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Lecture du nouveau monde (6)
8/7/2013 6:44:35 (1888 lectures)



*                        *                        *

Cette nouvelle journée de vacances à la résidence fut des plus classique : petit déjeuner, piscine, repas de midi… ; et, en même temps, pour Ken cette journée ne fut pas tout à fait comme les autres.

L’homme au chapeau lui restait au fond de l’esprit comme un arrière goût acre nous reste au fond de la gorge.

Ken était là, avec Sylvie, avec « les petites » et, en même temps, il était ailleurs. Aussi stupide que fut à ses yeux une telle idée, il se mit à penser que ce rêve cauchemardesque lui apprenait peut-être que sa vie était écrite quelque part… Peut-être y avait-il un homme au chapeau, un écrivain qui, quelque part, avait tout écrit et avait tout écrit de ce qui se passait seconde après seconde dans leur vie à lui, à Sylvie et aux enfants ?

Sans y prendre garde Ken balança la tête de gauche à droite à plusieurs reprises comme pour se convaincre de l’absurdité d’une telle idée. S’en apercevant, Sylvie fixa Ken dans les yeux :

  • Quelque chose ne va pas ? demanda-t-elle simplement.
  • Pourquoi veux-tu qu’il y ait quelque chose qui n’aille pas ?
  • Tu… tu n’es pas pareil que d’habitude, fit Sylvie.
  • Pas pareil, pas pareil ! répéta Ken ; puis il ajouta : pourquoi faut-il toujours que tu t’inquiètes ? tu ne peux pas te détendre, même en vacances ? lâcha Ken sur un ton réprobateur.

Les filles regardèrent leur père. Sylvie resta un temps interloquée puis détourna le regard et se mis à s’affairer en mettant les maillots de bain à sécher.

Ken sentit qu’il venait de franchir une ligne. Il réalisa que le cauchemar de la nuit précédente le perturbait plus qu’il ne l’aurait imaginé.

La vie était, somme toute, quelque chose d’étrange : on pouvait s’y fâcher avec des gens qu’on aime sur la base de motifs n’entretenant aucun rapport avec la relation…

Mille pensées traversèrent encore l’esprit de Ken. Il commença par se dire qu’il fallait bien, après tout, que quelqu’un dise à Sylvie qu’il est énervant de la voir s’inquiéter constamment de tout et de rien. Qui, après tout, était mieux placé que lui pour lui faire prendre conscience de ce travers ?

Ken baissa le regard. Léa et Amélie le fixaient sans dire un mot. Elles avaient, elles aussi, l’air inquiètes.

  • Vous n’allez pas vous y mettre aussi ! Allez jouer un peu là-haut dans votre chambre !

Demi-tour droite. Ni une, ni deux, les filles récupèrent leurs poupées respectives et se mirent en route vers l’escalier : non sans avoir jeté un regard mêlant incompréhension et désapprobation en direction du « papa adoré » du matin…

Ken se retrouva seul dans la cuisine. Sylvie avait fermé la porte de la salle de bain derrière elle. Les pas révoltés et rebelles des petites qui montaient l’escalier retentissaient dans l’appartement.

Le fait de se retrouver ainsi seul le fit encore s’interroger. Etait-ce cela qu’il avait voulu ? N’était-il pas idiot d’obtenir un tel résultat alors que tout le monde s’était réjoui à l’idée de pouvoir se retrouver pendant les vacances ? Et n’était-il pas, après tout, agréable de savoir qu’une personne comme Sylvie s’inquiétait pour lui ? Cette inquiétude était peut-être un défaut mais… un défaut par rapport à quel modèle, par rapport à quelle conception de la perfection ?

Ken leva les sourcils et soupira. Un pas, deux pas, trois pas… il ouvrit la porte de la salle de bain. Sylvie était penchée vers la baignoire. Elle posait les serviettes mouillées sur le rebord de la baignoire.

  • Tu sais… commença Ken.

Sylvie se retourna vers le lavabo sans regarder Ken. Ken vit le visage pourpre, les larmes qui embuaient les yeux de Sylvie.

  • Je… je te demande pardon… fit Ken, puis il sortit.

Il sortit de la salle de bain, sortit de l’appartement puis de la résidence. Il lui semblait manquer d’air. Il rejoignit la mer. Une question le taraudait encore : pourquoi se fait-on du mal, comme cela ?

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