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Réussir sa vie. Lettres à un jeune ami. MANUEL (II)
23/4/2011 8:09:05 (2863 lectures)

MANUEL POUR UN BON USAGE DE LA LIBERTE (II)



II
DU BON USAGE DE SES REPRESENTATIONS
 
Apprendre à se penser comme celui qui pense
ce qu’il pense du monde
 
 
Une de nos caractéristiques les plus fondamentales tient dans le fait que nous perdons presque constamment conscience de la part de notre représentation et donc de notre propre individualité dans ce que nous disons du monde et dans ce que nous croyons voir en lui.
 
En réalité, ce que nous voyons dans le monde, nous l’y plaçons bien souvent nous-mêmes et ce que nous croyons voir présent dans le monde est bien souvent plus dans notre tête que dans le monde ainsi que nous allons le voir…
 
CSR 1 : PRENDRE CONSCIENCE DE CECI QUE LA REALITE N’EXISTE PAS
 
Dire que la réalité n’existe pas relève à première vue soit de la folie soit de la pure provocation. Et pourtant… Si nous y prêtons attention régulièrement, nous devrons nous rendre à l’évidence : ce que nous disons du monde est ce que nous en disons. Prenons un exemple : Pierre dit que le monde est triste et désespérant parce qu’il n’y a que des guerres un peu partout. Mais est-ce le monde qui est triste ? Y a-t-il une réalité du monde qui consiste pour ce dernier à être triste ? Le monde est-il triste en lui-même ? Ou n’est-il pas triste uniquement dans la tête de ceux qui s’attristent à le voir empli de guerres ?
 
Il n’est pas aisé de garder cela présent à l’esprit et pourtant c’est quelque chose d’essentiel pour relativiser ses représentations et se rendre compte de la place de notre liberté : ce que nous voyons dans le monde est une représentation de ce que nous croyons y voir et de ce que nous plaçons en lui ou projetons en lui.
 
Prenons un exemple : celui qui dit « on ne peut rien faire dans cette organisation » est moins bloqué par l’organisation que par sa représentation de l’organisation. La soi-disant réalité-bloquée-de-l’organisation n’est bien souvent qu’une façon confortable de se priver soi-même de sa capacité d’action en évoquant une soi-disant impuissance qui résulterait de la « réalité de l’organisation ».
 
Bref : n’oublions jamais que quand nous parlons de la réalité de telle ou telle chose c’est nous qui en parlons. Il s’ensuit que c’est moins à la réalité que nous avons affaire qu’à notre façon de la voir dans notre tête. La réalité que nous croyons décrire est un tissu de représentations de cette réalité qui nous est propre, qui diffère d’une personne à une autre et qui apprend aux autres moins ce qu’est le monde dans sa réalité que la représentation que nous nous faisons du monde.
 
CSR 2 : ECOUTER CE QU’AUTRUI DIT DU MONDE, C’EST ECOUTER CE QU’AUTRUI DIT EN FAIT DE LUI
 
Nous l’avons vu : nul d’entre nous n’accède directement au monde en soi, à la réalité du monde. C’est peut-être terrible, c’est peut-être déstabilisant de s’en rendre compte mais c’est ainsi et peut-être est-ce en fait quelque chose de merveilleux dans la mesure où il est plus facile de changer sa façon de voir le monde que de changer le monde en tant que tel. Nous y reviendrons…
 
Ecoutez autrui dire le monde : vous croirez peut-être avoir accès au monde à travers les paroles émises par autrui sur le monde mais en vérité vous aurez surtout accès à la perception qu’à autrui du monde, au jugement qu’il porte sur ce monde et aux principes, valeurs, représentations, schémas de pensée qui sous-tendent le jugement ainsi émis. Bref, écoutez autrui discourir sur le monde : vous accèderez moins au monde en tant que tel qu’au monde intérieur qui est celui d’autrui, un monde intérieur dont les caractéristiques transpirent dans chacune des paroles émises.
 
CSR 3 : POUR DEVENIR LIBRE PRENEZ CONSCIENCE DE VOS
     REPRESENTATIONS ENFERMANTES DU MONDE ET LIBEREZ-VOUS EN !
 
Il est plus facile et plus confortable de dire que le monde nous laisse impuissant à agir que de se dire que ce monde n’est véritablement contraignant que pour autant que nous le concevons comme tel. Changez votre point de vue sur le monde et vous vous ouvrirez des possibilités, des marges de manœuvre et une vraie liberté d’action : bien souvent le monde ne nous contraint que parce que nous nous le représentons comme contraignant. Son côté « contraignant » est dans notre tête mais pas dans le monde lui-même : le monde en lui-même n’est ni contraignant ni quoi que ce soit d’autre, il n’est que ce qu’on dira de lui. Autant, dès lors, dire du monde ce qui nous permettra d’y faire usage de liberté au lieu de n’en dire que des choses qui vont finir par nous faire nous enfermer nous-mêmes dans une soi-disant impuissance.
 

Pour certains les obstacles sont des obstacles : ils contraignent notre liberté. Pour d’autres ces obstacles sont vus non comme des obstacles mais comme un défi, comme la chance de pouvoir se confronter à une épreuve par laquelle nous allons pouvoir découvrir notre pouvoir d’action et notre liberté. Pour les uns la montagne est un tas de cailloux qui bloque le passage, pour d’autres elle est une chance donnée de pouvoir s’adonner à l’alpinisme. Le monde n’est donc pas autre chose que ce qu’on décide soi-même d’y voir : il vaut mieux dès lors opter pour des représentations positives seules susceptibles de donner sa place à la liberté humaine.


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