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« Tu n’es que l’image que j’ai de toi »
11/1/2013 21:15:26 (2913 lectures)

« Tu n’es que l’image que j’ai de toi » ou l’Indien Point-trop-n’en-faut, réducteur d’identité


« Tu n’es que l’image que j’ai de toi » ou l’Indien Point-trop-n’en-faut, réducteur d’identité
 
L’indien Jivaro était connu pour être coupeur et réducteur de tête. L’indien Point-trop-n’en-faut est l’un de ses descendants. Peut-être en avez-vous déjà croisés comme moi ? Les coutumes et pratiques adoptées par cet indien d’un genre nouveau ne sont pas sans entretenir de similitude avec celles de son ancêtre. De fait, même s’il ne lui coupe pas la tête de façon effective et même s’il ne la réduit pas « pour de vrai », force est d’observer qu’il réduit son interlocuteur à l’image première qu’il s’en est donné. S’il le considère un jour comme tel ou tel, c’est aussi pour toujours.
 
Commettez ainsi une erreur, il considèrera que vous êtes incapable de faire quelque chose sans faire une erreur. Dites ou faites une bêtise, il vous figera pour l’éternité dans le marbre de l’idiotie. Indiquez-lui volontairement ou à votre insu les limites de vos capacités actuelles à réaliser tel travail, il tablera sur l’idée d’inaptitude génétique dans laquelle il vous enferme, pour dès demain vous remplacer par quelqu’un qui fasse l’affaire.
 
Bref, l’indien Point-trop-n’en-faut n’est pas prompt à réfléchir longuement sur vous en terme de potentiel. L’idée rousseauiste de perfectibilité de l’humain lui frôlerait-elle les yeux ou les oreilles qu’il préfèrerait éviter qu’elle ne lui traverse l’esprit. Il choisit donc de s’en tenir à l’image première qu’il s’est donné de vous. Celle-ci lui permet de ne pas aller trop loin – ce qu’il déteste – dans la réflexion sur le possible développement de vos aptitudes et qualités. Mieux vaut, selon notre indien, s’en tenir à ce qui a été observé une fois ou deux et ériger ses certitudes en véritables contreforts venant renforcer la stabilité de son premier point de vue. Cela est plus rassurant que de devoir se réinterroger et risquer de faire vaciller ses certitudes concernant ce qu’est l’autre à nos yeux.
 
Les effets d’un contact prolongé avec l’indien Point-trop-n’en-faut ne tardent pas à se faire sentir. En sa présence vous vous dites qu’il vaut mieux cela, certes, que de se faire couper la tête mais vous vous dites aussi que dans un cas comme dans l’autre un même processus est à l’œuvre : à vous voir réduit à une simple image figée vous sentez que la vie se retire de vous peu à peu. Vous vous pensiez capable de progresser, de voler vers de nouveaux cieux où il est toujours possible de faire mieux ? Vous réalisez soudain qu’on vous a coupé les ailes et épinglé tel un papillon chez un mauvais collectionneur. Hallucination ou réalité, il vous semble entendre une voix venue du fond des temps, transmise de clan en clan, des « Jivaros » aux Point-trop-n’en-faut. Cette voix déclame une sentence : « tu n’es et ne seras plus jamais que l’image que j’ai de toi ! »
 
On l’aura compris : le contact avec celui ou celle qui adopte un tel mode de fonctionnement à notre égard finit par nous sécher sur place et par couper les milliers de possibilités de développement qui irriguaient à nos yeux le cours de notre existence. Nous voilà figés dans le regard de l’autre et pour peu que cet autre ait du pouvoir sur nous, nous voilà enfermés dans le cadre des contours assignés à notre vie par l’autre. C’est parfois le patron qui vous enferme dans une fiche de poste, cela peut aussi être le conjoint qui vous réduit au seul rôle que vous devez avoir à ses yeux, cela peut encore être le parent qui ne vous voit que comme son enfant et rien d’autre qu’un enfant en dépit des années passant…
 
La vie étant synonyme de mouvement, tout se meurt au sein du vivre ensemble, de toute évidence, lorsque les uns enferment les autres de la sorte dans l’image qu’ils s’en sont donnée. Fort heureusement, il n’est pas de joug qui ne puisse être à un moment secoué. Il n’est pas davantage de liberté qui ne puisse être recouvrée pour peu qu’on se donne la peine et le courage de briser le cadre des images réductrices dans lesquelles nous passons notre temps à nous enfermer les uns, les autres et…parfois nous-mêmes. De fait, non content d’enfermer les autres dans des images réductrices, l’indien Point-trop-n’en-faut a la fâcheuse habitude de s’enfermer, lui aussi, dans les images réductrices qu’il se construit à son propre sujet : figeant lui-même ses propres possibilités de devenir autre que ce qu’il est (à ses yeux)…


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