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Comment peut-on s'intéresser à la R.A.E.P. ?
15/2/2013 4:51:53 (2849 lectures)

« la RAEP ne m’intéresse absolument pas ! et je me moque de la RAEP comme de ma dernière paire de chaussettes ! ».

Comment peut-on s’intéresser à la R.A.E.P*. ?
 
* R.A.E.P. = Reconnaissance des Acquis de l’Expérience Professionnelle
 
Comment peut-on s’investir à ce point dans un travail qui a trait à un dispositif qui se résume au sigle barbare R.A.E.P. ? Je dois avouer que j’en suis moi-même surpris ! Si on m’avait dit, il y a quelques années que j’en viendrais à écrire un ouvrage sur un tel sujet, je n’y aurais sans doute pas cru. Je ne me serais pas un seul instant vu m’investir dans un sujet à première vue fort technique. Il reste qu’après une « première vue », il y en a parfois une deuxième, voire une troisième,… Aujourd’hui j’en suis même à me dire que le sujet « RAEP et présentation de parcours » est, d’une certaine façon, inépuisable. Un deuxième point de vue succédant toujours au premier, j’en viens à me surprendre moi-même d’évoquer toujours et encore quelque chose de nouveau à dire sur ce sujet selon l’angle d’approche que je retiens. Peut-être n’y a-t-il là rien d’étonnant : au-delà des quelques textes de loi qui la définissent la RAEP n’est enfermée dans une définition aux contours limités que pour ceux qui croient qu’elle l’est. Pour les autres, - dont je fais partie et qui croient autre chose –, la RAEP est un sujet qui réserve bien des surprises à ceux qui commencent à mettre le doigt dedans…
 
            Comment pourrait-on résumer la RAEP de façon archi simpliste pour n’en retenir que les principaux enjeux ? Il serait possible de le faire en disant ceci : un individu doit présenter son parcours passé en vue d’être retenu demain sur un métier, à un certain grade, etc. Dit encore plus brièvement : l’individu doit parler de son passé pour être pris dans le futur.
 
            Si on commence à creuser un peu, on sent rapidement surgir diverses dimensions : relation au passé, mémoire, présentation de soi, mérite, reconnaissance, stratégie, conscience, parler de soi en public, identité,…
 
            A vrai dire, si je devais me confesser d’une façon un brin provocatrice, je dirais ceci : « la RAEP ne m’intéresse absolument pas ! et je me moque de la RAEP comme de ma dernière paire de chaussettes ! ». Je vous sens déjà interloqué : « comment un type peut-il passer des heures à faire des cours et à écrire sur la RAEP… s’il ne s’intéresse pas à la RAEP ? Soit il ment, soit il se moque de nous, soit… c’est les deux ! »
 
            A quoi je réponds ceci : ce qui m’intéresse, ce n’est pas la RAEP en tant que telle, dont je me moque éperdument ; ce qui m’intéresse, c’est de donner à un individu qui passe un concours, un examen les moyens de réussir ce concours, cet examen. Et ce qui m’intéresse également, beaucoup, c’est de voir cet individu aux prises avec un tel système, tel un sportif spécialiste de l’escalade qui à mains nues chercherait ici et là l’endroit où il va pouvoir poser une main, un pied pour gravir une crête aride. Observant cet individu, je vis avec lui les difficultés qu’il rencontre, au moment même où il les rencontre et je me mets à réfléchir avec lui sur les meilleures stratégies à déployer pour y arriver : pour ne pas tomber, d’une part et pour aller plus haut, d’autre part.
 
            En accompagnant ainsi des personnes comme vous et moi dans la construction de leur « dossier de RAEP » ou, plus largement, dans la construction de leur présentation de parcours, je découvre ou redécouvre bon nombre de choses très enrichissantes ayant trait à l’humain et à ses modes de fonctionnement.
 
            Je vois des individus buter sur des obstacles :
-          comment puis-je parler de « parcours », moi qui suis si jeune et qui n’ai que si peu d’expériences professionnelles ? Cela ne va-t-il pas être risible si je n’ai qu’un stage à mentionner ?
-          comment puis-je parler de « parcours », moi qui ai déjà tel âge et qui n’ai pas bougé, changé de poste ?
-          comment puis-je valoriser ce que j’ai fait hier dans le secteur privé alors que mon objectif n’est pas d’entrer dans le secteur privé mais dans le secteur public ?
-          comment puis-je viser à devenir cadre alors que je n’ai été qu’exécutant jusqu’à présent ?
 
Toutes ces questions, multipliables à volonté, mettent les individus qui se les posent dans un sentiment de perplexité insondable de prime abord. Mon objectif : les aider à voir la réalité sous une autre perspective et à voir qu’aucune réalité n’est réductible à une seule perspective. Si une bouteille remplie jusqu’à la moitié peut être vue aussi bien comme à moitié pleine que comme à moitié vide c’est qu’il est parfois possible de s’extirper d’une difficulté en modifiant le regard que nous portons sur elle.
 
Mon objectif est d’aider les candidats à ne pas se tirer une balle dans le pied : mieux vaut, d’un point de vue stratégique, présenter de façon positive ce qu’on a tendance à ne percevoir d’abord que comme négatif. Ce qui est en jeu, c’est, au final, l’image que l’on va donner de soi et de cette image laissée résultera le fait qu’un jury soit enclin ou non à retenir notre candidature.
 
Toujours est-il que je vois d’abord, bien souvent, des candidats qui perçoivent telle ou telle partie de leur parcours et de leur passé comme une sorte de boulet difficile à cacher sous le tapis d’un coup de balai avec la poussière. Mon travail à leurs côtés ? Trouver un balai adapté pour amenuiser dans leur esprit la taille du boulet dont il s’agit. Ou, dit autrement : travailler avec eux sur les représentations qu’ils se donnent de leurs difficultés avant que la tempête dans un verre d’eau ne se mue en véritable tsunami venant dévaster par avance leur moral et le champ de leurs possibilités.
 
Je trouve cela passionnant. Je prends beaucoup de plaisir à voir comment nous pouvons nous bloquer nous-mêmes et comment nous pouvons aussi restaurer en nous les moyens d’aller de l’avant pour reprendre le chemin alors que nous nous étions crus, un instant, incapables de le faire. J’observe, avec délectation, comment un individu peut pendant un temps se laisser prendre par ses démons et croire que le passé détermine tout ce qui pourrait dès à présent arriver. J’exulte lorsque je vois le même individu accepter de changer de point de vue, retrouver confiance en lui et reprendre les rênes d’un attelage qui s’était momentanément emballé.
 
Comment pourrait-on rester de marbre en voyant un individu à l’échine recourbée, accablé par ses difficultés, renouer avec le sourire, saisir l’étincelle et se relever pour reprendre la maîtrise de son propre destin ? Un individu qui ne croyait pas en lui initialement finit par réussir, un autre qui, à deux ou trois reprises, avait échoué à l’oral finit à la première place au concours : comment rester indifférent à de telles réussites aussi incroyables ?
 
Tout cela me fait rencontrer très concrètement des évidences mentionnées dans quantité d’ouvrages et que nous sommes loin encore d’avoir tous présentes à l’esprit. Parmi ces évidences, celles-ci : l’individu véhicule au quotidien des idées, des conceptions et une image de soi à partir desquelles il torpille parfois tout seul ses possibilités de réussite. Il lui suffirait de changer ces idées et cette conception qu’il se forge de sa propre identité pour se mettre à réaliser des choses incroyables. Le potentiel qui est en nous n’attend que nous pour trouver à se déployer. Voulons-nous vider bêtement les cuves de carburant de ce potentiel et nous délester par avance des réussites qui nous rendraient heureux ? Ou bien préférons-nous profiter intelligemment de l’usage de ce carburant pour mettre en œuvre une à une les milliers de possibilités que recèle notre être ?
 
Voilà une des merveilleuses interrogations que la RAEP est l’occasion de faire surgir en moi.


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