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Lettre à un jeune cadre territorial (6)
11/3/2010 5:34:41 (3328 lectures)

LJCT 6 Le cadre : un "insuffleur" de sens

LJCT 6
 
VI Le cadre : un « insuffleur » de sens
 
Voici un autre point : le cadre territorial devrait toujours être, à mes yeux un insuffleur de sens. Qu’il soit en position d’encadrant dans un service, qu’il soit chargé de mission ou qu’il ait tout autre rôle à jouer pour impulser des dynamiques – de concertation, de projet… – au service de la construction et de la mise en œuvre des politiques publiques. Cela ne peut raisonnablement se faire si on ne se situe au niveau des enjeux, de ce qui est en jeu et donc au niveau du sens. Les philosophes ont depuis longtemps noté cette dimension métaphysique en l’homme qui fait que ce dernier n’est jamais uniquement dans le monde, dans la nature (Physis) au même titre que les animaux, les pierres et les plantes mais qu’il pense constamment – même s’il l’ignore[1] – et que la sève qui monte en lui et le fait vibrer et se mettre en mouvement est le sens sans lequel l’humain ne peut pleinement déployer ses potentialités et grâce auquel, en revanche, il vit et se développe et s’épanouit au mieux. Or, que peut vouloir un cadre territorial si ce n’est que ses collègues, collaborateurs, partenaires, élus s’élèvent au-delà de leurs préoccupations quotidiennes aux contours délimités pour se mettre en mouvement au service de projets de société porteurs qui transcendent nos activités individuelles et que ces mêmes activités individuelles, mises bout à bout, contribuent à porter ?
 
Parce que l’Homme en général est toujours un être « méta »physique capable de se porter en pensée et en action « au-delà » du présent auquel rien ne le force à demeurer rivé, et parce que nos collègues et partenaires ne sauraient se soustraire à l’humaine condition qui fonctionne ainsi, le cadre territorial se doit d’être pédagogue, se doit d’expliquer, d’interpréter, de toujours rappeler le contexte, l’intention, les orientations. Ainsi évite-t-il aux uns et aux autres de fonctionner au quotidien telle une machine à café qui ne fait que faire le café qu’on l’a programmée à faire. Aucun de nos collègues, de nos collaborateurs, de nos partenaires n’est réductible de la sorte à un statut d’objet. Parce que nous avons tous besoin de savoir pourquoi (cause) et pour quoi (en vue de quoi, intention, objectifs) nous travaillons, le cadre territorial devrait toujours veiller à alimenter les personnes avec lesquelles il travaille en explications et commentaires de toute sorte. Rares pour ne pas dire inexistants sont les métiers de la Fonction publique territoriale qui s’apparenteraient au travail à la chaîne : même un simple courrier qu’on pourrait réduire à n’être qu’un courrier parmi d’autres tapé par une secrétaire que d’aucuns réduisent au statut d’exécutante n’est jamais un courrier déconnectéd’un sens qui est le sien. Aussi est-ce, pour commencer, dès ce niveau qu’un cadre territorial peut et doit prendre du temps à expliquer au collègue du secrétariat en quoi sa tâche d’apparence simple participe à sa façon de la construction d’une action, d’un projet au sein desquels chacun a sa place, à commencer par celui ou celle qui tape les courriers. Perdre du temps ici signifie en gagner par la suite. Comprends bien ce point qui me semble essentiel : un courrier n’est jamais un simple courrier, un ou une collègue du secrétariat chargé(e) de taper les courriers ne tape pas un courrier de la même façon selon qu’on conçoit ce/cette collègue comme un simple exécutant ou comme un être en prise directe avec le sens et toujours susceptible de proposer de rectifier ici une faute ou d’améliorer là une formulation afin que le courrier en question soit mieux entendu par qui le lira.
 
Nous entrons ici, tu l’auras noté, dans la question de l’éthique personnelle et donc dans celle des comportements qu’il sied d’adopter en tant que cadre dans les organisations territoriales au sein desquelles nous n’évoluons jamais seul, au sein desquelles nous avons besoin des autres pour avancer autant sinon plus que les autres ont besoin de nous. Tout cela mérite réflexion, non ?
 


[1] « (…) l’homme pense constamment, mais il l’ignore. » in Nietzsche, Le gai savoir.


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