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Lettre à un jeune cadre territorial (7)
11/3/2010 5:37:21 (3564 lectures)

LJCT 7 La place du cadre ? celle qu'il se donne !

LJCT 7
 
VII La place du cadre ? celle qu’il se donne !
 
« On n’a que la place qu’on se donne » : il est certaines formules qui demeurent gravées dans l’esprit pour un moment tant elles regorgent de signification. Celle que je cite est de celles-là et je te propose que nous nous y arrêtions un instant pour en apprécier pleinement le sens.
 
Rendons tout d’abord à César ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu et à mon collègue sa formule ! Cette formule, de fait, n’est pas de moi mais j’aime la reprendre et la citer car je connais certains collègues jeunes et moins jeunes qui attendent qu’on leur donne la parole pour parler, qui attendent une commande des élus ou de la hiérarchie pour agir et qui, pour résumer, risquent de passer leur vie à attendre des choses qu’il leur suffirait de provoquer par eux-mêmes si seulement il leur venait à l’esprit de songer au pouvoir qu’ils ont entre les mains mais dont ils ne savent pas ou n’osent pas faire usage.
 
La place que nous avons au sein de la collectivité territoriale est donc moins celle qui nous serait conférée a priori par la hiérarchie, par les élus ou même par notre fiche de poste que celle que nous osons nous donner dans le cadre des missions qui nous sont dévolues.
 
Disant cela, je songe à une autre collègue qui disait que chacun fait pour partie sa fiche de poste. Entendre : certes la fiche de poste est la même pour ceux qui successivement passeront sur un même poste. Pour autant on aurait tort de croire, vois-tu, que chacun de nos collègues occupera un poste de la même façon que son prédécesseur : là où l’un construit des outils pour une meilleure gestion budgétaire au quotidien, un autre s’attachera plutôt à développer de façon créative et partenariale un projet spécifique et ce, tout en se situant dans le même cadre de la même fiche de poste.
 
Où l’on voit, là comme ailleurs, que le poste que l’on occupe a des contours qui sont plus ceux qu’on lui donne que ceux qui lui seraient conférés une fois pour toutes avant que d’être occupé par l’un ou l’autre de nos collègues. Il y a donc plus de volonté qu’on ne croit dans le fait qu’à tel poste se développent plus ou moins d’actions.
 
Disons le autrement, si tu veux : le poste que tu occuperas sera ce que tu en feras. Il sera bien si tu mets du tien pour lui donner de l’ampleur et pour, ce faisant, y trouver ton compte ; ou bien il sera pénible pour peu que tu te mettes à le concevoir et à l’appréhender comme tel[1].
 
Autrement dit encore : il n’y a dans un poste que ce que nous y mettons nous-mêmes. Sur le même poste un cadre territorial gérera le quotidien et reviendra chaque jour au travail s’engluer dans un éternel présentisme tandis qu’un autre cadre territorial interrogera son quotidien, repérera des difficultés, construira des problèmes et soumettra à ses supérieurs et aux élus diverses options de solution entre lesquelles il restera à trancher pour engager des changements que le principe d’adaptabilité du service public impose, en principe, de mettre en œuvre.
 
Tu l’auras compris : s’il n’est certes pas possible de tout faire à sa guise et si l’environnement peut parfois être pesant et complexe, une vraie marge de manœuvre existe. Cette marge de manœuvre existe pour le cadre territorial qui se conforme à l’exigence de prendre des initiatives afin de faire en sorte que la gestion du service public soit optimale et que les changements qui parfois s’imposent soient engagés au moment où ils doivent l’être. Un cadre territorial qui ne prendrait pas d’initiatives et ne se ferait jamais force de proposition adopterait, à mon sens, une attitude peu convenable dans la majorité des cas de figure.


[1] Une vérité qui existe au moins depuis le XVIIe siècle : « L’expérience m’avait appris que toutes les occurrences les plus fréquentes de la vie ordinaire sont vaines et futiles ; je voyais qu’aucune des choses, qui étaient pour moi cause ou objet de crainte, ne contient rien en soi de bon ni de mauvais, si ce n’est à proportion du mouvement qu’elle excite dans l’âme (…) » in Spinoza, Traité de la réforme de l’entendement et de la meilleur voie à suivre pour parvenir à la connaissance vraie des choses (§1). GF p.181.
 


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