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Lettre à un jeune cadre territorial (5)
11/3/2010 5:19:26 (3124 lectures)

LJCT 5 "Cadre territorial" : de quoi parle-t-on ?

LJCT 5
 
V « Cadre territorial » : de quoi parle-t-on ?
 
Je me rends compte d’une chose : je n’ai pas cherché à définir un tant soit peu le sens de l’expression « cadre territorial ». Sans doute voyons-nous d’emblée et au moins dans les grandes lignes à quoi renvoie l’adjectif « territorial ». Les collectivités territoriales dans lesquelles nous avons à officier se situent toutes sur un territoire : la commune, le département, la région… Par ailleurs nous relevons de la fonction publique elle aussi dite « territoriale ». Il y a là un lien fort avec le territoire et, si on se laissait aller, on pourrait songer au terroir, à l’enracinement, aux vérités et pratiques valables ici et pas ailleurs : ce serait assurément oublier qu’un territoire local n’échappe pas au lien à la République, au lien à la Constitution[1] qui régit les relations entre institutions notamment mais consacre aussi cette idée que les collectivités territoriales certes libres dans une certaine mesure, certes pour partie autonomes, n’échappent toutefois pas au cadre légal dans les limites duquel s’exerce cette liberté. Ainsi le cadre territorial a t-il, me semble-t-il, le devoir de rappeler l’existence des lois de la République à ceux agents ou élus mais aussi usagers qui pourraient parfois perdre de vue cette réalité juridique qui a tôt fait de se rappeler à nous en cas de dérapage.
 
« Territorial » donc, mais aussi « cadre ». Un cadre, comme celui qui est accroché dans mon salon est quelque chose qui enserre autre chose ; c’est quelque chose qui pose des limites. Poser des limites, pour un cadre territorial, cela signifie se porter garant du respect de certaines règles, de la non confusion des compétences respectives des uns et des autres : en interne entre agents, mais également au niveau des différences institutionnelles. Ainsi sommes-nous là, aussi, pour cadrer, encadrer, voire recadrer lorsque se fait jour un début de dérapage : des agents qui iraient trop loin dans leurs propos et attitudes perdant de vue le fait qu’il s’agit de faire fonctionner un service public, des associations qui iraient elles aussi trop loin en « marchant sur les plate bandes » des collectivités et en croyant pouvoir définir en lieu et place des élus des collectivités certains schémas que seuls ces élus sont autorisés par la loi à définir, etc.
 
Qui a vocation à décider quoi ? Qui doit faire quoi pour quelle date ? et comment l’avancée sur telle ou telle action pourra-t-elle être mesurée ? Autant de questions d’allure carrée qui nous indiquent qu’un des rôles du cadre territorial réside dans le fait de devoir avancer ou faire avancer les choses de façon un peu carrée et méthodique. Comme en bon nombre d’autres domaines et dans la fonction publique territoriale comme ailleurs l’usage de certaines méthodologies (conduite de projet, conduite de réunion, tableaux de bords, batteries d’indicateurs) est une des conditions requises pour que les réunions ne soient pas réunionite et que de ces rassemblements puissent naître des actions réelles en s’élevant au-dessus des vains bavardages dans lesquels, faute d’attention, il est possible de rapidement s’engluer.
 
« Méthodologie » : le terme signifierait à peu près ceci en grec, dit-on « en suivant le chemin » ; et il est vrai qu’à suivre certains chemins un peu réfléchis on se met davantage en route vers l’atteinte d’objectifs fixés en amont qu’on ne le ferait en passant du coq à l’âne par association d’idées. La méthodologie est nécessaire mais n’est pas suffisante. Elle facilite pour partie les avancées mais elle ne sera jamais tout. Il me semble préférable d’en avoir ; pour autant, il ne s’agit pas de la déifier et de croire bêtement que tout se passera comme sur le plan : de la carte au territoire, des outils à la réalité complexe dans laquelle il s’agit d’avancer et d’œuvrer vaille que vaille il y a à chaque fois ou presque de la distance, une distance qu’aucune méthode ne peut parfois combler.
 


[1] Constitution du 4 octobre 1958.


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