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Réussir sa vie. Lettres à un jeune ami. (3)
15/3/2010 22:59:03 (3099 lectures)

Lettre n°3



Lettre n°3
 
Cher ami,
 
As-tu déjà remarqué comme moi qu’il est plus facile de voir ce qui ne va pas que ce qui va ? Sans doute que oui. Il y a une expression qui dit bien cela : « on ne remarque pas les trains qui arrivent à l’heure ». Autrement dit : on ne remarque que les trains qui n’arrivent pas à l’heure car ce sont ces derniers qui nous font être en retard et qui, générant des problèmes pour nous, nous font focaliser notre attention sur eux. Pourquoi s’arrêter, il est vrai, en l’absence d’obstacle ?
 
La réussite est un peu comme ces trains qui arrivent à l’heure : il est difficile de dire en quoi elle consiste puisqu’elle n’est pas de l’ordre de ce qui ne va pas. Elle n’est pas un problème, elle serait même tout le contraire…
 
Prenons donc les choses selon une démarche négative : comment apprécier un train qui arrive à l’heure ? en remarquant qu’il n’arrive pas en retard et que nous échappons, de ce fait, à bien des problèmes. Comment pourrons-nous, maintenant, apprécier la réussite si nous ne savons pas en quoi elle consiste ? Pouvons-nous ou devons-nous nous contenter d’un « A chacun sa réussite » et nous dire qu’il y a autant de types de réussites qu’il y a de types d’individus et de types de conceptions de la réussite ? Sans doute, mais cela semble assez peu satisfaisant.
 
Peut-être pouvons-nous, modestement, faire un premier petit pas et nous dire que « la réussite », pour nous, c’est le contraire de « l’échec ». Réussir, cela signifie… ne pas échouer. Ceci dit, est-on davantage avancé une fois qu’on a dit cela ? J’ose croire que oui, mon ami ! Pourquoi ? Parce qu’il est facile, pour chacun, d’imaginer ce que signifierait « échouer » dans son existence. Quelles que puissent être les conceptions que chacun se fait de l’échec, une chose va forcément nous rassembler : échouer, c’est ne pas atteindre ses objectifs, c’est ne pas atteindre les objectifs qu’on s’était donnés à soi-même. Il n’y a d’échec, par définition, qu’en regard d’objectifs initialement fixés et visés.
 
Observons à présent l’idée symétrique inverse : c’est l’idée que réussir signifie, tout simplement, atteindre ses objectifs.
 
Tu l’auras noté, j’ai dit : « tout simplement ». En réalité, c’est là que la difficulté commence car nous autres humains semblons bien souvent animés par cette question humoristique maintes fois posée : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
 
La réussite est, pour l’essentiel, une chose on ne peut plus simple : ? se poser des objectifs et  se mettre en route pour les atteindre. Rien de plus simple, n’est-ce pas ? Et pourtant… rien de plus compliqué car nos visées conscientes de tel objectif et de tel résultat sont très souvent recouvertes par le brouhaha de « petites voix » dont je te reparlerai plus tard si tu veux bien.
 
Avant de te parler de ces petites voix malines qui nous font perdre de vue nos objectifs, je veux te dire quelques mots de ce que je suis tenté d’appeler la « magie des objectifs ». Cette « magie des objectifs » est quelque chose d’assez peu connu semble-t-il, si j’en crois un sondage rapide qu’il m’est arrivé de faire lors de ma conférence « réussir sa vie ». Ce jour là, j’ai demandé aux deux cents personnes, environ, qui constituaient mon auditoire qui, parmi elles, se fixait des objectifs par écrit dans les différentes sphères de sa vie. Ce sont tout au plus une vingtaine de mains qui se sont levées. Autrement dit : seuls    10 % d’entre nous se fixeraient des objectifs par écrit. Que font les autres ? Que fait l’immense majorité ? Et pouvons-nous vraiment croire que ces 90 % qui ne se fixent pas d’objectifs prennent réellement leur vie en main ? Et si tel n’est pas le cas, ne faut-il pas en conclure que ce sont les circonstances qui déterminent le cheminement qui sera le leur ? Entre déterminer le sens de sa vie soi-même et laisser la vie elle-même déterminer les choses sans que nous ayons de prise sur quoi que ce soit, j’avoue pour ma part préférer la première option…
 
« Magie des objectifs » disais-je. Oui mais, qu’est-ce que cela signifie concrètement, n’est-ce pas ? Cela signifie à peu près la chose suivante : tout d’abord, c’est quand nous savons très exactement où nous voulons aller que nous nous mettons le plus en capacité d’y arriver. Comment, pourrait-on d’ailleurs arriver quelque part et savoir qu’on est arrivé à une destination qu’on n’a pas fixée au départ ? Cela risque d’être bien difficile !
 
« Il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va » Sénèque
 
Ensuite, c’est quand nous savons très exactement où nous voulons aller que les écailles nous tombent des yeux et que nous nous mettons à voir dans le monde non plus des évènements insignifiants mais des opportunités au service de nos projets. Vois-tu ce que je veux dire ? Prenons un exemple : imaginons que hier tu n’avais pas d’objectif particulier et qu’aujourd’hui tu en as désormais un : « acheter une voiture d’occasion ». Si hier tu avais écouté distraitement ton voisin qui te disait qu’il se débarrasse de plein de choses avant de partir en voyage et y compris de sa vieille voiture, sans doute aurais-tu continué à échanger sur toutes sortes d’autres sujets avec ce voisin sans t’attarder plus particulièrement sur l’un ou l’autre des propos échangés. Si aujourd’hui, en revanche, tu as désormais en tête ta cible : « trouver une voiture d’occasion », tu conviendras sans peine avec moi que l’échange évoqué avec ton voisin risque de prendre un sens qu’il n’avait pas auparavant. Ce qui n’est de prime abord qu’un simple évènement – le voisin se débarrasse de certaines affaires – se transforme en opportunité à ne rater sous aucun prétexte à partir du moment où tu ne fais plus un pas sans avoir à l’esprit ton objectif, ton intention d’achat. Le monde prend soudainement sens d’une toute autre façon, n’est-ce pas ?
 
Nous voilà donc arrivé à cette idée que réussir sa vie passe, selon toute vraisemblance, par le fait de se fixer des objectifs. Il est vrai qu’il est difficilement imaginable de se demander si on a réussi quelque chose sans avoir déterminé au départ ce qu’il s’agissait de réussir ou de viser dans cette réussite. Voilà donc pour la forme. Peut-on aller plus loin quant au fond ? S’agit-il de viser quelque chose qui soit la même chose pour tous derrière cette perspective, ce projet de « réussir sa vie » ? N’y a-t-il pas mille et une façon de réussir sa vie ?
 
Une chose semble à peu près certaine : quelle que soit la conception que l’on se fait de la réussite, quoi que l’on place ou souhaite mettre derrière cette idée de « réussir sa vie » il y aura à chaque fois l’idée que pour réussir sa vie il faut faire des choses qui fassent sens pour soi et qui soient un minimum en phase avec les valeurs qui sont les nôtres. Pour s’en convaincre, il suffit une fois de plus d’imaginer l’inverse : pourrais-je « réussir ma vie » si cette vie passait pour moi par le fait de me soumettre à des tâches dont aucune ne fait sens pour moi ? Difficile à croire… De même : pourrais-je considérer que je suis en voie de « réussir ma vie » si je grimpe dans la hiérarchie et bénéficie de promotions en devant par exemple écraser les autres pour y arriver et en m’écœurant moi-même d’en venir ainsi à des agissements que je juge par ailleurs condamnables d’un point de vue éthique ? Difficile à croire également…
Ceux qui réussissent leur vie trouvent bien souvent du sens à faire ce qu’ils font et font des choses qui sont en phase avec leurs valeurs, avec ce qui vaut à leurs yeux. Est-ce tout ? Je te propose d’y revenir lors d’un prochain courrier.
 
A bientôt !
Bien à toi.

                                                                                               


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