de parcours.

Lorsqu’on est, par exemple, en train de présenter un ami qui est juste à côté de nous à quelqu’un d’autre qu’on a face à soi, la caractéristique de cette présentation tient dans le fait que l’ami en question dont on est en train de parler est bel et bien là. Il y a une présence de ce qu’on présente, ou de celui qu’on présente. Ce qui n’est pas le cas pour ce qui concerne le parcours.

Lorsqu’on est en train de présenter son parcours, lorsqu’on fait référence au passé : le parcours en question n’est pas là et le passé par définition n’est pas là puisqu’il n’est plus. Donc, la seule chose à laquelle on a accès concernant le passé lorsqu’on est en train de le présenter et bien, ce sont quelques repères, quelques souvenirs que nous avons en tête et à partir desquels nous allons construire un récit : un récit que nous allons présenter au jury mais, en fait, nous ne présentons pas ce parcours parce qu’il est là. La seule relation au parcours que le jury pourra avoir c’est celle qu’on lui donne à imaginer à travers le récit qu’on est en train de tisser au sujet de ce parcours. Bref : il y a absence de ce qu’on présente. Le passé dont on parle n’est pas là : seul demeure un récit, dans le présent, à son sujet.

Alors, il est important de le souligner notamment parce que bon nombre de candidats ont la fâcheuse habitude de considérer qu’ils sont pour ainsi dire pieds et poings liés dans leur relation avec leur passé parce que leur passé ne s’est pas déroulé comme ils l’auraient souhaité et, de ce fait, ils pensent que ce passé est un passé dont ils aimeraient bien justement se passer, dont ils aimeraient bien pouvoir faire abstraction et qu’ils aimeraient être autre qu’il n’a été.

Il reste qu’on ne choisit pas d’avoir tel passé plutôt que tel autre : voilà la mauvaise nouvelle ; mais il y a aussi une bonne nouvelle : on peut choisir par contre le récit qu’on est en train de tenir sur le passé. Le passé étant ce qu’il est, on a la possibilité de le présenter de façon négative parce qu’on estime avoir raté telle chose ou on a la possibilité de le présenter de façon positive en estimant que ce qu’on a raté par exemple n’est jamais qu’un échec qui nous a servi à rebondir et à voir quelles étaient les pistes d’amélioration pour passer à autre chose.

C’est un peu l’histoire de la bouteille à moitié vide et à moitié pleine que chacun de nous connait tant l’image, la métaphore est célèbre. Une même bouteille qui est remplie jusqu’au niveau de la moitié peut être quelque chose qui nous mène à nous désespérer parce qu’il ne nous reste plus que la moitié de la bouteille et que nous aurions souhaité qu’elle soit entière. Nous aurions aimé avoir la possibilité de boire l’ensemble de la bouteille ; mais d’un autre côté, cette même bouteille, cette même réalité est également quelque chose dont on peut se féliciter puisque la bouteille en question demeure tout de même à moitié pleine : elle aurait très bien pu être à moitié vide.

Bref, on le voit bien : face à une même réalité, il est possible d’adopter des points de vue différents et de présenter en bien comme en mal, en positif comme en négatif, en avantage comme en inconvénient certaines choses qui relèvent de cette même réalité. Il en va, bien évidemment, de même avec le parcours. Il en va bien évidemment de même avec notre passé : nous avons la possibilité d’être plutôt négatifs par rapport à ce passé ; nous avons également la possibilité d’être positifs à l’égard de ce passé.

Comme chacun de nous peut l’imaginer, une présentation de parcours qui est positive, c’est une présentation de parcours faite par un candidat ou une candidate dont on va estimer qu’il a/qu’elle a un état d’esprit plutôt positif. Comme on s’en doute, c’est, par ailleurs, plutôt avec quelqu’un qui a un état d’esprit plutôt positif, un état d’esprit dynamique que l’on va préférer travailler.

Voilà donc ce qui a trait à la présentation de parcours.

Une chose qu’il ne faut jamais oublier : je disais que le parcours a cette particularité de ne pas être présent. Certes on le présente mais en fait on le présente alors qu’il est absent donc, c’est paradoxalement la présentation de quelque chose d’absent, c’est la mise en présence d’une absence. Il y a là quelque chose d’assez particulier mais qui ouvre sur une certaine forme de liberté puisque : libre à nous de présenter les choses de telle façon plutôt que de telle autre.

            Deuxième chose qu’il me semble important de souligner : lorsqu’on présente son parcours, on se présente aussi soi-même. Lorsque vous êtes à l’oral en train de présenter votre parcours n’oubliez jamais que vous n’êtes pas seulement en train de présenter votre parcours, mais que vous êtes en train de vous présenter vous-même. Je veux dire par là que lorsqu’on est en train de parler de son passé, lorsqu’on est en train de parler de quelque chose, on est aussi en train de parler à des personnes : on est dans une relation à des personnes. N’oublions jamais cela. Nous parlons de quelque chose, nous parlons aussi à des individus. Nous parlons de certaines choses, de notre parcours, des évènements qui sont présents dans ce parcours, des virages présents dans ce parcours,… mais nous parlons également à des personnes, à des membres du jury.

Cela signifie ceci : lorsque nous sommes en train de parler de ce parcours, c’est nous qui sommes en train de nous présenter au jury et c’est nous qui sommes pour ainsi dire en scène ; il nous revient, au moment de l’oral, d’être acteur montant en scène face à un jury qui, pour ainsi dire, est spectateur et qui va comme tout spectateur regarder, écouter, observer tout ce qu’il est dit et observer, aussi, tout ce qu’il peut observer qui parfois nous échappe.

Un exemple ? Le jury peut aussi noter des choses qui ont trait à la communication non verbale. Il peut parfois noter, par exemple, des incohérences entre ce que nous affichons concernant notre personne, notre parcours et ce que nous en donnons à voir. Songeons, par exemple, à ces candidats qui disent être, se caractériser par une certaine forme de dynamisme au quotidien alors que dans leur façon de parler ils parlent à ce point lentement qu’on a du mal à croire qu’au quotidien ils puissent être véritablement dynamiques. Ou encore, ce candidat qui met en avant le fait qu’il a des compétences en terme d’organisation et qui au sein même de son exposé est tellement fouillis, montre tellement peu d’organisation qu’on a du mal à croire qu’il peut, par ailleurs, se caractériser par le fait d’être organisé. Donc, n’oublions jamais ceci : nous parlons de certaines choses, notamment de notre parcours, nous parlons de nous en parlant de notre parcours et nous parlons surtout à des personnes qui sont en train de se construire un jugement à notre sujet.

Voilà, globalement, ce que je voulais vous dire en introduction concernant tout ce qui est « reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle » qui est une reconnaissance exercée (ou pas…) par le jury, par des membres du jury qui vont avoir à vérifier, à reconnaître qu’il y a (ou pas) des compétences que vous avez acquises en tant que candidats, en tant que personnes ayant travaillé à tel endroit, été formé à tel autre. Le jury a vocation à reconnaître ou pas qu’il y a certaines compétences qui ont été développées hier et qui peuvent être au nombre de celles qu’il faut avoir demain sur tel poste.

Pour cela, pour pouvoir prendre cette décision, pour pouvoir reconnaître de façon effective qu’il y a des compétences qui ont bel et bien été mises en œuvre les membres du jury disposent de ce que le candidat va bien vouloir leur déclarer au fil de sa présentation de parcours (écrite et/ou orale). C’est ainsi par le biais de la présentation du parcours effectuée par le candidat que le jury va pouvoir se faire une idée des compétences éventuellement développées par ce candidat qui est en face de lui. Le jury ne pourra reconnaître de compétences que celles qu’on a bien voulu valoriser devant lui. N’oublions jamais ceci. C’est-à-dire que si vous n’avez rien à déclarer, le jury n’aura rien à reconnaître. Si le candidat dit en gros : je n’ai rien à déclarer en terme de compétences, le jury va lui dire : circulez, il n’y a rien à voir ! Circulez, je n’ai rien à voir avec vous,  moi qui vise à recruter des candidats ayant telle et telle compétences.

Autrement dit, si vous ne lui montrez pas les compétences que vous avez, si vous ne les lui indiquez pas, si vous n’indiquez pas ces compétences de façon concrète, en prouvant la marche en marchant, en étant organisé au moment où vous êtes en train de dire que vous vous caractérisez par le fait d’être organisé, il s’ensuit que le jury ne pourra pas reconnaître des compétences dont il n’a jamais pu prendre connaissance : il ne peut reconnaître que ce dont il a eu connaissance à un moment donné. De fait, on ne peut jamais reconnaître que quelque chose dont on a eu connaissance et la connaissance en question on l’acquiert au fil de ce que le candidat veut bien nous livrer au sein de sa présentation de parcours. Voilà donc pour tout ce qui a trait à la Reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle et à la présentation de parcours.

 


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