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Réussir à parler en public sans difficulté
14/7/2013 11:58:37 (3542 lectures)

Réussir à parler en public sans difficulté

- Des conseils simples pour y arriver -



12 juillet 2013

 

Réussir à parler en public sans difficulté

- Des conseil simples pour y arriver -

S’il est un domaine dans lequel je pense avoir réussi à aider efficacement plusieurs personnes, c’est bien celui-là : parler en public.

C’est un fait que nous sommes très nombreux à être effrayés à la seule idée d’avoir à parler en public. C’est un fait, également, qu’il faut se mettre en état d’y arriver parfois. Il faut arriver à parler en public quand on a un oral à passer dans le cadre d’un examen ou d’un concours. Il faut arriver à parler en public lorsqu’on nous propose de partager avec un public notre savoir, nos convictions, nos passions. Il faut arriver à parler en public lorsqu’on occupe une fonction où parler en public fait partie du job !

Comment y arriver ? Pour le savoir, je vous propose un petit détour par.. « comment ne pas y arriver ». Vous verrez que le détour en vaut la peine.

Comment ça se passe quand on n’y arrive pas ? Quand on éprouve le plus grand mal à parler en public et même à se faire à cette seule idée qu’il va falloir le faire, voici comment ça se passe…

On se dit qu’on ne va pas y arriver. On s’interroge intérieurement sur ce qui va se produire : « et si… j’oubliais une partie de ce que j’ai à dire ? » «  et si, du coup, ils se mettaient à penser que je prouve en direct mon incompétence ? », «  et si, pire que tout, ils éclataient de rire en m’écoutant ? » « Ne serait-ce pas alors la pire des hontes ? » « n’en viendrais-je pas, encore plus, à me décomposer et même à m’évanouir tellement je ne saurais plus où me mettre ? »

C’est bon ? Je vous ai bien angoissés ?

Bienvenue dans le monde de « et si… ». Le monde de « et si… », c’est notre monde intérieur, ce monde où ça pense constamment et où tout peut s’emballer pour peu que la peur s’y mettre, voir l’angoisse…

Mains moites ? Gorge sèche ? Rougeurs sur les joues ? Impression de chaleur ? Transpiration ? Dans le monde de « Et si… » il fait chaud et … c’est pas rigolo ! Le monde de « Et si… », c’est ce monde intérieur dans lequel nous nous embarquons. Nous pourrions essayer de nous concentrer sur notre discours mais non…voilà que nous essayons non seulement de parler en public pour dire ce que nous avons à dire, mais, aussi, de penser à ce que les autres peuvent bien penser de nous. C’est ça, non ? Au lieu de bien penser à ce que nous racontons et de nous concentrer exclusivement là-dessus, nous nous laissons aller à penser :

-d’une part à ce que nous racontons,

-d’autre part à ce que les autres peuvent bien penser au sujet de ce que nous racontons et au sujet de nous-mêmes par la même occasion.

Lorsque les choses commencent comme ceci, elles finissent très souvent comme cela : la peur d’être jugé négativement finit par nous submerger peu à peu comme un poison qui fait peu à peu son effet et finit par…bloquer notre cerveau. Notre cœur se met à battre dans nos tempes et c’est…le début de la fin !

Voilà pour le scénario catastrophe du film « Comment arriver à…ne pas y arriver ».

Voulez-vous, maintenant, que je vous propose un autre scénario avec une fin plus heureuse et, tant qu’à faire, en vue, cette fois, de prendre plaisir à parler en public ? J’imagine que oui, sans quoi vous auriez laissé tomber la lecture de ce que je vous raconte depuis quelques lignes, non ?

Voici comment je m’y prends, pour ma part, quand je m’apprête à parler en public.

Tout d’abord, je prépare le terrain et fais en sorte de sécuriser ce qui peut l’être : je vérifie que j’ai bien le matériel dont j’aurai besoin, je vérifie que la salle est bien à telle distance de l’endroit où j’habite et me fais une idée du temps qu’il me faudra pour y arriver, tout en prévoyant un délai plus large au cas où il y aurait un incident de parcours à gérer. Si je le peux, je vérifie que le tableau sur lequel j’écrirai est tel ou tel type de tableau afin de ne pas me trouver idiot avec des craies dans la main pour écrire sur un paperboard ! Inutile de se tirer une balle dans le pied…

Ensuite, je prépare bien ce que j’envisage de raconter et je ne l’apprends surtout jamais par cœur : je sais que si un seul mot venait à me manquer, comme dans une poésie qu’on récite, ce serait la catastrophe car la suite de mon propos resterait hors d’accès. Je préparer éventuellement quelques moyens mnémotechniques comme, par exemple, le sigle C.O.M. qui fait que je n’oublierai pas de parler successivement de mes trois points : C comme Communication, O comme Organisation, M comme Management. J’ai mon plan en tête, les grandes lignes par lesquelles je dois passer comme dans un circuit, mais je me laisse une grande souplesse quant à la façon de dire ce que j’ai à dire. Il vaut mieux de la souplesse et de l’hésitation qui indique l’existence d’un propos réfléchi, que de la rigidité débitée de façon automatique, tel un robot, qui indique de la peur et une incapacité à réfléchir tranquillement en public.

Enfin, il reste à y aller…sans y penser. Ce qui se joue…se jouera là-bas, en direct. Inutile de commencer à penser à gérer ici ce qui ne pourra pas se gérer ici. Inutile de commencer à faire des mouvements des bras et à se torturer l’esprit pour savoir si les pieds sont bien mis : nous ne sommes pas encore dans la piscine ! Inutile de se faire des frayeurs face à tout ce qui pourrait se passer (et dont il ne sera jamais possible de faire le tour en pensée) : ce qui se passe est généralement bien plus simple que toutes les choses compliquées et effrayantes qu’on imagine et avec lesquelles on s’amuse à se faire peur.

Ça y est : nous y sommes ! C’est le grand jour ! Le public est là. Je respire tranquillement en focalisant mon attention sur ma respiration et en l’imaginant comme le ressac de la mer, qui va, qui vient, et à nouveau qui va, qui vient… 

Je souris car le monde me sourira en retour, et quand le monde me sourit en retour, je me sens bien, je me sens confiant. Ce sourire que j’affiche sur mon visage, en m’y efforçant si nécessaire, va irradier tout mon corps et mon cerveau. Je serai alors dans des dispositions positives à l’égard de mon environnement. La plupart du temps, cet environnement me le rendra bien car « ça communique déjà » : si je regarde bien, je verrai qu’au sourire que je viens de semer autour de moi répondent déjà d’autres sourires qui surgissent en retour et que je peux récolter pour me sentir rassuré à la perspective de parler.

Ça y est, je me lance ! Je souris et je lâche tout d’abord un « bonjour ». Celui-ci dit à mon public que je le respecte. Je sais que ce que je donne, je le recevrai en retour.

Je ne parle pas en restant hors de mon propos. Je parle de façon simple autant que possible, de façon vraie, sans sur jouer, en me fondant, toujours si c’est possible, sur du vécu qui me parle et parlera aux autres. Parfois j’entre dans une petite histoire. J’y reviendrai.

Pour attirer l’attention, la capter, j’entre dans une dynamique interrogative. Au lieu d’être exclusivement affirmatif je pose une question, je laisse un temps très court puis j’y réponds. J’avance ainsi : question, silence, puis réponse… L’attention est captée par la question, maintenue par le silence, satisfaite par l’arrivée d’une réponse qui vient combler le trou d’air que j’ai volontairement creusé.

Je parle en usant d’une gestuelle adaptée : celle-ci vient soutenir mon discours. Ainsi je suis tout entier dans ce que je raconte. Ainsi je suis corps et âme dans ce que je raconte. Ainsi j’habite mon discours au lieu d’être à côté à m’effrayer par rapport à ce qui pourrait lui arriver en se déployant. Je suis dans mon discours et pas à côté : lui et moi ne formons qu’un seul.

Un autre moyen de capter une attention qui est en train de se perdre est, comme j’ai commencé à le dire dans ce qui précède, de se lancer dans une petite histoire à partir d’une question par exemple : « Sur ce point, savez-vous ce qui m’est arrivé l’autre jour ? …» ou encore sans question mais avec suspens ; « Il faut, sur ce point, que je vous raconte quelque chose d’étonnant que j’ai observé dernièrement. Figurez-vous que j’étais à… et, vous n’allez pas me croire mais… voici ce qui s’est passé… »

A partir de ces tout petits « trucs » je vous assure que vous allez pouvoir prendre un réel plaisir à parler en public : quand chaque personne présente dans le public monte, sans y prêter attention, dans votre barque c’est … très rigolo de mener la barque composée de tout ce petit monde et de faire visiter du paysage !

Je vous renvoie à mes deux ouvrages si vous voulez aller plus loin et viser encore plus de performances dans ce domaine.

 

Philippe Géléoc, Réussir la RAEP. La reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle. Foucher (Février 2012)

Philippe Géléoc, L'oral des concours administratifs en pratique. Editions d'organisation (Mars 2010)

 

 


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